Ligue 1 : lOM rompt la malédiction face au Paris-SG (1-0), Rennes prend la tête – Le Monde

Les Marseillais célèbrent leur première victoire face au PSG en neuf ans, grâce notamment à un Steve Mandanda décisif, dimanche 13 septembre à Paris.

L’éternité, c’est long… surtout vers la fin ! Pour l’Olympique de Marseille, l’éternité aura duré neuf ans et vingt affrontements sans le moindre succès face à son rival, le Paris-SG. Une disette qui a pris fin au terme d’un match électrique, en conclusion de la 3e journée de Ligue 1, dimanche 13 septembre, avec un succès 1-0.

Même s’il n’y avait pas tous les ingrédients d’un « Clasico », – un Parc des Princes plein, Kylian Mbappé coté parisien, le rythme d’un match joué à une période plus avancée dans la saison –, l’exploit est là et il gardera une place spéciale dans les mémoires marseillaises tant il a été bien préparé et exécuté.

« C’est évidemment une grosse joie, les joueurs ont été énormes », a déclaré l’entraîneur de Marseille André Villas-Boas.

La rencontre s’est terminée sur un début de bagarre générale qui s’est soldé par trois exclusions parisiennes (Neymar, Paredes, Kurzawa) et deux marseillaises (Benedetto, Amavi). Neymar, de retour comme titulaire après avoir guéri du coronavirus, a dénoncé à de multiples reprises le « racisme » de son adversaire marseillais Alvaro Gonzalez.

« Mon seul regret c’est de ne pas avoir frappé ce connard au visage », a tweeté en brésilien le numéro 10 parisien une heure après la rencontre.

« Je n’ai pas aimé le résultat et les trois dernières minutes », a résumé l’entraîneur Thomas Tuchel. « Le match a été hors de contrôle », s’est plaint le directeur sportif Leonardo, furieux contre l’arbitrage, sur la chaîne Téléfoot. Dans le centre-ville de Marseille, l’exploit de l’OM a en revanche été accueilli par des cris de joie et un concert de klaxons.

Cette défaite annonce le début du casse-tête pour le PSG qui vient d’enchaîner trois revers consécutifs sur le score de 1-0, toutes compétitions confondues (Bayern en finale de Ligue des Champions, Lens et Marseille en Ligue 1).

Malgré les retours comme titulaires de Neymar et Angel di Maria, testés positifs au Covid-19 début septembre, la formation de la capitale est encore loin de son meilleur niveau, la faute à une préparation tronquée par son parcours en Ligue des champions et la pandémie de coronavirus laissant sur le flanc ses buteurs Mbappé et Icardi, son capitaine Marquinhos, et son gardien Navas.

Il lui faudra attendre Metz mercredi pour espérer lancer sa saison, dans un duel très inattendu d’équipes sans le moindre point. Décidément, ce début d’exercice 2020-21 est déroutant à tous les niveaux.

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Mandanda au top

La première période du « Clasico » s’est aussi montrée surprenante : Marseille a marqué sur sa seule occasion, durant une période de nette domination parisienne. Florian Thauvin a profité du marquage élastique de la défense pour transformer, seul au second poteau, le coup franc de Dimitri Payet (31e, 1-0)

Le Marseillais Florian Thauvin, l’unique buteur du « clasico » entre le PSG et Marseille, dimanche 13 septembre.

Cela faisait cinq ans que l’OM n’avait plus mené au Parc des princes. Cette année-là, l’avantage avait duré dix minutes, jusqu’à ce qu’un doublé de Zlatan Ibrahimovic le ramène sur terre. Cette fl’Om, ois, ce but a décomplexé les Marseillais, les confortant dans leur stratégie : défendre bas et attendre le contre ou un coup de pied arrêté, pour être décisif.

Si Dario Benedetto a marqué un deuxième but (62e) annulé pour un hors-jeu très contestable, Mandanda a veillé dans les cages au respect des consignes de « AVB ». Le gardien, après deux semaines agitées par son départ précipité du rassemblement de l’équipe de France en raison d’un test positif au Covid-19 et de l’imbroglio qui a suivi avec son club, a montré qu’à 35 ans, il était toujours « Il Fenomeno », et une garantie de robustesse pour la Ligue des champions qui reviendra au Vélodrome en octobre.

Ses arrêts face à Marco Verratti (2e) et Di Maria (57e) ont été décisifs. Il a aussi bénéficié de la maladresse de Neymar (70e) pour garder sa cage intacte, et signer la deuxième « clean sheet » de l’OM face au PSG en neuf ans. L’OM peut également se réjouir du retour au premier plan de Thauvin, déjà auteur d’un but et de deux passes décisives il y a deux semaines à Brest, pour sa première titularisation depuis quatorze mois. La meilleure « recrue » possible pour l’OM !

Un doublé pour Serhou Guirassy lors de son premier match avec le Stade Rennais, dimanche 13 septembre, à Nîmes.

Avant ce choc, Rennes avait confirmé dans l’après-midi son bon début de saison et s’était hissé en tête de la Ligue 1 en s’imposant à Nîmes (4-2). Les Crocodiles ont subi la loi du nouveau buteur rennais Serhou Guirassy, auteur d’un doublé.

