PS5 : prix de la console, disponibilité, cross-gen, rétrocompatibilité… Jim Ryan sexprime – Gamekult

Sur le prix de la PS5

Ou plutôt “les prix des machines” puisque le coût d’une PS5 va de 400 à 500 euros selon le modèle. Selon Jim Ryan, ce positionnement tarifaire a été décidé “assez tôt cette année” et il était entendu dès le départ que le constructeur offrirait au moins un modèle au même prix que la PS4, ce 399,99 euros qui lui a tant porté chance face aux 499,99 euros de la Xbox One. La donne sera un peu plus nuancée cette année, car si la concurrente directe de la PS5 coûte encore un billet de 500, la Xbox Series S offre une alternative à un prix défiant toute concurrence, pour des performances toutefois assez nettement inférieures.

Sur la disponibilité de la PS5

Plus tôt cette semaine, Sony a démenti la rumeur selon laquelle le constructeur aurait récemment dû revoir à la baisse ses objectifs de production. On ne saura évidemment pas combien de millions de consoles Sony ambitionne de mettre sur le marché pendant la fenêtre de lancement, mais Jim Ryan assure qu’il y aura davantage de PS5 dans les rayons qu’il n’y avait de PS4 en 2013. Sony avait pour rappel vendu un peu plus de 2 millions de PS4 deux semaines après son lancement. La présence de deux modèles risque toutefois de compliquer les affaires, surtout si la PS5 Digital Edition n’est pas suffisamment représentée.

Sur les jeux cross-gen et le support de la PS4

Alors que PlayStation semblait brandir un discours visant à faire une distinction claire et directe entre les deux générations, l’annonce de Spider-Man : Miles Morales, Horizon : Forbidden West et Sackboy : A Big Adventure sur PlayStation 4 a suscité quelques vives réactions parmi les plus technophiles des joueurs. L’idée étant que développer en tenant compte de la génération actuelle limite les possibilités des créateurs, en tout cas pour certains jeux. “Personne ne devrait être déçu. Les versions PlayStation 5 de ces jeux sont pensées dès le départ pour exploiter les fonctionnalités de la console et nous avons un programme de mise à niveau pour que les joueurs PS4 obtiennent les versions PS5 gratuitement. C’est une question de choix et je suis vraiment content de la situation“, répond Jim Ryan.

Le patron de PlayStation estime d’ailleurs que la PS4 a encore 3 ou 4 années devant elle. S’il est peu probable de voir Sony continuer à sortir des jeux sur la machine pendant autant de temps (le constructeur n’a en tout cas pas opéré ainsi avec la PS3), on peut compter sur d’autres franchises, notamment sportives, pour faire durer le plaisir autant que possible. “La communauté PS4 restera encore très importante pour nous pendant 3 ou 4 ans. Beaucoup passeront sur PS5, si nous faisons les choses correctement, mais des dizaines de millions vont continuer de jouer sur PS4“, anticipe Jim Ryan.

Sur la rétrocompatibilité

Pas mise en avant pendant la présentation d’hier soir, si ce n’est indirectement à travers la PlayStation Plus Collection, la rétrocompatibilité de la PS5 avec les jeux PS4 est cependant pleinement fonctionnelle, à quelques exceptions près. Selon Jim Ryan, 99% du catalogue de la PS4 fonctionne actuellement sur la nouvelle machine de Sony. Les 18 jeux de la PlayStation Plus Collection, qui seront disponibles sans frais supplémentaires pour les abonnés, fonctionnent d’ailleurs sur la base de cette rétrocompatibilité. Il faudra cependant repasser pour en savoir plus sur les éventuelles améliorations techniques.

Sur les portages PC, les films et les séries

Rien de neuf en ce qui concerne la politique de Sony par rapport au PC. Après Horizon : Zero Dawn, Jim Ryan confirme que Sony prévoit toujours de sortir d’autres jeux PlayStation sur PC, même s’il s’agit d’une erreur dans le cas de Demon’s Souls dont la bande-annonce a malencontreusement laissé croire à un jeu multiplateforme. Sortir des jeux sur PC de temps en temps constitue, au même titre que la production du film Uncharted et de la série The Last of Us, des outils promotionnels dont l’enjeu reste de faire venir plus de monde dans l’écosystème PlayStation. “Notre vision est que même si nous respectons la primauté de la PlayStation en tant que destination principale de nos licences, nous pensons qu’il est temps d’explorer en quelque sorte l’extension de notre catalogue. Nous pensons que ces ceux deux étapes sont parfaitement logiques“, explique le PDG.

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