Indignation après des banderoles homophobes de supporteurs parisiens en marge du clasico – Le Monde

« Choquée » et « indignée ». C’est en ces termes que la ministre déléguée aux sports, Roxana Maracineanu, a décrit sa réaction, lundi 14 septembre, après la diffusion, la veille sur les réseaux sociaux, de clichés de banderoles injurieuses déployées à Paris en marge du clasico de Ligue 1 entre le Paris-SG et l’Olympique de Marseille.

Ces dernières, déployées devant le Parc des Princes et sur le pont de Bir-Hakeim aux abords de la tour Eiffel, avaient été partagées sur Twitter par le Collectif Ultras Paris (CUP), le principal groupe de fans du club de la capitale. L’une d’elles, sur laquelle on pouvait lire « PSG-OM : 9 ans de sodomie en bande organisée », s’est attiré des accusations d’homophobie. Tandis que l’autre s’en prenait au joueur marseillais Dimitri Payet et à sa femme.

« L’impunité face à l’homophobie dans le football ne fait que la nourrir. Le 17 mars 2019, il y a eu les injures homophobes lors d’un PSG-OM en présence de la ministre », a dénoncé auprès de l’Agence France-Presse Julien Pontes, le porte-parole du collectif Rouge direct.

« On va certainement porter plainte (…) comme on le fait à chaque fois. On est les seuls à le faire. Pourquoi la Mairie de Paris ne le fait pas ? Le PSG, l’OM, les instances du football devraient réagir. »

Le CUP avait tweeté dans la soirée deux nouvelles photos de banderoles s’en prenant à l’OM avec des insultes à caractère sexuel, déployées devant le Parc des Princes et le Moulin-Rouge.

« Ce qui s’est passé à l’extérieur a été aussi de nature, j’ai l’impression, à chauffer les esprits sur les terrains, on l’a vu hier avec une distribution de cartons qu’on n’a jamais vue dans un tel match », a déploré la ministre Roxana Maracineanu. Elle en a appelé à « la responsabilité » des joueurs, des entraîneurs, des clubs et des instances.

Le Monde avec AFP

Articles liés

Réponses