Panier

Covid-19 : 368 enfants touchés par un syndrome proche de la maladie de Kawasaki en France – La Voix du Nord

Fin avril 2020. Les autorités sanitaires de plusieurs pays, dont la France, font état de cas d’enfants atteints d’une maladie inconnue, en pleine épidémie de SARS-CoV-2. Fièvre élevée, éruption cutanée, diarrhée et difficultés respiratoires.

Autant de symptômes qui font penser à la maladie de Kawasaki et qui inquiètent. Cette maladie est-elle liée au Covid-19 ? Y a-t-il une deuxième épidémie ? Est-ce un simple hasard ?

En France, Santé publique France et les sociétés savantes de pédiatrie décident de mettre en place « une surveillance active de ces tableaux cliniques atypiques » et de les réunir sous le nom de syndromes inflammatoires multi-systémiques pédiatriques, ou PIMS.

80 enfants en unité de soins critiques

Dix mois plus tard, à l’occasion du point hebdomadaire du 28 janvier, Santé Publique France a publié de nouvelles données (disponibles en PDF ici, pages 37-38).

Entre le 1er mars 2020 et le 24 janvier 2021, les autorités ont recensé 368 cas de PIMS : 163 ont concerné des filles (44 %) et l’âge médian était de 7 ans.

Parmi ces 368 enfants, 171 ont dû être hospitalisés en réanimation (46 %) et 80 ont même été placés en unité de soins critiques. Un de ces enfants, âgé de 9 ans, est décédé à Marseille.

Cinq cas dans les Hauts-de-France

Les régions qui ont signalé le plus de cas sont l’Île-de-France (152), l’Auvergne-Rhône-Alpes (55) et la région PACA (44). Les Hauts-de-France n’en ont compté « que » cinq.

Santé Publique France indique aussi que 269 de ces enfants atteints de PIMS (73 %) ont été contaminés par le virus et que 41 ont possiblement ou probablement eu un contact avec lui.

Parmi les 310 patients pour lesquels le lien avec la Covid-19 était possible, probable ou confirmé, les PIMS étaient associés à une myocardite (une inflammation du tissu musculaire du cœur) pour 218 cas (70 %).

Des PIMS « 4 à 5 semaines » après le Covid-19

Lors de la première vague, les cas signalés ont développé des PÏMS « dans un délai moyen de 4 à 5 semaines après l’infection par le SARS-CoV-2 ». Le nombre de cas a ensuite baissé « de manière importante au cours de l’été ».

Puis l’arrivée de la deuxième vague, à l’automne, a fait remonter les cas de PIMS : 151 entre le 21 septembre et le 24 janvier et tous, sauf trois, ont eu un lien confirmé avec le virus.

« Les données recueillies confirment l’existence d’un syndrome inflammatoire pluri-systémique rare chez l’enfant avec fréquente atteinte cardiaque, lié à l’épidémie de COVID-19, également observé dans d’autres pays, écrivent les autorités. En France, l’incidence des PIMS en lien avec la COVID-19 (310 cas) a été estimée à 21,4 cas par million d’habitants dans la population des moins de 18 ans (soit 14 511 544 habitants, données Insee 2019). »

Auteur : Asselli Icône 2 vérifiée
Dites-nous quelque chose sur vous-même.

Participez !

Commentaires

Aucun commentaire pour l’instant
Like&Co

GRATUIT
VOIR