Gibel. La Lamborghini dAndré Trigano adjugée 400000 € aux enchères près de Toulouse – LaDepeche.fr

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Un véritable engouement s’est produit, hier, autour des voitures de prestige d’André Trigano qui vendait sa collection, le jour de ses 95 ans. En présence d’un bon millier de personnes, les enchères ont eu lieu chez lui à Gibel, aux portes de l’Ariège, où il a mené toute sa carrière politique et entrepreneuriale.

Des enchères très disputées, souvent adjugées au prix fort, ont passionné les curieux et les collectionneurs pour la vente aux enchères de la collection de voitures d’André Trigano. 170 véhicules et quelques maquettes se sont arrachés comme des petits pains, bien souvent au-dessus de leur estimation, sous les yeux du maître des lieux qui fêtait ses 95 ans. Un œil sur le marteau et l’autre sur son écran d’ordinateur, depuis son balcon, André Trigano dominait la salle dans laquelle s’agitaient plusieurs centaines d’acquéreurs enthousiastes.

3. André Trigano n’a rien perdu de la vente sur son balcon surplombant la salle principale où se déroulaient les enchères.
3. André Trigano n’a rien perdu de la vente sur son balcon surplombant la salle principale où se déroulaient les enchères.
– DDM – MICHEL VIALA

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“C’est du jamais vu”, constate Matthieu Lamoure, directeur associé d’Artcurial qui animait la vente aux côtés du commissaire-priseur Hervé Poulain. “Nous avons eu 800 inscriptions, soit deux fois plus que d’habitude et trente pages d’ordres d’achat.” Alors, pour accueillir tout le monde en respectant les mesures sanitaires, un hangar supplémentaire a été transformé en salle des ventes et des écrans ont été disposés à l’extérieur avec des relais pour signaler les enchères.

Des perles rares et chères

La Lamborghini 400 GT 2+2 a raflé la mise et a été adjugée 400 000 €. Parmi les plus belles ventes, figure l’Aston Martin DBS V8 de 1970, construite à une centaine d’exemplaires, partie à 155 000 €. Elle est talonnée par la Rolls Royce Phantom de 1962 acquise pour 150 000 €. Voiture des têtes couronnées, des chefs d’Etat et des stars, elle avait appartenu à Charles Aznavour entre 1964 et 1966.

2. Les deux salles des ventes n’étaient pas suffisantes pour accueillir le public et certains ont préféré participer aux enchères à l’extérieur grâce à des écrans et à des personnes relais pour signaler pour prévenir le commissaire-priseur.
2. Les deux salles des ventes n’étaient pas suffisantes pour accueillir le public et certains ont préféré participer aux enchères à l’extérieur grâce à des écrans et à des personnes relais pour signaler pour prévenir le commissaire-priseur.
– DDM – MICHEL VIALA
1. Le domaine d’Auriol où réside André Trigano a servi d’écrin naturel aux 170 voitures exposées en extérieur et dans trois hangars.
1. Le domaine d’Auriol où réside André Trigano a servi d’écrin naturel aux 170 voitures exposées en extérieur et dans trois hangars.
– Photos DDM, Michel Viala – MICHEL VIALA

Parfois, les compteurs se sont même emballés, notamment sur internet, avec des enchères de plus du double du prix estimé comme cette Panhard Dyna X 86 Berline adjugée 18 000 € alors que l’estimation était entre 3 000 et 5 000 €. Idem pour une Renault Juvaquatre dauphinoise de 1957 qui s’est vendue 14 000 € bien qu’estimée à 5 000 €.

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Rares sont les véhicules qui n’ont pas soulevé l’enthousiasme. La Delage D6 Limousine de 1952 en fait partie. Estimée entre 25 000 et 35 000 €, elle est partie timidement à 16 000 €. Pourtant, il n’y aurait eu que deux véhicules de ce type, selon André Trigano. Un utilisé par le président Maurice Thorez et celui-ci réservé pour l’Assemblée Nationale. La politique ne semble plus faire rêver…

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André Trigano : “J’aimais trop les voitures pour les casser”

Au-delà de son engagement politique et de son succès économique, André Trigano a été coureur automobile dans ces jeunes années. “Dès que j’ai eu les moyens d’acheter une voiture qui roulait à peu près, je me suis engagé au Tour de France automobile”, raconte le collectionneur. “Cette passion m’a amené à rechercher des voitures que j’avais aimées et qui n’étaient pas dans mes moyens. Dans les années 60, les anciennes voitures n’intéressaient personne et ne valaient pas grand-chose, d’autant que je les achetais souvent en état médiocre. Je les faisais réparer et je les conservais car j’aimais trop les voitures pour les casser.”

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