Astronomie : sélection des plus belles photos de ce grand concours international – Futura

Le cru 2020 de ce grand concours d’astrophotographie international est excellent. Découvrez notre sélection dans chaque catégorie.

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[EN VIDÉO] Galaxie : où se trouve la Terre dans la Voie lactée ?
  Le satellite Gaia a cartographié plus d’un milliard d’étoiles. Grâce à ces données, cette vidéo de l’ESA nous transporte jusque dans notre quartier résidentiel au sein de la galaxie, à la découverte de quelque 600.000 étoiles qui nous entourent. Les plus brillantes et connues depuis le sol terrestre, telles Sirius, Betelgeuse, Véga, Aldébaran…, ont leur nom marqué. Le voyage se termine par un plongeon vers le Soleil (Sol), petite étoile à plus de 26.000 années-lumière du centre de la Voie lactée. 

Comme les années précédentes, vous allez adorer les photos couronnées du grand concours d’astrophotographie Insight Investment Astronomy Photographer of the Year dont l’édition 2020 vient d’être dévoilée. Un excellent cru comme vous allez pouvoir vous en rendre compte, qui tapera autant dans l’œil des astronomes amateurs avertis que dans celui de tous les curieux férus d’images de l’univers.

L’univers vu de la Terre, dans tous les cas, et parfois, sans aucun instrument. Du grand spectacle que vous pourrez découvrir à partir du 20 octobre en réel à travers l’exposition au Royal Museums de Greenwich.

Les aurores polaires

Qui n’a jamais rêvé d’admirer des aurores boréales ou australes dans la réalité ? Ce phénomène naturel produit par l’interaction des particules du vent du Soleil, avec la haute atmosphère terrestre enchante l’humanité depuis des temps immémoriaux.

« Une image majestueuse et éthérée comme si elle avait été prise aux confins de l’au-delà. Une vision prometteuse, émouvante et édifiante », a salué le comédien britannique Jon Culshaw, rapporte le site du Royal Museums de Greenwich.

Sur cette photo finaliste présentée dans la même catégorie, on croirait que les aurores se soulèvent du sol, ou l’inverse, qu’elles descendent jusqu’à toucher terre. On aimerait que ce soit vrai (quoique ce ne serait pas sans danger) mais cela n’arrive jamais. Les aurores dansent dans le ciel à très haute altitude.

Cette autre photo dominée par les tons pastels du ciel est un enchantement que l’on croirait tout droit échappé d’un conte ou d’une saga. On devine la ceinture et le poignard d’Orion derrière le rideau rose et vert pâle de l’aurore. Des couleurs qui se reflètent sur la neige.

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Notre Étoile, le Soleil

Les photos sont impressionnantes. Que ce soit celle du vainqueur ou celles des autres finalistes qui nous montrent l’astre solaire avec des détails flamboyants. Les photos de l’éclipse totale du Soleil de l’été 2019 sont aussi à couper le souffle. Comme il a dû être difficile pour le jury de choisir parmi toutes ces prestations, tant le niveau est élevé !

Alexandra Hart, lauréate de la catégorie, nous dévoile la « peau » granuleuse du Soleil. Chacun de ces granules, que l’on pourrait compter ici sans difficulté tant l’image est nette, fait la taille de la France ! Comme le rappelle l’astrophysicienne Emily Drabek-Maunder, qui a commenté ce chef d’œuvre, « c’est un exemple impressionnant que le Soleil calme n’est jamais vraiment calme », faisant allusion au cycle solaire qui, certes, ces dernières années, était dans le creux de la vague (ce qui se traduit par une absence de taches à sa surface) mais en y regardant de plus près, c’est très actif : un océan de bulles de gaz en mouvement, bien vivant. « Bien que le Soleil soit moins actif, la fusion nucléaire sous sa surface soutient toute la vie sur notre petit monde ».

Sebastian Voltmer était au Chili, à l’Observatoire de La Silla, pour admirer et photographier l’éclipse totale du Soleil du 2 juillet 2019. La photo du phénomène est splendide : l’œil ardent du Soleil est assombri par le disque lunaire, nous dévoilant ainsi son immense couronne. Dans la nuit soudaine, des étoiles sont devenues visibles… et Vénus aussi.

Un autre regard sur le Soleil avec Paul Andrew. L’étoile est, cette fois, masquée volontairement par un disque noir installé sur son instrument, de sorte que l’astronome amateur puisse admirer les protubérances qui se déploient sur le limbe. Des forêts de protubérances surprises ici lors de leur soulèvement. Cela a lieu tous les jours depuis plus de quatre milliards et demi d’années.