L’ancien Amiénois a d’abord ouvert le score d’une belle frappe enroulée (12e), servi par une passe en profondeur de Raphinha. Puis il a ajusté Baptiste Reynet à bout portant (39e), servi par Flavien Tait. Combatifs, les Nîmois lui ont répondu à chaque fois, d’abord avec une grosse frappe d’Andrés Cubas (36e) à l’entrée de la surface, puis au bout d’une patiente contre-attaque conclue par Zinedine Ferhat (55e).

Mais Nayef Aguerd a inscrit le but de la gagne (72e) pour les Bretons, à la reprise d’un coup franc, poussant le ballon entre les jambes de Reynet. Bourigeaud a scellé la rencontre au bout du temps additionnel (90e+7).

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Dominateur mais souvent maladroit, Lille a arraché la victoire dans les dernières minutes face à Metz (1-0) à l’issue d’un match animé au Stade Pierre-Mauroy. C’est le Brésilien Luiz Araujo, entré peu avant, qui a offert le succès au Losc au terme d’une jolie action collective (88e).

Les Dogues, qui avaient concédé le nul face à Rennes (1-1) lors de la 1re journée, ont ainsi décroché leur première victoire devant leur public, deux semaines après l’avoir emporté à Reims (1-0). Toutefois, cela ne masquera pas les difficultés d’un secteur offensif qui peine encore à trouver ses marques après les départs de Victor Osimhen et Loïc Rémy à l’inter-saison.

Avec seulement trois buts inscrits en trois matches, l’attaque lilloise est encore en difficulté, à l’image du Canadien Jonathan David, recruté pour 27 millions d’euros cet été et qui a encore été trop timide. En revanche, le Turc Burak Yilmaz a montré des progrès encourageants.

« La deuxième période était meilleure que la première (…) L’équipe a mieux évolué que les deux premières journées mais à quelques minutes près on aurait pu être frustrés », a reconnu Christophe Galtier, l’entraîneur du Losc.

Les Dogues pointent à la deuxième place du classement, devancés seulement à la différence de buts par Rennes.

Au Stade Louis-II, Monaco a maîtrisé les Canaris grâce aux premiers buts en Ligue 1 des jeunes Sofiane Diop et Willem Geubbels, qui ont offert la 1000e victoire de l’histoire du club dans l’élite. Avec 7 points, les Monégasques partagent la tête du classement avec Rennes et Lille. De quoi rendre alléchant le programme de la 4e journée, avec un Rennes-Monaco le 19 septembre.

Cette victoire des hommes de Niko Kovac, bien présent sur le banc monégasque dix jours après avoir été testé positif au coronavirus, a semblé se dessiner rapidement. Dès la 5e minute, sur une offensive de Gelson Martins côté droit, Ruben Aguilar a centré et le jeune Sofiane Diop, sorti de son marquage, a réalisé une belle reprise du droit en pivot (1-0, 5e) pour inscrire son premier but en L1.

A force de reculer et de ne pas parvenir à marquer (frappe de Ben Yedder sur le poteau, 58e), Monaco s’est fait peur. Les Canaris ont même logiquement égalisé sur une très belle volée de Blas, servi par Dennis Appiah et aidé par une faute de main de Majecki (1-1, 62e).

Mais Kovac possède des armes offensives sur le banc. Dès leur entrée (63e), Henry Onyekuru et willem Geubbels se sont mis en évidence. Le premier a servi le second, qui, d’un joli piqué s’est offert une belle première (2-1, 65e).

Le Lensois Facundo Medina s’offre un retourné acrobatique lors de la victoire du Racing à Lorient.

A Lorient, Lens a remporté le duel des promus (3-2) avec notamment un somptueux retourné acrobatique de sa recrue Facundo Medina.

Les Sang et Or, gonflés à bloc après leur victoire sur le Paris SG à Bollaert jeudi, ont encaissé le premier but au Moustoir, par Adrian Grbic (14e). Mais en trois minutes, ils ont repris l’avantage, d’abord par un penalty de Gaël Kakuta (31e). Et surtout par le splendide ciseau de Medina (34e), le premier but en L1 du jeune Argentin. Ignatius Ganago, lancé seul vers Paul Nardi, a finalement fait le break (63e), rendant insignifiant le penalty inscrit dans les arrêts de jeu par Yoanne Wissa (90e+3).

Angers s’est imposé à domicile (1-0) contre Reims grâce à son buteur Stéphane Bahoken, servi par une incroyable passe au sol d’Antonin Bobichon (55e). Reims a souffert de l’exclusion de son défenseur Wout Faes pour un pied haut dans la surface (42e), même si le gardien champenois Predrag Rajkovic a arrêté le penalty provoqué par le Belge.

Enfin, Brest engrange ses premiers points avec sa victoire (2-0) à Dijon grâce à des buts signés Perraud (42e) et le très spectaculaire Cardona (90e+5). Les Dijonnais qui ont fini à dix restent désespérément engoncés en bas du classement avec trois défaites en trois journées.

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Le Monde avec AFP

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