Dépenses de santé : les ménages ont eu moins de 7% de “reste à charge” en 2019 – franceinfo

De 9,2% en 2009, le “reste à charge” est descendu à 6,9% l’an dernier, sous l’effet d'”une participation croissante” de la Sécurité sociale aux dépenses de santé.

La part des dépenses de santé payée par les ménages a encore diminué en 2019, passant sous les 7%, selon une étude publiée, mardi 15 septembre, par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees). Cette baisse résulte d’“une participation croissante” de la Sécurité sociale à ces dépenses.

De 9,2% en 2009, le “reste à charge” est descendu à 6,9% l’an dernier, soit 14,3 milliards d’euros sur un peu plus de 208 milliards de “soins et biens médicaux”. Ce reflux reste essentiellement lié au vieillissement de la population, qui s’accompagne d’une hausse constante du nombre de malades chroniques pris en charge intégralement par la Sécu, dont la part s’est élevée à 78,2%, quand celle des complémentaires santé stagnait à 13,4%.

Cette tendance au long cours a été complétée en 2019 par un “net repli de la consommation de médicaments non remboursables”, ou encore “un ralentissement des dépassements d’honoraires chez les (médecins) spécialistes”.

En revanche, la réforme “100% Santé”, traduction du “reste à charge zéro” promis par Emmanuel Macron, a eu “un effet paradoxal”, les baisses de prix des prothèses dentaires ayant créé “un effet d’aubaine” poussant certains à se faire soigner quitte à assumer une partie des frais. Le “reste à charge” des soins dentaires augmente par conséquent de près d’un point à 21,1%, toujours devancé par l’optique (22,6%) où la réforme est entrée en vigueur début 2020.

En tenant compte des autres “dépenses courantes de santé” (dépendance, handicap, arrêts de travail, prévention, recherche…) le reste à charge est resté stable à 9% sur un total de 265,8 milliards d’euros en 2018, la France conservant le taux “le plus limité” des pays membres de l’OCDE.

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