Le taux de reproduction de lépidémie s’effondre en Île-de-France, notre carte de France – Capital.fr

Les bilans épidémiologiques de Santé publique France se suivent et ne se ressemblent pas. L’agence nationale, placée sous la tutelle du ministère de la Santé, a publié jeudi 10 septembre son rapport hebdomadaire sur le taux de reproduction de l’épidémie. Et les chiffres sont plutôt encourageants, alors même que le nombre de cas détectés quotidiennement explose. Après plusieurs semaines de hausse, cet indicateur – qui estime le nombre de personnes que contamine un individu porteur du virus – enregistre sa deuxième baisse consécutive.

A l’échelle nationale, le taux de reproduction du Covid-19 passe de 1,29 à 1,19 sur la base des tests réalisés entre le 30 août et le 5 septembre. Toutefois, les chiffres calculés à partir des données de passages aux urgences (OSCOUR), un autre indicateur, sont plus pessimistes et en légère hausse de 1,13 à 1,20. Les chiffres sont en baisse dans huit régions, dont l’Ile-de-France, la Provence-Alpes-Côte-d’Azur, l’Auvergne-Rhône-Alpes, la Bourgogne-Franche-Comté, la Nouvelle-Aquitaine, le Grand-Est et la Normandie. La baisse la plus spectaculaire s’est produite en Corse, où le taux s’effondre en passant de 2,58 à 1,54.

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C’est désormais en Ile-de-France que le taux de reproduction de l’épidémie est le plus faible, avec une estimation à 1 contre 1,31 la semaine dernière. Cela signifie que chaque personne contaminée en infecte seulement une autre à son tour. Quand le “R” dépasse 1, les scientifiques considèrent que l’épidémie progresse exponentiellement. A l’inverse, un taux inférieur à 1 indique le déclin des contaminations. Alors que Paris montre des signaux encourageants, cinq régions françaises enregistrent une hausse du nombre moyen de personnes infectées par un individu porteur du virus. Il s’agit des Hauts-de-France, du Centre-Val-de-Loire, de l’Occitanie, des Pays de la Loire et de la Bretagne.

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Une situation également stable en Outre-mer

En Outre-mer, la situation se stabilise également avec un taux qui n’évolue pas en Guadeloupe (1,20) et baisse même légèrement en Guyane (1,20) et à La Réunion (1,27). Seule la Martinique enregistre une hausse, en passant de 0,90 à 1,21. Si cet indicateur permet de suivre les tendances de la dynamique de transmission, Santé publique France rappelle que ces valeurs “ne doivent pas être interprétées de façon isolée, mais doivent être mises en perspective avec les autres données épidémiologiques disponible”. Si la baisse du R peut s’apparenter à une bonne nouvelle, la situation reste néanmoins préoccupante. Jeudi soir, le bilan de Santé publique France indiquait un nombre record de nouvelles contaminations – près de 10.000 en une journée – ainsi qu’une augmentation du taux de positivité, désormais établi à 5,4%. Par ailleurs, les nouvelles hospitalisations augmentent dans toutes les régions, à l’exception du Grand-Est.

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