Egan Bernal (Ineos Grenadiers), une saison compliquée – Cyclisme – LÉquipe.fr

Une première chute en Colombie

En tout début d’année, Bernal a lancé sa saison de manière presque ordinaire. D’abord par les Championnats de Colombie du côté de Bogota où il s’est classé troisième de l’épreuve chronométrée derrière Dani Martinez et Nairo Quintana, puis deuxième de l’épreuve en ligne derrière Sergio Higuita. Avant cela, il avait lourdement chuté dans un virage en descente.

Aujourd’hui, cette gamelle anodine serait à l’origine de ces problèmes de dos. Le coureur de Zipaquira avait ensuite enchaîné avec le Tour de Colombie où il s’était contenté de la 4e place, sans vraiment se montrer transcendant. Il était ensuite parti vers l’Europe pour disputer Paris-Nice. En fait, le voyage s’était traduit par un aller-retour express puisque l’équipe Ineos renonçait à participer à la course en raison de l’épidémie de coronavirus.

L’Europe, quatre mois plus tard

La période de confinement en Colombie a été un peu plus longue qu’en France. Grâce au gouvernement colombien, Bernal et la plupart des coureurs professionnels colombiens ont pu rejoindre l’Europe le 20 juillet dernier par le biais d’un vol charter. Le coureur de l’équipe Ineos a ensuite rejoint la Principauté d’Andorre afin de préparer la reprise de sa saison.

Une route d’Occitanie prometteuse

Après quatre mois et demi sans vélo, Bernal reprenait la compétition à l’occasion de la Route d’Occitanie, le 1er août dernier. Une reprise parfaitement gérée et surtout prometteuse pour la suite. Bernal s’imposait de belle manière lors de l’étape reine qui menait au sommet de l’inédit col de Beyrède, en passant par le Port de Balès et le col de Peyresourde. Un succès qui lui permettait de remporter le général devant son coéquipier Pavel Sivakov.

Egan Bernal a levé les bras sur le Tour d'Occitanie. (F. Mons/L'Équipe)

Egan Bernal a levé les bras sur le Tour d’Occitanie. (F. Mons/L’Équipe)

Un Tour de l’Ain poussif

Sans perdre de temps, Bernal allait enchaîner avec le Tour de l’Ain. Un premier grand vrai test puisqu’il allait croiser pour la première fois de la saison le Slovène Primoz Roglic, mais également se confronter à la grosse armada des Jumbo-Visma. Mais c’est bien le Slovène qui a pris le dessus en trois jours de course, comme un premier signal avant le Tour. Bernal a pourtant bien résisté en cumulant les places de deux, d’abord sur l’étape de Lelex, puis au Grand Colombier et enfin au classement général final derrière l’intraitable Roglic.

Alerte au Critérium du Dauphiné

Le Critérium du Dauphiné était l’occasion pour Bernal de se mesurer à nouveau à Primoz Roglic. En fait, les affaires se sont très vite compliquées. Dixième au sommet du col de Porte le deuxième jour, puis quatorzième à Saint-Martin de Belleville le lendemain, le Colombien jetait l’éponge au matin de la quatrième étape à Ugine en raison de douleurs dorsales. De quoi s’inquiéter pour lui avant le départ du Tour, même si Roglic ne terminait pas non plus le Dauphiné à cause d’une chute.

Adieu le Tour, peut-être la Vuelta

Bernal n’ira pas plus loin sur ce Tour 2020. Un mal de dos récurrent l’a contraint à ne pas prendre le départ de la 17e étape, la plus difficile de cette édition 2020 entre Grenoble et le sommet du col de la Loze. « Dans son intérêt, a précisé dans la matinée Dave Brailsford, le manager de l’équipe Ineos Grenadiers. Egan est un grand champion qui aime courir, mais c’est aussi un jeune coureur, qui disputera beaucoup de Tour et, à ce stade, nous estimons qu’il est plus sage d’arrêter. »

Bernal va désormais prendre plusieurs semaines de repos et ne fera pas partie de la sélection colombienne pour le Mondial d’Imola. Si son dos le laisse tranquille, on pourrait le revoir pour terminer une saison compliquée sur les routes de la Vuelta, du 20 octobre au 8 novembre.

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