Toutes les photos des finalistes de la catégorie Soleil

Notre satellite naturel, la Lune

La Lune nous accompagne toutes les nuits (ou presque) si bien que l’on n’y prête plus vraiment attention… Ce qui est bien dommage car, pour qui l’a déjà regardée à travers des jumelles (ou un télescope) sait que ce monde tout proche (à seulement 384.000 kilomètres de la Terre en moyenne), d’ombre et de lumière, est fascinant à regarder pour ses plaines, ses montagnes, ses crevasses, etc.

Notre satellite naturel que l’on a tant l’habitude de voir dans ses centaines de nuances de gris semble comme métamorphosé sur cette image d’Alain Paillou, qui remporte le grand prix de la catégorie Lune. Nous regardons ici la région qui entoure le beau cratère rayonnant Tycho. On pourrait croire qu’un artiste la repeinte avec de l’aquarelle ou de la gouache mais, en réalité, les filtres nous dévoilent les différents matériaux qui tapissent sa surface.

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Les galaxies

La nôtre s’appelle la Voie lactée. Depuis la Terre, nous pouvons voir des centaines de milliers de consœurs, géantes ou naines, éparpillées dans le cosmos. Toutes les photos finalistes dans cette catégorie n’ont pas été prises par Hubble mais parfois, on pourrait le penser.

Nicolas Lefaudeux est le grand gagnant dans cette catégorie avec son portrait de la galaxie d’Andromède. Notre voisine apparaît comme irréelle, flottant sur les eaux noires d’un océan. Un effet qui, en milieu terrestre, donne l’illusion de miniaturisation de scènes quotidiennes.

Une autre galaxie, cette fois, dans la constellation du Sculpteur : NGC 253. Les détails sur cette photo sont impressionnants, fruits d’une exposition de quelque 34 heures, à laquelle il faut encore ajouter tout le temps passer pour le traitement. Le résultat est splendide. On peut distinguer la couronne d’étoiles bleues du disque central où sont massées les étoiles les plus âgées. Les bras spiraux sont ourlés de dizaines de nuages aux teintes rose fuchsia, matrices de gaz et de poussières qui sont en train d’accoucher de bébés étoiles…

Ci-dessous, M33, surnommée la galaxie du Triangle. C’est une très belle voisine de la Voie lactée et d’Andromède. Une multitude de nébuleuses fleurissent le long de ses tentacules.

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Paysages célestes

De nombreuses merveilles dans cette catégorie où l’on peut voir le spectacle du ciel au-dessus de paysages terrestres. Voici deux des plus belles photos sélectionnées. La Voie lactée, la rouge Antares au dessus du désert. On se croirait presque sur Mars, nonobstant la timide végétation éparse.

Ci-dessous, la grande et belle constellation d’Orion, la tête en bas, presque posée au sommet de cette montagne. Photo prise dans un milieu sauvage, dans l’hémisphère Sud. Le géant de la mythologie grecque se montre ici à nu, avec les milliers d’étoiles visibles dans cette direction de la Galaxie, qui composent sa chair, ainsi que les délicats nuages de formation d’étoiles ou de supernovae qui saignent encore.

Les corps du Système solaire

Plusieurs comètes sur la même photo ! Mais la plus spectaculaire, que nous étions nombreux à suivre du regard en juillet dernier : la comète Neowise. Superstar de l’année, indéniablement. L’astrophotographe Gerald Rhemann révèle toute la splendeur de cet astre venu des confins du Système solaire. Le noyau cométaire à l’origine de ces queues de plusieurs millions de kilomètres ne mesure que quelques kilomètres. Sur cette photo, on peut admirer le voile bleu de la queue de gaz ionisé agité par le vent solaire.

On a beaucoup parlé de Vénus ces derniers jours avec l’annonce de la découverte de phosphine dans son atmosphère (est-ce lié à une forme de vie dans les nuages de Vénus ?), la voici, notre étincelante voisine, dans un beau portrait de Michel Leost. Venus in furs ?

Retrouvez toutes les photos des finalistes pour chaque catégorie

De magnifiques photos de la Voie lactée

Article de Céline Deluzarche publié le 1er août 2020

Le blog de photographie Capture The Atlas publie régulièrement sa liste des meilleures photos de la Voie lactée. Les centaines de milliards d’étoiles de notre galaxie illuminant le ciel sont l’occasion de mettre en valeur des paysages nocturnes du monde entier dans un spectacle d’une beauté à couper le souffle.

