Présidentielle américaine, J – 51 : le changement climatique sinsinue dans la campagne – Le Monde

A la faveur de la convention démocrate, qui a intronisé Joe Biden candidat de son parti pour l’élection présidentielle du 3 novembre, Le Monde a relancé son carnet de bord de la campagne. Un point quotidien, avec les faits de campagne, les publicités politiques, les sondages, les cartes et les chiffres qui permettent de suivre et de vivre la plus importante compétition électorale du monde.

Donald Trump lors d’un rassemblement à l’aéroport de Minden-Tahoe (Nevada), samedi 12 septembre.

Donald Trump a été obligé de modifier son agenda pour ajouter une étape californienne à la tournée engagée samedi 12 septembre dans l’Ouest américain. Des dizaines de feux dévastateurs, alimentés depuis des jours par une sécheresse chronique et des vents violents, ravagent actuellement l’Etat de Washington, l’Oregon et la Californie. Au moins 16 victimes ont été recensées au cours des derniers jours, mais le directeur des services de gestion des urgences de l’Oregon, Andrew Phelps, a dit se préparer « à un nombre considérable de morts, en nous fondant sur ce que nous savons du nombre de bâtiments détruits », de vastes régions étant encore pour l’instant inaccessibles.

Ignorer ce désastre qui frappe des bastions démocrates devenait de plus en plus délicat pour le président, qui s’est rendu récemment dans deux Etats républicains touchés par des catastrophes naturelles, l’Iowa et le Texas. Mais le déplacement en Californie constitue une gageure pour Donald Trump. Son adversaire Joe Biden a assuré dans un communiqué publié samedi consacré à ces incendies que « la science est claire et des signes mortels comme ceux-ci sont indubitables : le changement climatique constitue une menace existentielle imminente pour notre mode de vie ». « Le président Trump peut essayer de nier cette réalité, mais les faits sont indéniables. Nous devons absolument agir maintenant pour éviter un avenir défini par une succession sans fin de tragédies comme celle que les familles américaines endurent aujourd’hui » dans cette région, a-t-il ajouté.

Donald Trump, qui n’a mentionné qu’à deux reprises ces incendies depuis qu’ils ont pris cette ampleur, a vanté le 8 septembre le bilan environnemental de son administration au cours d’un déplacement en Floride. « Nous avons actuellement l’air le plus pur que nous ayons jamais eu dans ce pays, disons au cours des quarante dernières années », a-t-il assuré, alors que les images de ciels orangés s’affichent à la « une » des médias américains. L’indice de qualité de l’air samedi matin à Salem, la capitale de l’Oregon, a atteint le chiffre de 512 sur une échelle qui va ordinairement de 0 à 500, soit le pire résultat depuis le début de ces mesures, en 1985.

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