Lastéroïde Bennu éjecte des roches de sa surface à la manière dune comète – Sciences et Avenir

En décembre 2018, la sonde Osiris-Rex de la Nasa arrivait autour de sa cible, l’astéroïde Bennu qui était alors à quelque 124 millions de kilomètres de la Terre. Depuis presque deux ans maintenant, elle photographie et filme l’astre sous toutes les coutures en prévision de sa manœuvre risquée de collecte d’échantillons normalement prévue pour le mois d’octobre 2020. Les milliers d’images qu’elle a collectées confirme que Bennu est un objet complexe et un des rares astéroïdes actifs connus. 

Des astéroïdes dynamiques comme des comètes

Les astéroïdes actifs se comportent un peu comme des comètes en éjectant dans l’espace des particules de leur surface. Une tout petite poignée de ces objets particuliers a déjà été observée dans le système solaire. Et jamais aucun n’a été scruté d’aussi près que Bennu dont l’activité a été révélée dès le mois de mars 2019. En décembre de la même année, les premiers films montrant des éjectas s’échapper de Bennu étaient diffusés par l’Agence spatiale européenne. Ils ont été réalisés grâce à la suite de caméras OCAM, utilisée pour la navigation et l’observation de l’astre. Huit mois plus tard, une collection d’articles publiés dans le Journal of Geophysical Research: Planets rapporte des observations détaillées de ces évènements, qui sont nombreux et qui se produisent majoritairement en fin d’après-midi, lorsque les roches se sont réchauffées. 

Depuis son arrivée, Osiris-rex a observé des centaines d’évènements d’éjection et l’équipe scientifique en charge de la sonde en a analysé 300 dont 4 des plus grands, détectés entre décembre 2018 et septembre 2019. Les éjectas de Bennu apparaissant comme des point blancs lumineux sur les images. D’autres particules sont aussi visibles mais elles ne semblent pas provenir du même mécanisme estiment les chercheurs. 

Lire aussiLe double record de la sonde Osiris-Rex

Particules volantes

Dans ces nouvelles recherches, ils se sont justement focalisés sur ces particules éjectées. Leur taille varie de quelques millimètres à quelques dizaines de centimètres de diamètre. Et sur les 668 étudiées en détail, la majorité mesurait entre 0,5 et 1 centimètre. Elles ont été enregistrées se déplaçant à une vitesse moyenne de 20 cm/s, à l’exception d’une animée d’une vitesse aberrante de 3 m/s. Leur devenir peut être différent : certaines peuvent rester en orbite autour de Bennu pendant plusieurs jours (jusqu’à une semaine dans un cas) avant de retomber à sa surface tandis que d’autres sont directement expédiées dans l’espace et se mettent en orbite autour du Soleil. A l’exception des grands évènements d’éjection, il se détache entre une et deux particules de la surface de Bennu par jour. Ce qui finalement a peu d’impact sur la masse de l’astéroïde. En revanche, l’étude de la trajectoire des éjectas indique que l’intérieur de Bennu n’est pas uniforme : il y aurait des zones de densités variables à l’intérieur de l’astéroïde. 

Comment expliquer cette activité ? D’abord, il faut garder en tête que sur Bennu la gravité est très faible du fait de sa masse (environ 70 millions de tonnes) et donc il n’est pas nécessaire d’engager beaucoup d’énergie pour mettre en orbite un objet situé sur sa surface. Les auteurs ont étudié divers mécanismes susceptibles de provoquer des éjections en particulier les ricochets (un caillou éjecté retombe sur l’astre et en projette d’autres), l’impact de micrométéorites ou le rôle du stress thermique. Les deux derniers semblent être les plus susceptibles de provoquer le phénomène.

Craquage thermique

Les roches de Bennu se réchauffent pendant la journée puis se refroidissent la nuit, un cycle rapide puisque l’astre fait une rotation sur lui-même environ toutes les 4 heures. Au fil du temps et des variations de température, les roches se fissurent, se décomposent et des particules peuvent éventuellement être projetées de la surface, expliquent les auteurs des études. Le fait que les éjections de particules aient été observées plus fréquemment en fin d’après-midi, suggère que le craquage thermique est un facteur majeur à l’origine des éjectas, estiment-ils. Toujours selon eux, de nombreux autres astéroïdes considérés jusqu’ici comme neutres seraient en réalité actifs mais les traces de cette activité ne peuvent être aperçues que si l’on en est très proche.

En décembre 2018, la sonde Osiris-Rex de la Nasa arrivait autour de sa cible, l’astéroïde Bennu qui était alors à quelques 124 millions de kilomètres de la Terre. Depuis presque deux ans maintenant, elle photographie et filme l’astre sous toutes les coutures en prévision de sa manœuvre risquée de collecte d’échantillons normalement prévue pour le mois d’octobre 2020. Les milliers d’images qu’elle a collectées confirme que Bennu est un objet complexe et un des rares astéroïdes actifs connus. 

Des astéroïdes dynamiques comme des comètes

Les astéroïdes actifs se comportent un peu comme des comètes en éjectant dans l’espace des particules de leur surface. Une tout petite poignée de ces objets particuliers a déjà été observée dans le système solaire. Et jamais aucun n’a été scruté d’aussi près que Bennu dont l’activité a été révélée dès le mois de mars 2019. En décembre de la même année, les premiers films montrant des éjectas s’échapper de Bennu étaient diffusés par l’Agence spatiale européenne. Ils ont été réalisés grâce à la suite de caméras OCAM, utilisée pour la navigation et l’observation de l’astre. Huit mois plus tard, une collection d’articles publiés dans le Journal of Geophysical Research: Planets rapporte des observations détaillées de ces évènements, qui sont nombreux et qui se produisent majoritairement en fin d’après-midi, lorsque les roches se sont réchauffées. 

Depuis son arrivée, Osiris-rex a observé des centaines d’évènements d’éjection et l’équipe scientifique en charge de la sonde en a analysé 300 dont 4 des plus grands, détectés entre décembre 2018 et septembre 2019. Les éjectas de Bennu apparaissant comme des point blancs lumineux sur les images.

Articles liés

Réponses