Chaque année, le blog de photographie Capture The Atlas publie une sélection des 25 meilleures images de la Voie lactée. Si les étoiles sont visibles tout au long de l’année, la meilleure saison pour les observer dans l’hémisphère Nord se situe entre fin mars et début octobre, lorsque le cœur de la Voie lactée, avec la plus grande concentration d’étoiles, est visible. Autre élément essentiel pour réaliser de belles photos : un ciel suffisamment dégagé et éloigné de toute pollution lumineuse. Voici une compilation des photos de 25 photographes de 14 nationalités différentes.

Bien que l’hiver ne soit pas le meilleur moment pour observer les étoiles, certaines sont particulièrement brillantes à cette saison et se reflètent dans la neige, accentuant son aspect bleuté. Les nuits plus longues permettent aussi de mieux en profiter. La Marmolada, sur cette photo, est le plus haut sommet du massif des Dolomites en Italie (3.342 m)

  • Lieu : Marmolada, Dolomites (Italie)

Également connu sous le nom de « marais mort », le désert de Deadvlei en Namibie est connu pour ses arbres morts il y a plus de 500 ans, quand les dunes ont bloqué l’eau de la rivière. Brûlés par le soleil, leurs squelettes éclairés par le ciel nocturne semblent hanter le désert.

  • Lieu : Parc national de Namib-Naukluft (Namibie)

La montagne est souvent le meilleur lieu d’observation du ciel. Loin des lumières de la ville et au-dessus des nuages, la nuit y est claire et les étoiles brillent de mille feux. Le contraste entre la couleur orange des tentes et la lueur du ciel se complètent idéalement sur cette photo prise dans les massif des Dolomites en Italie.

  • Lieu : Dolomites (Italie)

Certaines algues unicellulaires comme la Noctiluca scintillans sont bioluminescentes, c’est-à-dire qu’elles ont la faculté d’émettre de lumière. La nuit, lorsque l’eau est agitée, une lueur bleue semble surgir de ses profondeurs pour entrer en concurrence avec celle du soleil couchant et des étoiles de la Voie lactée.

  • Lieu : Victoria (Australie)

Cette photo, prise en plein mois de juillet à Malte, montre un aperçu complet du centre de la Voie Lactée. Cette traînée brillante est composée de gaz et de poussière, illuminée par les millions d’étoiles. Les tâches roses signalent les gaz chauds ionisés produits par les étoiles nouvellement formées.

  • Lieu : Grotte Ta Marija (Malte)

Dans les Badlands, au Nouveau Mexique, on se croirait sur la planète Mars qui aurait été conquise par des dinosaures. Ces étranges pierres ressemblent en tous cas à des œufs de créatures inconnues, offrant aux photographes des paysages dignes d’un film de science-fiction.

  • Lieu : Badlands, Nouveau Mexique (États-Unis)

Cette arche spectaculaire est située dans le parc national des Picos de Europa, où les hauts sommets alternent avec des gorges et canyons profonds. Après avoir tenté de photographier la Voie lactée entièrement sous l’arche, le photographe Pablo Ruiz García a opté pour ce double demi-cercle faisant penser à la forme d’un arc-en-ciel.

  • Lieu : Pics d’Europe (Espagne)

Le photographe Miles Morgan a patiemment attendu que les étoiles s’alignent autour de la fumerolle s’échappant d’un cratère du Kilauea, à Hawaï, pour prendre ce cliché. Vers 2 h 30 du matin, le ciel s’est dégagé, lui offrant la possibilité de prendre cette photo de feu et d’air.

  • Lieu : volcan Kilauea, Hawaï (États-Unis)

Dumbleyung Lake est un lac salé situé au sud-ouest de l’Australie. Il est entouré d’arbres qui sont morts en raison de la forte salinité du sol. L’objectif fisheye induit une distorsion sphérique où les branches des arbres semblent rejoindre les étoiles telles les tentacules d’une pieuvre.

  • Lieu : Dumbleyung Lake (Australie)

« The Wave » (La vague), dans l’Utah, est sans doute l’un des lieux les plus photographiés au monde. De nuit, il est pourtant à peine reconnaissable, mais le photographe Julio Castro a réussi à le sublimer en reconstituant un cercle complet formé de l’arche rocheux et de l’arc de la Voie Lactée.

  • Lieu : Kanab, Utah (États-Unis)

Les plus belles photos d’astronomie en 2019

Article de Nathalie Mayer publié le 21/09/2020

Insight Investment Astronomy Photographer of the Year, c’est une prestigieuse compétition internationale de photos astronomiques qui a lieu depuis plus de 10 ans maintenant. Les lauréats de l’édition 2019 viennent d’être dévoilés. Un véritable enchantement !

