Pétrole: le déclin de la demande mondiale est amorcé – Le Figaro

Alors que l’Opep célèbre ses 60 ans, BP estime que le pic historique de la consommation mondiale est atteint.

Le prix du baril de brut reste 40 % sous sa valeur de début d’année, à 40 dollars à peine pour le Brent.
Le prix du baril de brut reste 40 % sous sa valeur de début d’année, à 40 dollars à peine pour le Brent. Andrey Burmakin/Andrey Burmakin – Fotolia

C’est dans la discrétion, par un simple communiqué et la diffusion de quelques photos souvenirs, que l’Opep a célébré lundi son soixantième anniversaire. La pandémie de Covid-19 explique bien sûr l’absence de cérémonies pour les treize États membres de l’organisation des pays exportateurs de pétrole, fondée en 1960. Mais l’état du marché du brut n’incite pas non plus les pays du «cartel» à l’euphorie.

Le prix du baril de brut reste 40 % sous sa valeur de début d’année, à 40 dollars à peine pour le Brent. En avril, le coronavirus, qui a gelé la demande à travers le monde, avait entraîné une chute de 70%, avec cet épisode fou et inédit de prix négatifs pour le brut américain, le WTI. Face à l’effondrement de la consommation, les investisseurs, quelques heures durant, étaient prêts à payer pour se débarrasser de volumes de pétrole dans un contexte de stockages saturés.

La dégringolade de la demande, accidentelle, pourrait cependant annoncer le début d’un déclin irrémédiable. C’est ce que suggère

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