Comment fabrique-t-on du faux sang au cinéma ? – Futura

Les giclées de sang et les blessures des scènes de films ne sont pas de la simple peinture rouge : depuis les premiers films de Hitchcock jusqu’à aujourd’hui, les recettes ont bien évolué pour rendre le faux sang plus réaliste.

Pour la scène culte de la douche dans Psychose, le film de Hitchcock sorti en 1960, c’est du sirop de chocolat qui faisait office de faux sang. La couleur marron est ici parfaite pour le contraste de ce film en noir et blanc. Pour une teinte plus rouge, on peut y ajouter du beurre d’arachide et du colorant alimentaire rouge : vous obtiendrez un sang un peu moins collant et plus dégoulinant, idéal pour un costume de zombie.

Fabriquer du faux sang, mode d’emploi

Vous pouvez aussi opter pour une recette à base de maïzena, d’eau, de marc de café et de colorant rouge. Pour fabriquer du faux sang, certains préconisent aussi la sauce barbecue mélangée au coulis de framboise. Un peu moins naturel, un mélange de thiocyanate de potassium et de chlorure de fer donne du thiocyanate de fer d’un beau rouge profond imitant parfaitement l’hémoglobine.

Aujourd’hui, la formulation du faux sang au cinéma résulte d’un savant mélange selon la consistance et l’utilisation souhaitée. Le faux sang des séries médicales devra par exemple être plus réaliste que celui d’un film d’horreur, où l’on cherche du sang qui gicle et qui est plus brillant.

Une consistance adaptée à chaque utilisation

L’objectif n’est pas forcément de reproduire exactement le sang normal : « Le saignement d’une blessure doit par exemple être un peu ralenti pour le rendre plus visible par les téléspectateurs », explique au site Inside Science Shannon Higgins, spécialiste des effets spéciaux à Chicago.

« Parfois, ce qui peut paraître très réaliste n’a pas le même aspect à l’écran, à cause des caméras haute définition », ajoute Kelsey Boutte qui travaille sur le maquillage et les effets spéciaux pour l’émission de CBS S.W.A.T. De même, le faux sang « vieux » doit être plus foncé et coagulé que le sang frais, plus coulant et fluide.

Fabriquer du faux sang est désormais relégué aux oubliettes. Aujourd’hui, la plupart des films n’utilisent plus du tout de faux sang, il est rajouté numériquement en post-production. Cela évite la corvée de nettoyage et c’est plus économique. Le film « Ça : Chapitre 2 », sorti en septembre 2019, a ainsi nécessité 17.000 litres de faux sang !

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