Présidentielle américaine, J − 47 : la campagne Trump fait le choix de lagressivité – Le Monde

A la faveur de la convention démocrate, qui a intronisé Joe Biden candidat de son parti pour l’élection présidentielle du 3 novembre, Le Monde a relancé son carnet de bord de la campagne. Un point quotidien, avec les faits de campagne, les publicités politiques, les sondages, les cartes et les chiffres qui permettent de suivre et de vivre la plus importante compétition électorale du monde.

Donald Trump a donné une conférence de presse à la Maison Blanche, à Washington, mercredi 16 septembre.

Donald Trump a partagé une vidéo truquée, mardi 15 septembre au soir, puis de nouveau mercredi matin, pour attaquer son adversaire démocrate, Joe Biden.

Ce dernier, en tournée auprès de l’électorat hispanophone de Floride, avait choisi le jour même de faire jouer sur son téléphone le succès Despacito du Porto-Ricain Luis Fonsi, qui venait de faire son éloge. Des sympathisants du président ont remplacé la chanson par le titre de rap Fuck the police, du groupe NWA, alors que Donald Trump assure faussement que son adversaire veut réduire les budgets des forces de l’ordre.

Plus tôt dans la journée, Donald Trump, prompt à partager des messages complotistes ou mensongers, en avait fait de même avec celui d’une fidèle anonyme accusant Joe Biden de pédophilie.

Le recours aux vidéos truquées n’est pas nouveau de la part de l’équipe de campagne du président. Elle a ainsi tronqué un extrait du discours prononcé à Pittsburgh, le 31 août, dans lequel l’ancien vice-président démocrate avait vivement critiqué le bilan de Donald Trump en termes de sécurité. La vidéo faisait dire au candidat démocrate : « vous ne serez pas en sécurité dans l’Amérique de Joe Biden » alors qu’il citait le président à son propos.

La veille, le numéro deux de la minorité républicaine à la Chambre des représentants, Steve Scalise (Lousiane), avait également utilisé une vidéo manipulée qui modifiait une question posée à Joe Biden, lors d’un entretien à distance, par un avocat atteint d’une sclérose latérale amyotrophique. Privé de l’usage de la parole par cette maladie dégénérative, Ady Barkan s’exprime par le truchement d’un ordinateur. Les auteurs de la vidéo avaient ajouté des mots dans l’une de ses questions pour faire croire que Joe Biden, qui répond par l’affirmative, soutient des coupes dans les budgets de la police.

Le Washington Post a également identifié des photos retouchées utilisées dans des publicités de campagne pour accréditer l’idée d’un candidat démocrate affaibli physiquement et isolé. Dans l’une d’elles, qui montrait Joe Biden assis par terre dans un salon, les personnes qui l’entouraient avaient été effacées. Dans une autre, le micro que l’ancien vice-président avait au poing avait également été retiré.

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