La nuit recèle de trésors qui ne demandent qu’à être découverts. Et montrer ces trésors au grand jour, c’est justement l’objectif du concours organisé par le Royal Observatory de Greenwich en association avec Insight Investment et le magazine BBC Sky at Night. Il est ouvert à tous les curieux et les amateurs de beauté, débutants ou confirmés.

Cette année, le jury a dû choisir parmi plus de 4.600 photos envoyées de quelque 90 pays. Chacune offrant sur notre Univers, un regard nouveau. Comme une invitation au voyage.

La Lune à l’honneur

Comme un nouvel hommage à notre satellite naturel, 50 ans après que le premier Homme en a foulé le sol, c’est une photo concourant dans la catégorie « Our Moon » qui remporte cette année le Grand Prix du Insight Investment Astronomy Photographer of the Year.

L’œuvre a été réalisée par un photographe hongrois et est baptisée « Dans l’ombre ». Elle montre pas moins de 35 phases de l’éclipse totale de Lune qui s’est produite le 21 janvier 2019. Une éclipse visible depuis le nord-ouest de l’Afrique, l’Europe et les continents américains.

Une photo d’une exceptionnelle beauté qui révèle le mouvement de la Lune entrant dans l’ombre de notre Terre. Témoin de la rencontre improbable entre l’art et la science. Une éclipse de Lune comme vous n’en avez jamais vu. Révélant l’ensemble de son spectre de couleurs, du blanc opalescent au rouge rubis en passant même par un bleu lapis-lazuli. Envoûtant !

Dans la féérie des aurores boréales

On dit parfois qu’une image vaut bien mille mots. Et qui mieux que cette photo — qui remporte le prix dans la catégorie « Aurorae » — pour rejoindre ce dicton ?

Dans le ciel étoilé, le bel arc de la Voie lactée croise une magnifique aurore boréale d’un vert éclatant. Une couleur héritée de collisions à faible altitude entre particules chargées et molécules d’oxygène.

Au sol, les lumières de la ville. Les lumières de la vie. Et même, à bien y regarder, quelques traces de pas dans la neige.

Lorsque l’Homme rencontre la nature pour offrir à nos yeux un spectacle grandiose.

Dans les nébuleuses comme dans les nuages

La paréidolie, c’est cette capacité que nous avons à voir des formes familières dans un nuage… ou ici, dans une nébuleuse. Des teintes pastel oscillant en aigue-marine et rose dessinent de délicates traînées de gaz et de poussières qui finalement tracent les traits d’une statue de la liberté céleste. Et la photo gagnante dans la catégorie « Stars and Nebulae ».

Un galet au milieu de l’Univers

Cette photographie qui remporte le prix dans la catégorie « Galaxies » figure la galaxie elliptique NGC 3923 située dans la direction de la vaste constellation de l’Hydre, à quelque 90 millions d’années-lumière de la Terre. Un exemple type de galaxie à coquilles. Des coquilles formées par des sphères d’étoiles jeunes. Une vingtaine, dans le cas présent.

On observe souvent des rides de lumière qui entourent ces galaxies sur des images du télescope spatial Hubble ou sur des photos prises à l’Observatoire européen austral. Mais celle-ci, immortalisée par un télescope bien plus modeste, a de quoi nous laisser bouche bée !

Un feu d’artifice solaire

Dans la catégorie « Our Sun », c’est cette incroyable photographie de la surface de notre étoile qui remporte le prix. Une photographie riche en détail. Un peu comme ceux que l’on peut découvrir lorsque l’on colle son œil à l’oculaire d’un microscope. Mais ici, c’est un objet extrêmement grand que l’on observe. Notre Soleil.

L’Homme et son meilleur ami

Au sommet de la colline, l’Homme et son meilleur ami se rejoignent pour un unique moment de partage. Comme dans le ciel, le front des nuages qui semble vouloir s’arrêter avec le plus grand respect devant la grandeur de la Voie lactée. Un double rendez-vous salué par le prix de la catégorie « People and Space ».

Un clin d’œil à Mars

Ici, une séquence brillante — récompensée par le prix de la catégorie « Planets, Comets and Asteroids » — qui traduit l’intensité de la tempête de poussière qui a couvert toute la surface de la Planète rouge voici un an. Mais qui représente également une épitaphe poignante pour le rover Opportunity. Pendant 15 ans, il a exploré Mars en dépassant toutes les attentes des chercheurs. Jusqu’à être finalement immobilisé dans la vallée de la Persévérance par la tempête qui a frappé la Planète durant l’été 2018.

