Près de Montpellier : Schneider electric ferme son site, 80 salariés concernés – Midi Libre

La production de l’usine de Lattes va être transférée, un an après Fabrègues. L’annonce a été faite ce mercredi 16 septembre aux salariés.

Douche froide pour les salariés de Schneider electric à Lattes. Un an après la fermeture du site de Fabrègues, la direction a annoncé ce mercredi 16 septembre au matin aux organisations syndicales, lors d’un comité social et économique, que l’une des deux usines de Lattes allait devoir fermer.

Le calendrier prévoit un aboutissement du processus au cours du second semestre 2021. “Environ 80 salariés sont concernés. L’activité de production sera rapatriée sur les sites d’Aubenas et Grenoble et le service comptabilité va être transféré à Grenoble”, résume Pauline Gibert, déléguée syndicale CFDT.

De 1 200 à 250

Les personnels du site héraultais se savaient menacés à plus ou moins long terme, mais pensaient bénéficier d’un sursis après la fermeture de l’usine de Fabrègues en 2019, opération qui avait déjà sacrifié une cinquantaine de postes. Mais cette annonce semble finalement n’être que la suite logique de la politique de Schneider, qui avait déjà sacrifié le site de Montpellier-Pompignane en 2013, trois ans après le rachat de l’activité à Areva en 2010, puis celui de Fabrègues l’an dernier.

Lorsque Schneider electric a repris la branche transmission et distribution d’énergie d’Areva, les différents sites de production héraultais comptaient quelque 1 200 salariés. Une fois l’usine de Lattes fermée, il n’en restera qu’un peu plus de 250, conséquence d’une série de cinq plans de restructuration.

La direction, qui plaide une forte baisse de l’activité depuis plusieurs années, assure que des reclassements seront proposés aux personnels du site lattois. “Mais pour beaucoup, la perspective d’un déménagement semble impossible”, reprend, dépitée, Pauline Gibert. Deux autres sites, à Saumur et Grenoble, vont subir le même sort, pour un total de 400 salariés.

Les syndicats de l’usine de Lattes vont se réunir pour envisager des actions au cours des prochaines semaines. Pauline Gibert prévient : “La colère monte chez les salariés.”

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