Hamilton surgit en qualifs et sape le moral de Bottas – Motorsport.com France

Meilleur temps de chacune des trois séances d’essais libres du Grand Prix de Toscane, Valtteri Bottas faisait presque figure de favori pour les qualifications. C’était enterrer trop vite les chances d’un Lewis Hamilton décidément implacable et qui a su, pour la septième fois en neuf Grands Prix cette saison, écœurer son coéquipier dans l’exercice du tour rapide.

La douche est froide pour Bottas, mais aussi frustrante. Au chronomètre, le Finlandais rend 59 petits millièmes de seconde au sextuple Champion du monde, sans avoir pu aller au bout de sa deuxième tentative. La sortie de piste d’Esteban Ocon a provoqué un drapeau jaune qui l’a contraint à avorter son second tour rapide… qu’il imaginait déjà meilleur que le premier. L’incident a-t-il ruiné ses chances ? “Clairement. J’en avais encore”, assure-t-il. “Le premier run était bon mais pas parfait. J’étais impatient mais je n’ai pas eu l’opportunité. C’est décevant car le rythme a été bon tout le week-end.”

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Poleman pour la 95e fois de sa carrière en Formule 1, Lewis Hamilton a conscience d’avoir dû élever le niveau cet après-midi devant la menace que constituait son voisin de garage et dauphin au championnat.

“Franchement regardez, Valtteri était plus rapide que moi toute la journée hier, et même ce matin, ainsi qu’en Q1”, rappelle le Britannique. “J’ai travaillé dur pour essayer d’améliorer mes trajectoires, d’améliorer les réglages. Et avec les ingénieurs, nous avons fait un excellent travail, les mécaniciens aussi, puis j’ai fait le tour qu’il me fallait. […] Il fallait que je progresse dans le virage 10, dans le 1 et le 2 aussi, et j’ai réussi à hausser le rythme en qualifications. Valtteri a fait un boulot formidable, il m’a vraiment poussé. Je suis très heureux d’être en pole.”

Deuxième sur la grille, Bottas ne veut pas s’avouer vaincu si vite. Les opportunités de dépassement pourraient être minces sur ce tracé du Mugello, mais le pilote Mercedes pense qu’elles existent : “En début de week-end, nous pensions que ce serait presque impossible. Mais notre expérience des essais libres fait que nous avons vu qu’il y avait plusieurs trajectoires pour les virages, donc on peut éviter l’air sale. J’ai de l’espoir. Et puis il y a un long chemin jusqu’au premier virage : j’espère que le vent de face perdurera pour le départ, ce serait bénéfique.”

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