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France : Après avoir mangé de la viande de sanglier, deux chasseurs contaminés par une maladie parasitaire – Maxisciences

Par Allison Pujol

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Dans le département des Pyrénées-Orientales, deux chasseurs ont été contaminés à la trichinellose. Il s’agit d’une maladie parasitaire contractée après avoir consommé de la viande de sanglier non contrôlée.

Depuis la pandémie de Coronavirus, les autorités sanitaires semblent redoubler d’effort de prévention sur les maladies qui se transmettent des animaux à l’Homme. Il faut dire que les nombreuses sonnettes d’alarme de l’OMS sur de potentielles pandémies encore plus graves à venir mettent le monde sous tension. Et aujourd’hui, voici une affaire qui n’est pas pour nous rassurer. Dans la région de Vallespir dans les Pyrénées-Orientales, deux chasseurs ont contracté la trichinellose, une maladie parasitaire, après avoir mangé de la viande de sanglier crue et non contrôlée. Ils ont goûté le mélange réalisé pour fabriquer du saucisson. C’est la Fédération Départementale des Chasseurs qui a annoncé la nouvelle sur Twitter en proposant un dossier complet sur cette maladie.

La trichinellose c’est quoi ?

Aussi appelée trichinose, la trichinellose est une zoonose, c’est-à-dire qu’elle se transmet de l’animal à l’Homme. Cette maladie parasitaire peut être contractée après la consommation d’une viande de sanglier, de porc ou de cheval mal cuite ou crue. A ce moment-là, des vers microscopiques se développent dans le corps.

Quels sont les symptômes ?

D’après le ministère de la Santé, la trichinellose a généralement une durée d’incubation de deux jours. Ensuite, les premiers symptômes apparaissent. « Fièvre, douleurs abdominales, diarrhée, nausées, vomissements » : ils sont assez comparables à ceux de la grippe.

Si la trichinellose n’est pas diagnostiquée à temps, elle peut avoir de lourdes conséquences sur la santé des personnes infectées. Cela peut entraîner des myalgies (douleurs musculaires), des myocardites (insuffisance cardiaque) ou des encéphalopathies (inflammation du cerveau). Des séquelles neurologiques et musculaires peuvent rester.

« Heureusement, les deux chasseurs de notre département ont été soignés à temps, même si l’un d’eux ressent encore des douleurs musculaires. », a expliqué Daniel Cunat, docteur vétérinaire, chef de service à la Direction départementale de la protection des populations du département à France Bleu.

Un vrai risque

D’après l’Agence nationale de sécurité sanitaire des aliments (Anses) il n’y a que quelques moyens de prévenir la trichinellose. Tout d’abord, s’assurer d’une cuisson à 71 degré minimum. Elle explique aussi que « la congélation domestique ne peut être considérée comme une méthode d’assainissement de la viande car elle doit prendre en compte des paramètres tels que l’épaisseur de la viande, et le fait qu’un congélateur domestique n’atteint pas de façon certaine une température de -20°C. » De plus, certaines larves peuvent survivre plusieurs semaines dans ces conditions.

Entre 2007 et 2017, Daniel Cunat explique qu’il n’y a eu que 30 cas en France. D’après lui, la majorité résultaient d’une consommation de viande importée. Mais les autres cas étaient le résultat de la consommation de viande de sanglier non contrôlée. D’après lui, le risque pourrait bel et bien s’accentuer, car le nombre de sangliers chassés augmente également. Une croissance du taux d’infection des sangliers en catalogne du sud et en Andorre a aussi été remarquée.

« Si les cas restent rares, l’accroissement des populations de sangliers et l’évolution de nos cultures culinaires pourraient contribuer à l’augmentation des contaminations. », a souligné Daniel Cunat.

Notons que la trichinellose fait partie des toxi-infections alimentaires collectives (TIAC) et doit être obligatoirement déclarée aux autoritaires de santé départementales.

Auteur : Asselli Icône 2 vérifiée
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