Facebook et Google prennent des engagements forts pour la planète – Les Numériques

Après Apple, c’est à Facebook et Google de viser la neutralité carbone d’ici 2030. La situation catastrophique en Californie à la suite des immenses incendies en cours a poussé Mark Zuckerberg et Sundar Pichai à prendre de nouveaux engagements.

Maintes fois accusé de pratiquer le “greenwashing” en promouvant ses efforts pour la planète, Google compte bien faire taire les mauvaises langues en mettant en place une politique écologique forte. Ainsi, son PDG Sundar Pichai a annoncé que d’ici à 2030, dans 10 ans, l’ensemble des produits et services Google fonctionneront grâce aux énergies décarbonées. Et pour se racheter de sa conduite passée, la firme annonce qu’elle a acheté tellement de bons de compensation carbone qu’elle a “effacé” sa dette écologique depuis sa création par Larry Page et Sergei Brin en 1998 !

Cette pratique avait été mise en place chez Google dès 2007, pour compenser son activité reposant sur l’exploitation d’énergies fossiles. Bien sûr, cela ne voulait pas dire pour autant que Google ne consommait pas ces énergies carbonées, d’où l’utilisation du terme “compensation” et les accusations de “greenwashing” évoquées plus haut. Sur la seule année 2018, les activités de Google ont mené au rejet de 4,9 millions de tonnes de gaz à effet de serre.

Pourquoi cette annonce est-elle faite maintenant ? C’est évidemment la situation catastrophique en Californie — où des incendies inarrêtables, imputables au réchauffement climatique, font des ravages monstrueux — qui a poussé Sundar Pichai a prendre la parole à ce sujet. “Nous ressentons dès à présent l’impact du réchauffement avec ces incendies historiques qui nous frappent, mais qui frappent également à travers d’autres catastrophes d’autres parties du monde”, reconnaît le patron de Google qui est bien conscient que la transition vers 100 % d’énergies renouvelables sera un chantier compliqué, ne serait-ce que pour stocker l’énergie nécessaire à la pérennité de ses services qui doivent fonctionner sans interruption 24h/24 dans le monde entier.

Si la plupart des data centers de Google s’appuient déjà largement — voire uniquement pour certains — sur les énergies renouvelables, l’entreprise a encore beaucoup à faire pour le reste de ses activités, ses bureaux, etc. Quant aux voyages professionnels de ses employés, Google s’engage à les limiter et à compenser ceux qui ne pourront se faire par d’autres moyens de transport que ceux qui font appel aux énergies fossiles.

Des efforts, de l’information et de la communication

De son côté, alors que la Semaine du climat va débuter, Facebook a décidé de prendre 3 engagements pour la planète : lancer un centre d’information sur le climat ; accélérer sa transition vers les énergies renouvelables et compenser 100 % des émissions de carbone liées à son activité ; promouvoir via le hashtag #OurPlanetChallenge des défis vertueux et positifs autour de la lutte contre le réchauffement climatique.

Facebook ajoute que, comme Google, il se fixe de faire fonctionner 100 % de l’ensemble de ses activités exclusivement grâce à des énergies non carbonées d’ici à 2030 — fournisseurs compris. Dès cette année, Facebook vise une réduction de ses gaz à effet de serre de 75 %.

“À partir d’aujourd’hui, pour lutter contre la crise climatique, Facebook lance un centre d’information sur le climat mettant à disposition de tous des informations factuelles et actualisées sur le sujet. Le modèle de ce centre est inspiré du centre d’information COVID-19 qui, jusqu’à présent, a dirigé plus de 2 milliards de personnes vers les informations des autorités sanitaires, et a incité plus de 600 millions de personnes à chercher à en savoir plus”, explique Facebook qui s’appuie, pour le contenu, sur l’expertise de dizaines d’ONG et celle du GIEC, tout en réutilisant sur ce sujet l’arsenal mis en place pour lutter contre la prolifération de fausses informations.

“Alors que nous avons vu les incendies qui traversent la côte ouest des États-Unis et les inondations au Soudan du Sud et en Asie du Sud, il est clair que le changement climatique est réel et que le besoin d’agir devient de plus en plus urgent chaque jour”, commente Mark Zuckerberg.

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