Nul doute qu’un jour, un musée de l’exploration martienne rendra à son tour hommage à ce fantastique rover. On le retrouvera alors aux côtés de Beagle 2, de Viking et de tous les autres, afin que les futurs colons puissent l’observer avec gratitude et émerveillement.

Saturne en infrarouge

Dans la catégorie « Robotic Scope », c’est une photo de Saturne colorée, abstraite, créative et accomplie qui remporte le prix. Une vue spectaculaire du « seigneur des anneaux » rendue par un travail minutieux sur les couleurs et la lumière.

Comme pour redonner vie à la Terre

Comment ne pas être saisi par la qualité de cette photo récompensée dans la catégorie « Skyscapes » ? Sa netteté. Ses détails. Mais aussi les symboles qu’elle met en lumière. Un paysage terrestre calme et presque mort. Et puis cet arbre, au premier plan, qui s’élève d’entre les défunts comme pour décrocher les étoiles. Un magnifique météore qui tombe du ciel et l’immensité de la Voie lactée. Un arbre pour relier la Terre, le ciel proche et le ciel profond.

Des bijoux dans le ciel

La catégorie « The Sir Patrick Moore Prize for Best Newcomer » récompense cette année deux photographes.

Le premier pour un cliché d’un objet pourtant maintes fois photographié : la nébuleuse d’Orion. Mais un objet rendu ici étonnamment vivant grâce à un beau travail sur les méthodes d’astrophotographies les plus modernes. Une pointe de fibre artistique aussi, sans doute. Et ce, malgré un équipement tout à fait modeste.

Une pluie d’étoiles dans le désert

Toujours dans la catégorie « The Sir Patrick Moore Prize for Best Newcomer », donc, cette magnifique image d’un paysage désertique éclairé par la Lune. Des dunes aux couleurs argentées. Des ombres qui donnent aux reliefs un ton dramatique. Et dans le ciel, comme une pluie d’étoiles qui tombe sur cette terre aride.

Une fleur parmi les étoiles

Dans la catégorie « Young », enfin, ce cliché pris… par un enfant de 11 ans ! Comme une magnifique fleur qui émergent des étoiles, toute en fraîcheur et en innocence. De quoi donner espoir en l’avenir des sciences et des technologies.


Astronomie : les 10 plus belles photos de 2018

La prestigieuse compétition internationale de photos astronomiques Insight Investment Astronomy Photographer of the Year vient de dévoiler les vainqueurs pour le cru 2018. Les photos élues sont d’une beauté à couper le souffle. Un vrai régal !

Article de Xavier Demeersman paru le 26/10/2018

Si vous aimez contempler la nuit et ses myriades de trésors, vous ne serez vraiment pas déçu. Le concours organisé par le Royal Observatory de Greenwich en association avec Insight Investment et le magazine BBC Sky at Night s’adresse à tous les curieux du ciel et amateurs des spectacles célestes, initiés ou non. Cette année, le jury de la dixième édition a dû choisir parmi 4.200 propositions venues de quelque 91 pays. Mais fini de bavarder, place à la découverte de ces chefs d’œuvre d’astrophoto.

Aux portes du cosmos

Cette photo a obtenu à la fois le Grand Prix du Insight Investment Astronomy Photographer of the Year et le Premier prix dans la catégorie People and Space.

Une photo qui n’est pas sans rappeler, par sa mise en scène, certains tableaux du peintre allemand, Caspar David Friedrich, où l’on peut voir un homme debout face à la nature. Ici, deux siècles après Friedrich, c’est une atmosphère néo-romantisme que nous propose Brad Goldpaint, en dépeignant l’Homme devant l’immensité de l’univers (et aussi la beauté de sa planète).

Le paysage (la photo a été prise à Moab dans l’Utah) qui l’entoure donne l’impression d’être sur une autre planète, loin de la Terre. Peut-être Mars, par ses couleurs et ses canyons ; ou peut-être sur une lointaine exoplanète. Mais des objets célestes, visibles de notre planète bleue, se distinguent : la Lune et, en haut à gauche, la petite tache aplatie, Andromède, notre grande galaxie voisine. Au loin, comme posé sur l’horizon, le ventre gonflé d’étoiles du centre de la Voie lactée. Une photo apaisante qui nous remet à notre place. Mais sans doute que certains la trouveront angoissante.

