NBA : Les Clippers éliminés et désastreux, Adebayo scotche Boston – BasketSession

Les résultats de la nuit en NBA, celle du cauchemar des Clippers

Boston Celtics – Miami Heat : 114-117 (0-1)

Los Angeles Clippers – Denver Nuggets : 89-104 (3-4)


Ces Nuggets ont du coeur !

– On les avait enterrés. On avait déjà préparé le plateau télé spécial derby de L.A. Quelle énorme bêtise ça a été de ne pas croire que les Denver Nuggets étaient capables de sortir les Los Angeles Clippers. Après avoir été menés 3-1 pour la deuxième fois de suite dans ces playoffs, les joueurs de Mike Malone on a nouveau fait un miracle en remportant le game 7 haut la main, pour rejoindre les Lakers en finale de la Conférence Ouest.

Il y a eu choking job des Clippers, à nouveau, c’est une certitude. En revanche, réduire cette défaite à la seule défaillance psychologique des Californiens, c’est un peu facile. Dans ce game 7 et globalement depuis trois matches, Denver joue un basket collectif et hyper enthousiasment qui a fait disjoncter ce que l’on pensait être une machine presque infaillible.

Adam Silver et les diffuseurs sont en dépression à l’idée que Denver aille en Finales NBA, mais honnêtement, ce ne serait pas du tout une perte pour le jeu.

Les Denver Nuggets exultent dans le vestiaire après la victoire, ce groupe est magnifique !

– Puisque la NBA marche en tandem contre tandem, arrêtons-nous deux secondes sur l’opposition en question. On va faire simple. Nikola Jokic et Jamal Murray ont joué cette nuit comme des superstars. Kawhi Leonard et Paul George, eux, ont donné l’impression d’être des cadets tétanisés par l’enjeu. Oui, même Kawhi a joué l’envers. Même le cyborg que l’on pensait programmé pour emmener une troisième franchise différente jusqu’au titre dès sa première saison.

Leonard et George ont shooté, en cumulé, à 10/38, sans vraiment parvenir à peser d’une autre façon. En face, on an revanche vu deux joueurs prendre une dimension encore plus incroyable que ce que l’on pensait et espérait. Jamal Murray a claqué 40 points à 15/26 avec un toucher de balle et des skills de scoreur effrayantes. Nikola Jokic, pour sa part, est en train de repousser les limites de la décence et des conventions sociales. Le Serbe a signé un énorme triple-double et a posé sa grande papatte sur ce match sans avoir besoin de marquer plus de 16 points. Avec 16 pts, donc, mais aussi 13 passes et 22 rebonds, plus quelques séquences, notamment à la passe, complètement géniales, le contrat est plus que rempli.

Lillard et McCollum taillent sauvagement l’élimination des Clippers sur Twitter et c’est assez drôle ^^

– Sur les trois dernier matches, ceux durant lesquels les Clippers auraient dû plier l’affaire, ils ont mené de 19, 15 et 12 points. Le problème va au-delà de la défaillance d’un seul joueur ou d’un seul duo. Les problèmes d’alchimie compensés par le talent des uns et des autres va obliger à un cas de conscience et à une grosse réflexion pendant l’intersaison.

– Jokic, ce génie du mal. A +20, le pivot des Nuggets s’est permis une passe aveugle derrière la tête d’une facilité et d’une magie assez folles. Il a fallu que Patrick Beverley découpe Jamal Murray pour empêcher Denver de prendre la première place du top 10 là-dessus.

Du respect pour ces INCROYABLES Nuggets !

– Pour son camarade Murray, on est plus sur le registre, “je marche sur l’eau, ça rentre de partout, viens-y donc voir Pat Beverley”.

– La quote petit foutage de gueule de Paul George, qui les empile depuis le début des playoffs :

“Intérieurement, on savait tous que cette saison ce n’était pas vraiment ‘on gagne,ou c’est un échec’.”

Mais c’est quoi alors, exactement, Paulo ? Parce qu’avec un effectif quasiment au complet, deux des dix meilleurs joueurs théoriques de la ligue dont le dernier MVP des Finales et un avantage de 3-1 contre une équipe initialement plus faible, ça ressemble quand même pas mal à un échec, non ?

Kawhi Leonard et Paul George, les stars des Clippers accusent le coup, « Il n’y a aucune excuse »


MIAMI HEAT – BOSTON CELTICS : UNE HISTOIRE DE CONTRE

– En guise d’apéritif, on a quand même déjà eu droit à un superbe et intense game 1 pour la finale de l’Est. Miami a pris les devants, mais pas n’importe comment. En prolongation, mais aussi et surtout grâce à ce que Magic Johnson a qualifié de plus grosse action défensive de l’histoire des playoffs. Antoine, lui, se contentera d’une action “ouf de chez ouf” dans son article sur le sujet.

Toujours est-il que le contre de Bam Adebayo sur Jayson Tatum, parti pour cartonner le cercle, dans les dernières secondes de l’overtime, risque de définir sa carrière pendant quelques temps. L’intérieur All-Star a été héroïque.

Bam Adebayo, l’un des blocks les plus dingues de l’Histoire

– Héroïque aussi, ou plutôt Jean-Michel Clutch, Jimmy Butler a continué de porter ses bijoux de famille larges comme des ballons au moment opportun. La star du Heat a claqué ce qui aura finalement été le shoot de la gagne à 12 secondes de la fin, juste avant que Tatum ne prenne Adebayo pour un vulgaire LeBron – on plaisante, du calme les groupies – sur lequel il avait rentré un tomar dément lors des playoffs de sa saison rookie.

A la fin du temps réglementaire, Butler avait déjà signé un panier à 3 points important pour mettre Miami du bon côté de la balance.

– Peut-être inspiré par son jeune co-président de la Slovénie, Luka Doncic, et les deux baraques à frites Primoz Roglic et Tadej Pogacar sur le Tour de France, Goran Dragic a été énorme : 29 points, 7 rebonds et 4 passes à 11/19. Le “vieux” dragon est plus que réveillé.

– Ah tiens, allez, pour la route, on se remet le contre de Bam Adebayo en caméra Phantom. C’est quand même d’une beauté et d’une justesse délirantes.

– Avant cette fin contrariante pour eux, les Celtics avaient adopté une approche un peu curieuse de prime abord, mais qui marche très bien dans ces playoffs. S’en remettre à Marcus Smart et le laisser faire… du Marcus Smart : 26 points à 6/13 à 3 points, de la provocation, de la débauche d’énergie capable de te réveiller un mort et une envie contagieuse (OK, le terme est un peu touchy, mais c’est l’adjectif qui traduit le mieux son impact), Smart a de nouveau été le moteur des Celtics.

Kemba Walker sérieusement agacé après le Game 1 face à Miami

– Boston s’en voudra de ne pas avoir été moins brouillon et plus précis dans le money time, Jayson Tatum en particulier. Par contre, il n’y a pas du tout péril dans la demeure et il faut se préparer à voir cette série se jouer tous les soirs à la muerte.

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