Jacques-Olivier Martin: «La triple faute de Castex» – Le Figaro

CHRONIQUE – Le premier ministre a commis plusieurs erreurs dans le cadre de la tentative de rachat de Suez par Veolia.

Le premier ministre Jean Castex, le 3 septembre 2020.
Le premier ministre Jean Castex, le 3 septembre 2020. POOL/REUTERS

Décidément, l’État est omniprésent dans l’économie nationale. À bon escient lorsqu’il s’agit de relancer un pays qu’il a mis à l’arrêt lors du confinement, mais beaucoup moins lorsqu’il intervient dans les deux grandes opérations financières de cette rentrée. Dans le cas de la tentative de rachat de Suez par Veolia, il s’est ainsi placé dans la position de celui qui fait ou défait l’opération. Rappelons-nous qu’avant même de lancer son offre de rachat de 29,9% de Suez, Antoine Frérot, le PDG de Veolia, est logiquement allé vérifier auprès de Jean Castex que l’État ne s’opposerait pas à une telle opération ; il est reparti le sourire aux lèvres avec le soutien du premier ministre. Gageons qu’il n’en demandait pas tant.

L’hôte de Matignon a commis une triple faute. Il est d’abord sorti de sa neutralité, alors même qu’il n’a pas entendu les dirigeants de Suez. Ensuite, il ignore largement les autres actionnaires du champion de l’environnement et modifie le déroulement d’une opération de fusions-acquisitions

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