Rencontre du Soleil et de la Lune

Le français Nicolas Lefaudeux a décroché le Premier prix de la catégorie Notre Soleil avec cette superbe photo de la « grande éclipse américaine » d’août 2017. Elle est intitulée « Sun King, Little King, and God of War », que l’on peut traduire par « Le Roi Soleil, le petit Roi et le Dieu de la Guerre ».

C’est absolument magnifique et c’est sans aucun doute l’une des plus belles photos de cette éclipse de Soleil. On y distingue merveilleusement la couronne solaire et aussi, regardez bien, la face nocturne de la Lune et ses mers sombres caractéristiques. Au moment où était prise cette photo, le disque lunaire dévorait toute la lumière du jour, étendant ainsi une nuit implacable.

Comme notre étoile brillait alors devant le Lion, on distingue les étoiles formant la tête et le cou de cette constellation, et surtout l’éclatante Régulus. Plus à droite, devant les griffes du Lion, on peut voir la rougeoyante Mars.

Détail de la Lune

Cette photo a remporté le Premier prix dans la catégorie Lune. Elle nous transporte sur notre satellite naturel, à la frontière entre la Mer de la Sérénité (Mare Serenitatis) et la Mer de la Tranquillité (Mare Tranquilitatis). On a presque l’impression que l’on peut toucher la surface, ses cratères, ses crevasses, etc.

S’enfoncer dans l’aurore

Autre chef-d’œuvre du photographe Nicolas Lefaudeux récompensé par le Premier prix de la catégorie Aurore.

Sommes-nous encore sur Terre ? Dans cette photo, on croirait voyager dans l’espace… Et, pourtant le Français s’est rendu en Finlande pour réaliser ce superbe cliché d’une aurore boréale. Toutes les aurores sont belles, certes… Mais là, saisie dans la nuit noire remplie d’étoiles, l’effet est encore plus spectaculaire. L’aurore semble couvrir une plaine trouée d’étoiles. Au fait : avez-vous reconnu la Grande Ourse dans cette perspective ?

Détails impressionnants d’une galaxie spirale

Magnifique ! Avec ce portrait de NGC 3521, Steven Mohr a remporté le Premier prix dans la catégorie Galaxie. Sur cette photo prise depuis la Terre, en Australie, on peut admirer de savoureux détails de cette communauté d’étoiles (et aussi de gaz, de poussière, de matière noire) située à environ 26 millions d’années-lumière, assez proche de nous à l’échelle de l’univers. Sa structure est bien visible, les bras spiraux mouchetés de nébuleuses procréatrices et peuplés d’étoiles de tous âges. Au centre, son bulbe jauni exhale une brume sur plusieurs milliers d’années-lumière. Plus loin, derrière, on peut voir des dizaines d’autres galaxies. Quel spectacle !

Nuage de poussière dans la Couronne australe

Une photo prise par le télescope spatial Hubble ? Ou alors par le VLT au Chili ? Non. Ce nuage effiloché et ténébreux, émaillé de jeunes étoiles bleues a été photographié depuis la Namibie, pays très apprécié des astrophotographes pour son ciel limpide, par Mario Cogo. Sa photo a remporté le Premier prix dans la catégorie Nébuleuses et étoiles.

Matin d’hiver cerné d’étoiles

Premier prix dans la catégorie Paysages : « Circumpolar ». « Circumpolaire » car deux ou trois étoiles ont laissé leurs trainées lumineuses sur cette photo de Ferenc Szémár. On est sous le charme des brumes aux couleurs pastels qui ont envahi la plaine de Gatyatető, en Hongrie, au milieu de l’hiver.

Deux comètes sur l’épaule du Taureau

Tout au long de l’année, Damian Peach nous émerveille avec ses photos de planètes et du cosmos. On a pu admirer notamment Mars, si brillante cet été, Jupiter et Saturne. Mais ce n’est pas tout : l’astrophotographe a porté aussi son regard sur plusieurs comètes qui parcourent discrètement la nuit.

Sur cette photo qui a décroché le Premier prix de la catégorie Télescope robotique, on découvre deux comètes : C/2017 O1 (ASASSN) et C2015 ER61 (PanSTARRS). Cette dernière, vers le centre, est moins brillante. À droite, vous aurez bien sûr reconnu le splendide amas de jeunes étoiles, les Pléiades.

La Grâce de Vénus

« The Grace of Venus », signée Martin Lewis, a obtenu le Premier prix dans la catégorie Planètes, comètes et astéroïdes. Un beau et fin croissant de Vénus, notre voisine. Ces derniers jours d’ailleurs, c’est à ceci qu’elle ressemble pour qui parvient à l’observer. Quasiment toute la partie éclairée de la planète nous tourne le dos.

