Michèle Rubirola (EELV) : « Interdire les rassemblements publics sans distanciation physique » – Le Monde

Michèle Rubirola (EELV), nouvelle maire de Marseille, le 4 juillet.

A la veille de se mettre en retrait pour quelques jours à partir de lundi 14 septembre pour cause d’intervention chirurgicale, la maire (Europe Ecologie-Les Verts) de Marseille, Michèle Rubirola, a passé le week-end à échanger avec les services de la préfecture des Bouches-du-Rhône. A la demande du premier ministre, Jean Castex, les élus locaux, à Marseille comme à Bordeaux et en Guadeloupe, ont participé à l’élaboration des nouvelles mesures sanitaires qui doivent concerner ces trois foyers principaux de la seconde vague de Covid-19. Egalement médecin, Mme Rubirola avait, fin août, en compagnie de la présidente de la métropole (Les Républicains, LR), Martine Vassal, dénoncé les « injonctions » du gouvernement dans la gestion de la crise. Elle applaudit aujourd’hui à la nouvelle méthode de l’exécutif et se dit « vigilante mais pas inquiète » pour Marseille.

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Quelle forme a pris la concertation souhaitée par le premier ministre ?

Elle s’est déroulée par le biais d’échanges téléphoniques et numériques avec le préfet des Bouches-du-Rhône, Christophe Mirmand, qui comprend et partage nos préoccupations. Je suis ravie de voir que l’Etat a enfin compris que l’intérêt commun était d’associer les acteurs locaux aux décisions. Je ne suis pas du tout dans un combat Paris-Marseille.

Quelles mesures avez-vous proposées pour juguler l’avancée du virus à Marseille ?

J’ai d’abord rappelé que la ligne est étroite entre des décisions nécessaires et des décisions mortifères, qu’il faut être vigilant sur les plans économique, social et sanitaire et que ces trois composantes doivent être prises en considération. Il est important pour moi de ne pas toucher aux horaires de fermeture des bars et des restaurants à 0 h 30. Il n’y a pas d’étude scientifique qui prouve que la propagation du virus est plus importante à partir de 23 h 30. En fermant ces établissements, on favoriserait des rassemblements non contrôlés à l’intérieur de lieux privés ou dans l’espace public. J’ai demandé aussi à ce que l’on soit très attentif aux transmissions par contact. J’ai requis une augmentation de la fréquence des transports en commun, pour éviter que les utilisateurs s’agglutinent sur les plates-formes. J’ai soulevé également la question des bars à chicha, où les risques de transmission, favorisés par la vapeur d’eau, ne sont pas pris en compte. Si quelqu’un veut fumer une chicha tout seul, dehors, c’est possible. Mais à plusieurs et à l’intérieur, c’est dangereux.

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