Festival de Deauville : “The Nest” triomphe, “Giants Being Lovely” envoûte et “Minari” séduit – Télérama.fr

Un festival du cinéma américain sans Américains ? C’est le pari qu’a réussi avec brio cette édition 2020, marquée par la venue d’un public nombreux malgré les strictes conditions sanitaires. Focus sur nos films préférés ayant réussi à traverser l’Atlantique en dépit de la pandémie, dont “The Nest”, couronné par le Grand Prix du jury.

Le 46e Festival du cinéma américain de Deauville s’est achevé dimanche sous des températures estivales et une atmosphère jamais vue sur les planches : si le public a bien répondu présent, il était masqué, aspergé de gel hydroalcoolique, et tenu de respecter la distanciation sociale dans les salles en évitant les sièges condamnés. Les réalisateurs américains, tous contraints de rester aux États-Unis à cause de l’épidémie de Covid-19, ont quant à eux dû se contenter de s’adresser aux spectateurs à travers de petites et, souvent, touchantes vidéos diffusées avant la projection de leur film.

Samedi soir 12 septembre, le jury, présidé par Vanessa Paradis, a rendu son palmarès en couronnant du Grand Prix The Nest, le film de Sean Durkin qui se déroule paradoxalement presque entièrement en Angleterre – le film a également obtenu le Prix de la révélation, dont le jury était présidé par la réalisatrice Rebecca Zlotowski, et le Prix de la critique. Une escapade britannique comme une échappatoire bienvenue dans une compétition où les États-Unis sont apparus une fois encore sous leur plus sinistre profil. Avec The Nest, point de récits initiatiques de jeunes femmes résilientes sur fond d’Amérique paupérisée et violente. Ce thriller d’atmosphère au charme vénéneux nous transporte doublement, en Angleterre donc et dans le passé. Au cœur putride, fric et chic, des années 1980… Après un très prometteur premier film, Martha Marcy May Marlene (2011), Sean Durkin s’était essentiellement consacré à ses activités de producteur. Il nous revient en pleine possession de son talent avec ce récit noir et hanté sur la décomposition d’une famille.

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