Au clair de la Lune

Côté jeunesse, Fabian Dalpiaz, 15 ans, a été couronné par le Young Astronomy Photographer of the Year. Un très beau paysage dans les Dolomites, en Italie, éclairé par la Lune. Le jeune photographe raconte que ce matin-là, il avait envie de prendre quelques photos avant de se rendre à l’école pour des examens. Et là, surprise : une étoile filante très lumineuse a fendu le ciel au-dessus de ce tableau enchanteur.


Espace : les 10 plus belles photos de 2017

Article de Xavier Demeersman publié le 19 septembre 2017

Chaque année, un jury se réunit à l’observatoire de Greenwich, au Royaume-Uni, pour récompenser les plus belles photos du ciel prises par des astrophotographes du monde entier. Voici les premiers prix pour chacune des neuf catégories et les prix spéciaux.

En neuf ans, Insight Astronomy Photographer of the Year est devenu un rendez-vous incontournable pour tous les astrophotographes de la Planète, mais aussi pour tous les curieux et passionnés d’astronomie.

Le 14 septembre, à l’observatoire royal de Greenwich, au Royaume-Uni, ont été dévoilées les photos couronnées par le jury de cette année. « Pour la première fois en neuf ans de compétition, les juges ont reçu des images d’Uranus et d’astéroïdes parmi les 3.800 participants, des amateurs enthousiastes et des photographes professionnels venus de 91 pays », soulignait le communiqué. Les photos prises par les lauréats sont visibles à l’exposition dédiée, qui a ouvert ses portes le 16 septembre. Découvrez ci-dessous les premiers prix de chaque catégorie ainsi que les deux prix spéciaux.

1. Grand prix : le nuage moléculaire Rho Ophiuchi

Voici une photo splendide du complexe Rho Ophiuchi prise dans le ciel limpide de Namibie, en août 2016. Ce nuage coloré est l’une des régions de formation d’étoiles les plus proches de notre Système solaire. Distant de quelque 460 années-lumière, il s’étend sur environ 14 années-lumière au sein d’Ophiuchus, la treizième constellation du zodiaque.

« Le photographe a produit un bel équilibre entre la nébuleuse de réflexion bleue, en bas à gauche, et la nébuleuse d’émission rouge, en haut à droite. Un nuage de poussière sombre s’allume devant eux, en divisant la scène en deux, a salué Pete Lawrence, membre du jury. […] Une image simplement exquise ».

La photo a également été récompensée dans la catégorie « nébuleuses et étoiles ».

 2. Catégorie « aurores polaires »

À l’affût sur le rivage, dans le sud de l’Islande, par une nuit d’octobre 2016, le photographe Mikkel Beiter raconte : « Soudain, des nuages ont émergé des montagnes voisines, flottant sur la mer alors que l’aurore boréale commençait à exploser puissamment. Tout cela a créé une véritable scène fantomatique ! »

 3. Catégorie « galaxies » : Messier 63

Surnommée la galaxie du Tournesol (Sunflower Galaxy), Messier 63 ou, pour faire court, M63, est à environ 26 millions d’années-lumière de la Terre. Oleg Bryzgalov explique qu’il s’est rendu dans l’un des endroits les plus sombres d’Europe pour photographier cette galaxie et les traînées d’étoiles et de gaz qui l’entourent.

« Il y a tellement de détails incroyables à voir dans cette image, s’enthousiasme Will Gater, membre du jury, qu’il est difficile de savoir par où commencer. Les traînées de poussière et les régions rayonnantes d’étoiles roses du disque de M63 sont magnifiquement définies et les faibles flux d’étoiles qui tourbillonnent autour de la galaxie sont tout simplement extraordinaires. C’est avant que vous ne commenciez à explorer l’arrière-plan et la myriade de galaxies lointaines qui s’y cachent. »

 4. Catégorie « notre satellite naturel, la Lune »

La photo ci-dessous a été prise depuis le sol terrestre, à Budapest, en Hongrie. Pourtant, nous avons l’impression d’être à bord d’un petit vaisseau spatial en approche de la Lune. Sous nos yeux, le cratère rayonnant Tycho (bien visible dans des jumelles ou une lunette astronomique). L’impact est relativement récent à l’échelle géologique (une peu plus de 100 millions d’années). Les éjectas de poussière sont bien visibles des centaines de milliers de kilomètres à la ronde, de part et d’autre du cratère de 86 km de diamètre et de quelque 4,8 km de profondeur.

