LVMH en piste pour prendre 40 % de Challenges Publications – Le Monde

Bernard Arnault, PDG de LVMH, à Paris, en janvier 2020.

Les unes après les autres, Claude Perdriel continue de mettre de l’ordre dans ses affaires. Après avoir cédé Le Nouveau magazine littéraire (Sophia Publications) à Lire (Editions Médias Culture et Communication), au printemps, après avoir placé La Recherche (Sophia Publications) dans le giron de Sciences et Avenir (Challenges Publications), au cours de l’été, le fondateur du Nouvel Observateur et du Matin de Paris accueillerait volontiers le groupe de Bernard Arnault, LVMH, au sein de Challenges Publications.

Dès le mois de février, il évoquait la multinationale française comme un « partenaire » potentiel, dans une interview au Journal du dimanche. A l’occasion d’un séminaire de rédaction organisé vendredi 11 septembre, ainsi que l’a révélé Libération, le 16 septembre, le nonagénaire est allé plus loin, en affirmant qu’une « lettre d’intention » lui était parvenue au cours de l’été. LVMH, détenteur du groupe de presse Les Echos-Le Parisien, prendrait 40 % du capital, soit la part acquise par Renault en 2017, et reprise en janvier par Claude Perdriel, à laquelle s’ajouterait un droit de premier refus sur les 60 % restants.

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Les deux entreprises travaillent déjà un peu ensemble, au travers d’un accord de partenariat dans l’événementiel. « Un certain nombre de repreneurs honorables, et pas seulement LVMH, m’ont proposé leur appui, précise au Monde le doyen de la presse française. Je ne cède pas Challenges, je cherche à en augmenter le capital avec un partenaire intéressant. Car je crois à l’avenir de la presse écrite, à sa nécessité face aux fausses informations des réseaux, et je crois à l’avenir de cette entreprise. »

« Aucune modification de capital en 2020 »

Contacté, le géant du luxe ne confirme pas son entrée prochaine au capital de Challenges. Il reconnaît, en revanche, volontiers « une relation de grande proximité et de très grande confiance, depuis très longtemps », entre l’homme d’affaires et l’homme de presse. « Bernard Arnault et moi avons fait la même école, l’X, et nous aimons la musique classique tous les deux, ajoute Claude Perdriel. Nous avons de nombreux points communs. L’amour des mathématiques et du progrès scientifique nous rapproche. »

« Il n’y a pas de lettre d’intention, mais un accord verbal entre Bernard Arnault et lui, et des idées jetées sur le papier », appuie Maurice Szafran, directeur éditorial de Sophia Publications. Dès le début de l’année, son patron a fait une promesse à ses équipes : « Il n’y aura aucune modification de capital en 2020. »

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