Cachez ces éoliennes qu’on ne saurait voir (et entendre) – LObs

En 2014, Fabien Ferreri est allé vivre dans une jolie ferme normande à Echauffour, bourgade de 742 habitants dans l’Orne. Le quinquagénaire baraqué a laissé derrière lui Paris et son métier de documentariste pour se lancer dans la fabrication de mobilier d’art, mais son bonheur est contrarié depuis un an. Les coupables ? Cinq éoliennes installées dans le champ voisin, bien trop bruyantes à son goût. Par vent d’est, il dit ne plus dormir. Armé de son sonomètre, notre Don Quichotte mesure ce « bruit de machine à laver sous sa fenêtre » puis envoie ses relevés à la préfète :

« Le son monte à 47 décibels alors que la limite légale est de 40 dB le jour et de 38 dB la nuit. »

Par vent d’ouest, Fabien Ferreri retrouve la paix, mais ce sont alors Michel Lerouet et Aurélie Ganet qui se plaignent ! Eux ont quitté la vie urbaine pour acheter en 2011 un couvent décrépit et en faire une maison d’hôtes. Le projet éolien était alors embourbé dans les recours, Michel croyait qu’il n’aboutirait pas. Erreur. Aujourd’hui, ce sont ses chambres d’hôtes qui sont menacées. Aurélie raconte :

« On est dans une cuvette. Certains jours, c’est comme si un petit avion tournait au-dessus de nos têtes. »

Clément Lainé, directeur du développement régional de l’entreprise exploitante, Voltalia, assure chercher une solution :

« Nous veillons à la bonne intégration de nos projets. Il y a souvent des opposants, mais ils ne sont quasiment jamais majoritaires, même s’ils se font plus entendre. A Echauffour, nous avons

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