Après lincendie de Lesbos, la détresse des migrants et le ras-le-bol de la population – Le Figaro

REPORTAGE – À la catastrophe humanitaire et sécuritaire s’ajoute désormais un danger sanitaire. Trente-cinq résidents de Moria testés positifs la semaine dernière au Covid-19 errent dans la nature.

Par Alexia Kefalas

Des migrants campent en bord de route, près de Mytilène, le 11 septembre.
Des migrants campent en bord de route, près de Mytilène, le 11 septembre. ANGELOS TZORTZINIS/AFP

Envoyée spéciale à Lesbos

Abandonnés. C’est ainsi que se sentent les migrants et les réfugiés du camp de Moria, sur l’île de Lesbos, ravagé par deux incendies cette semaine. «Nous dormons sur le bitume. La journée, le soleil est écrasant, la nuit nous avons froid. La faim nous ronge», lance Doran, une jeune Afghane enceinte et déjà mère de deux enfants. «Mes petits sont traumatisés. Dormir à terre avec mon seul foulard pour drap est intenable,» ajoute-t-elle. Quelques petites ONG éparses distribuent des couvertures mais c’est insuffisant face à cette détresse. Pour le moment, seule la Suisse a fait parvenir mille deux cents kilos de matériel sanitaire ainsi que des couvertures sur l’île, mais la présence d’humanitaires à Lesbos, reste erratique. Au même moment, le dispositif des forces de l’ordre ne cesse d’être renforcé: cars de police, canons à eau et gaz lacrymogènes à portée de main face aux migrants, pour qu’ils ne puissent pas accéder au port de Mytilène. Vendredi après-midi, les

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