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Nice : le cuisinier du restaurateur qui a ouvert illégalement contraint de quitter le territoire français – Le Figaro

Le patron, qui avait bravé les restrictions de fermeture liées au Covid-19, avait été placé en garde à vue mercredi soir car il employait un cuisinier en situation irrégulière.

À Nice, Christophe Wilson, patron du restaurant Le Poppies, situé en plein centre-ville de la Cité des anges, s’est retrouvé en garde à vue, mercredi, après avoir bravé les restrictions sanitaires en ouvrant son restaurant. L’initiative, lancée pendant le temps de midi, a engendré une cinquantaine de réservations et une centaine de clients ont pu profiter de la pause déjeuner pour se sustenter. La police est intervenue dans la soirée pour verbaliser le chef d’entreprise et l’a finalement interpellé, après s’être rendu compte qu’il employait un cuisinier en situation irrégulière. Ce dernier a été placé en centre de rétention administrative (CRA) car il ne possédait aucun document d’identité.

Sorti ce jeudi du CRA de Nice, le cuisinier, de nationalité ivoirienne et âgé de 34 ans, s’est vu délivrer une obligation de quitter le territoire français (OQTF), a appris Le Figaro de source proche du dossier. L’homme, inconnu des services de police, était entré sur le territoire national en 2011. Il a maintenant 30 jours pour le quitter. Son OQTF a été assortie d’une interdiction de retour de deux ans, une procédure classique dans ce genre de situation, selon la même source.

Dans un communiqué publié jeudi soir, l’union départementale de la CGT des Alpes-Maritimes s’est indignée de la situation, en «condamnant le fait qu’un travailleur se retrouve incarcéré en centre de rétention, alors qu’il était sur son lieu de travail». «Cela fait des années que la CGT alerte, notamment les services de la préfecture, sur la situation des salariés sans titre de séjour. Ces travailleuses et travailleurs sont utilisés, notamment dans la restauration, par des employeurs peu scrupuleux profitant de leur situation de vulnérabilité», a-t-elle déploré, réclamant la «régularisation» de ces travailleurs sur «la simple preuve de la relation de travail». La CGT a indiqué son intention de saisir le cabinet du ministère de l’Intérieur pour contester l’OQTF. D’après une source proche du dossier, une telle mesure n’est contestable que devant le tribunal administratif.

Quant à Christophe Wilson, sa garde à vue devait être levée jeudi soir, selon le parquet niçois. «Nous allons lever la garde à vue. Le mis en cause va être convoqué devant un délégué du procureur pour un rappel à la loi pour recours à un étranger sans titre», a précisé à l’AFP le procureur de la République Xavier Bonhomme.

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Auteur : Asselli Icône 2 vérifiée
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