« Gilets jaunes » : quelques centaines de manifestants rassemblés à Paris à la mi-journée – 20 Minutes

Des gilets jaunes sur la place de la Bourse, à Paris, samedi 12 septembre. — AFP

Pour leur mobilisation de rentrée après une longue pause, environ un millier de
« gilets jaunes » étaient rassemblés à
Paris ce samedi en début d’après-midi. Quelque 200 manifestants étaient présents dès 10 h sur la place de la Bourse, où le départ du cortège a eu lieu à midi.

Arrivé peu après 10 h, l’humoriste Jean-Marie Bigard a été accueilli par des huées « Bigard collabo ! ». Jean-Marie Bigard s’est réfugié un moment dans un restaurant de la place avant d’être contraint de quitter les lieux.

Premières tensions place Wagram

Dans le nord-ouest de la capitale, proche de la place Wagram, autre lieu de rassemblement, quelques affrontements ont éclaté en début d’après-midi entre manifestants et forces de l’ordre. Ces dernières ont fait usage de gaz lacrymogènes peu après midi après un « départ en cortège sauvage », selon la Préfecture de police. Cette dernière a « rappelé que les manifestants doivent suivre le cortège déclaré ». Des poubelles ont en outre été incendiées, du mobilier urbain renversé et une voiture brûlée.

« Le mouvement est mort, je le dis clairement, mais on est là car rien à perdre. C’est un peu un baroud d’honneur », a confié Michael, « gilet jaune » parisien de 43 ans.

« Ça fait quelques mois que le mouvement est en échec, mais il ne sera jamais mort », estime au contraire Stéphane, 48 ans, venu du Val-de-Marne. « Plus les licenciements vont augmenter, plus ça va se réveiller », anticipe-t-il.

Sur les Champs-Elysées, où deux manifestations ont été interdites par la préfecture de police, un important dispositif policier était déployé pour procéder à des contrôles d’identité et des fouilles des sacs sur l’avenue et dans les rues adjacentes, bien en amont. De nombreux commerçants ont également barricadé leurs vitrines, mais aucun rassemblement de « gilets jaunes » n’était observé en milieu de matinée.

A 14 h 15, les forces de l’ordre avaient interpellé 193 personnes car elles se trouvaient en possession d’objet qui « n’ont pas leur place dans une manifestation – tournevis, piolet, pince coupante, couteaux », a annoncé la préfecture de police sur Twitter.

« Il ne peut pas y avoir de destructions, de chaos sur les Champs-Elysées », a prévenu le préfet de police Didier Lallement lors d’un point presse en haut de l’avenue en tout début de matinée. De source policière, 4.000 à 5.000 manifestants sont attendus à Paris, dont 1.000 personnes potentiellement violentes.

D’autres rassemblements sont prévus tout au long de la journée dans des grandes villes de France (Marseille, Toulouse, Lyon, Lille, Nantes, Nice, Bordeaux ou Strasbourg…). A Toulouse (sud-ouest), qui a été un des bastions du mouvement dans le pays, la manifestation a été interdite par les autorités locales notamment en raison « des taux élevés de propagation de la Covid-19 ».

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