 5. Catégorie « notre étoile, le Soleil »

Cette photo du Soleil n’a pas été prise à n’importe quel moment… c’était le 9 mai 2016. Ce jour-là, certains Terriens pouvaient voir la plus petite planète du Système solaire, Mercure, passer devant leur étoile. Regardez bien. On aperçoit sa silhouette ronde, un peu en dessous de l’équateur du Soleil. Les taches claires correspondent aux régions actives du Soleil.

 6. Catégorie « Hommes et espace »

Nous sommes ici aux confins du monde, face aux espaces infinis. Le photographe Yuri Zvezdny se tient debout dans ce paysage étonnant, au pied du glacier Piedras Blancas, dans le parc national de Los Glaciares, en Argentine. Au-dessus de lui, la nuit australe et le centre de la Voie lactée : des milliards d’autres soleils, chacun, ou presque, entouré de planètes…

« Le premier plan donne un sentiment merveilleux de sérénité face à la majesté du centre de la Voie lactée, dans le ciel, au-dessus, commente Pete Lawrence. La scène est humble, mettant l’Homme devant l’une des plus impressionnantes toiles de fond de la nature ».

 7. Catégorie « planètes, comètes et astéroïdes »

Les changements de taille et de phase de Vénus sont ici photographiés durant six mois. Vue de la Terre, la planète la plus chaude du Système solaire, située entre nous et le Soleil, change progressivement de phase. Le phénomène peut augmenter significativement son éclat dans le ciel du crépuscule ou de l’aube (cela dépend des périodes), de même que sa taille apparente au gré de sa position relative à la Terre. Toutes les photos à gauche, jusqu’aux croissants, ont été prises avec des filtres infrarouges.

 8. Catégorie « paysages célestes »

Voici un paysage merveilleux que l’on a l’impression de voir à travers une fenêtre… peut-être est-ce à bord d’un vaisseau spatial ? Sommes-nous dans un des bras de la Voie lactée ? Voyageons-nous vers le centre de la Galaxie ? Non, nous sommes toujours sur Terre.

Intitulée « Passage to the Milky Way » (Passage vers la Voie lactée), la photo a été prise au Lamost (Large Sky Area Multi-Object Fibre Spectroscopic Telescope), dans la province d’Hebei, en Chine. « J’adore la sensation dystopique de cette image : la Voie lactée soyeuse, encadrée par une architecture brutale, comme une scène d’un roman de J. G. Ballard », déclare Melanie Vandenbrook, membre du jury.

 9. Prix spécial jeunesse

Âgée de 13 ans, la Britannique Olivia Williamson a reçu le premier prix de ce portrait de Saturne réalisé aux Émirats arabes unis le 27 mai 2016. « Les conditions étaient les meilleures que j’avais vues depuis un certain temps et Saturne semblait avoir plus de détails que je n’en avais jamais vu, a déclaré la jeune astrophotographe. J’ai fait le voyage avec mon père jusqu’au désert, près d’Al Khanzna, afin d’échapper à la pollution lumineuse de la ville ».

 10. Prix spécial : la nébuleuse du Cône

Le lauréat Jason Green nous invite à travers cette image composite à une immersion dans la nébuleuse du Cône, située à 2.600 années-lumière de la Terre, au sein de la constellation de la Licorne. Les détails ont ravi le jury qui a décerné son prix spécial à ce nouveau-venu dans l’astrophotographie.

« Une image merveilleuse, qui vaut tout le temps et l’effort minutieux qu’a passé [le photographe] pour la créer, montrant la nébuleuse du Cône dans toute sa beauté rouge foncé. Bienvenue à bord ! » a salué Jon Culshaw, membre du jury.


Les plus belles photos de l’espace en 2016

Article de Xavier Demeersman publié le 27 décembre 2016

Voici notre sélection de dix photos d’événements astronomiques ou de rendez-vous célestes prises en 2016 par des amateurs passionnés. S’y ajoutent deux images réalisées par des missions spatiales qui ont marqué l’année.

Les événements et phénomènes célestes qui ont marqué cette année 2016 n’ont pas échappé bien sûr à l’œil averti des astrophotographes du monde entier. Notre sélection témoigne de leurs talents à saisir les scènes que jouent, exceptionnellement ou non, les astres au-dessus des paysages terrestres.

S’ajoutent à ce choix difficile, parmi des dizaines de photos splendides, deux images prises par des missions qui ont marqué 2016. L’une, Rosetta, a photographié la comète Tchouri. L’autre, Juno, s’intéresse aux secrets enfouis à l’intérieur de Jupiter.

Falcon 9 dans le ciel de Floride

Très belle composition qui nous transporte dans les étoiles. Ici, le l

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