PSG-Metz : Les Parisiens sont-ils au bord du burn-out physique ? – 20 Minutes

Kimpembé félicite Draxler après son but face à Metz, le 16 septembre 2020. — Francois Mori/AP/SIPA

Au Parc des Princes,

Petite blague involontaire pour commencer. On regardait Thomas Tuchel traîner sa misère avec des béquilles pour rejoindre l’estrade de la conférence de presse quand l’Allemand nous a promis que « c’était la dernière fois » qu’on le voyait avec et qu’il essaierait de faire sans dès samedi avant Nice. De notre côté, parce qu’on est un brin pervers, on a aussitôt pensé que ça aurait pu être la dernière fois tout court qu’on se voyait, tant le PSG a frôlé le drame face à une équipe messine foutrement guignarde au Parc, comme depuis le début de la saison. C’est passé pour cette fois, mais l’entraîneur allemand n’avait pas la mine plus réjouie que ça. Comme nous, il sent son groupe sur un fil depuis la fin en queue de poisson à Lisbonne.

« L’équipe était morte dans le vestiaire »

On laisse aux confrères qui ont plus d’infos que nous les rumeurs sur le fossé grandissant entre Tuchel et certains de ses joueurs, qui ne manqueraient pas, entre autres, de se poiler par-derrière sur la tactique préférée du staff « Donnez la balle à Ney, cherchez Ney », pour s’intéresser au carburateur. Le PSG joue-t-il (déjà) sur la jante, alors qu’on serait bien incapable de savoir à quoi ressemble l’état physique des troupes après une reprise plus précoce que les autres, un Final 8 à haute intensité pendant que le reste de la L1 peaufinait sa préparation, et enfin une flopée de positifs au Covid sous le soleil d’Ibiza ?

Si Marquinhos, de retour en défense centrale, a suggéré que le groupe était « en phase de reprise », sous-entendant que tout ça allait rentrer dans l’ordre rapidement, Tuchel se montrait un peu plus inquiet que son capitaine.

« L’équipe était morte dans le vestiaire. On utilise beaucoup de joueurs alors qu’ils n’ont pas fait un seul entraînement, comme Marqui ou Mauro [Icardi], on utilise trop Angel [Di Maria] et Gana [Gueye], et aujourd’hui Abdou [Diallo] revenait alors que ça faisait très longtemps qu’il ne jouait plus. Les quatre derrière n’avaient jamais évolué ensemble. Et maintenant je m’attends à une grosse blessure de Bernat ».

Bernat gravement blessé ?

Le latéral espagnol, dont on ignore si l’entrée était prévue ou si elle s’est imposée d’elle-même au regard des difficultés de De Bakker au fil de la 2e mi-temps, a mis le clignotant avant les arrêts de jeu à cause d’une grosse douleur au genou suite à un choc avec Kimpembé. Grosse entorse ou ligaments, ce n’est pas la même eau gazeuse, mais c’est un pépin de plus pour Tuchel obligé de compter les morts, les déserteurs, et les soldats mis aux fers après la grande bataille du classique.

Contre Metz, en plus du wagon de suspendus, manquaient Verratti et Kehrer, touchés aux adducteurs, pas sûrs de revenir dimanche contre Nice, où Tuchel espère quand même récupérer Kylian Mbappé. « Il se sent bien, il a été positif mais il n’a jamais eu de symptômes. Il s’entraîne individuellement depuis quelques jours maintenant, il n’est pas interdit qu’il s’entraîne avec nous samedi, on décidera à ce moment-là ». Son retour ne sera pas de trop pour épauler ce pauvre Icardi, encore bien pataud mercredi malgré un léger mieux par séquences.

Mbappé espéré pour Nice

On peut reprocher à l’Allemand une certaine réticence à lancer les gamins qui doivent piaffer d’impatience sur le banc. Eux au moins sont frais comme la rosée du matin, et ça n’aurait pas coûté grand-chose de donner dix ou quinze minutes à Ruiz ou Kalimuendo, par exemple. Mais Draxler a surgi et récompensé d’une certaine manière l’opiniâtreté des tauliers du jour, qui n’ont jamais renoncé à pousser, y compris à neuf contre onze après la sortie de Bernat.

Cela peut signifier par ailleurs qu’ils ne sont pas si rincés que ça, mais l’accumulation de pépins à droite à gauche nous fait plutôt pencher pour le surménage, avec gros risque de casse à venir. Pour tout dire, on s’est revus quelques années en arrière, 2015 de mémoire, à la fin d’un scénario dans la même veine contre Caen. Des blessures à tire-larigot et le PSG obligé de jouer à neuf pour finir. Sauf qu’on était au mois de mars et que ça commençait à sentir l’écurie. Là, c’est un peu tôt pour se retrouver avec une équipe cramoisie.

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