Présidentielle américaine, J – 52 : Donald Trump engrange des succès diplomatiques – Le Monde

A la faveur de la convention démocrate, qui a intronisé Joe Biden candidat de son parti pour l’élection présidentielle du 3 novembre, Le Monde a relancé son carnet de bord de la campagne. Un point quotidien, avec les faits de campagne, les publicités politiques, les sondages, les cartes et les chiffres qui permettent de suivre et de vivre la plus importante compétition électorale du monde.

Le président américain, Donald Trump, à la Maison Blanche, à Washington, le 11 septembre.

Le président américain, Donald Trump, a annoncé, vendredi 11 septembre, la normalisation des relations entre Bahreïn et Israël, moins d’un mois après un premier accord similaire entre les Emirats arabes unis et Israël. « C’est une journée véritablement historique », a lancé le président des Etats-Unis. Déjà nommé pour le prix Nobel de la paix par un député d’extrême droite norvégien pour son rôle dans la normalisation des relations entre les Emirats arabes unis et l’Etat hébreu, M. Trump engrange un succès diplomatique à moins de huit semaines de l’élection du 3 novembre.

« Il se passe des choses au Moyen-Orient que personne n’aurait même pu envisager », s’est-il félicité. « Au fur et à mesure que d’autres pays normalisent leurs relations avec Israël, ce qui arrivera, nous en sommes convaincus, assez rapidement, la région deviendra plus stable, plus sûre et plus prospère », a poursuivi le président avec optimisme.

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En déclarant jeudi que le secrétaire d’Etat, Mike Pompeo, se rendrait au Qatar samedi 12 septembre pour assister à l’ouverture de pourparlers de paix entre les rebelles talibans et les autorités de Kaboul, M. Trump a déjà conforté son discours de campagne qui met en avant le fait qu’il n’a engagé son pays dans aucun conflit depuis son arrivée à la Maison Blanche et qu’il s’efforce de mettre un terme aux « guerres sans fin » héritées de ses prédécesseurs.

Ces percées lui permettent d’effacer une série de revers, tout d’abord avec l’Iran. Washington a été incapable d’enclencher le retour des sanctions onusiennes pour lequel il plaidait. La stratégie de la « pression maximale » n’a pas dissuadé Téhéran de porter son stock d’uranium enrichi à cinq fois le plafond autorisé par un accord international torpillé par M. Trump en 2018. Le président des Etats-Unis n’a pas été plus heureux avec la Corée du Nord. En dépit de trois rencontres avec Kim Jong-un, il n’est pas parvenu à obtenir des avancées significatives vers la dénucléarisation qu’il espérait.

L’impact électoral de ces succès diplomatiques reste cependant incertain. Traditionnellement, ces dossiers ont peu d’influence sur les choix des électeurs, d’autant que les normalisations annoncées n’ont pas l’impact des traités de paix conclus entre Israël et l’Egypte ou la Jordanie.

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