Sony WH-1000XM4 : le test complet – 01net.com

Deux ans après son avènement sur la scène des casques à annulation de bruit, Sony veut maintenir sa position. Cette version « Mark IV » du WH-1000X arrive donc à point nommé pour prendre la relève de celui qui a fait passer le constructeur japonais d’outsider à co-leader du marché, au coude-à-coude avec l’historique Bose et son excellent NC 700.

Autant dire que Sony n’a pas voulu changer une équipe qui gagne. Lorsqu’on le prend en main, il est bien difficile de faire la différence entre ce nouveau casque et la version « Mark III » du WH-1000X, tant le design est similaire et les différences se jouent sur des détails.

L’amélioration la plus perceptible est finalement le renforcement du rembourrage au niveau de l’arceau et des écouteurs. Cela le rend encore plus confortable et le fait s’approcher encore plus près du modèle de Bose qui reste toujours la référence en la matière.

Même électronique, nouveaux algorithmes

À l’intérieur, l’électronique ne change pas non plus. Sony a conservé les mêmes drivers de 40 mm qui équipaient la génération précédente, mais aussi la même puce baptisée « QNA », largement assez puissante d’après le constructeur. Elle analyse les données recueillies plus de 700 fois par seconde pour ajuster l’efficacité de la réduction de bruit en toutes circonstances.

Mais alors qu’est-ce qui change vraiment avec cette quatrième génération ? L’évolution est tout d’abord à chercher du côté du logiciel interne. Sony nous a indiqué avoir travaillé dur sur les algorithmes dédiés à l’annulation de bruit. Il en résulterait une amélioration de son efficacité de 15 % en avion (avec un bruit de fond continu) et de 20 % dans des lieux plus agités comme une rue ou un bureau. Si cela reste difficile à mesurer, force est de constater que le résultat est toujours aussi efficace.

Testé pendant tout le mois d’août dans une multitude de lieux (avion, train, voiture, plage, rue, bureau, etc.), le WH-1000XM4 n’a jamais été pris en défaut. Que les bruits soient continus ou plus imprévisibles, le casque est réactif et fournit toujours la bonne annulation pour nous permettre de rester au calme. On se prend tout de même à chipoter un peu en constatant un très léger souffle en bruit de fond, typique du procédé. Seuls les plus attentifs l’entendront et il est rapidement masqué dès qu’on lance de la musique.

Une appli qui en propose toujours plus, parfois trop 

La série WH-1000X est notamment appréciée grâce à son application ultra complète qui permet de prendre la main sur une variété de fonctionnalités. Sony l’améliore encore ici en en ajoutant de nouvelles. C’est notamment le cas avec « Speak to chat », un procédé qui capte notre voix pour mettre en pause automatiquement la musique et activer le mode transparent. Cela permet par exemple d’engager une courte conversation avec quelqu’un, sans avoir à retirer son casque ou à laisser poser sa paume sur l’écouteur droit.

Dans les faits, le système n’est pas forcément des plus efficaces. Même si l’on peut régler sa sensibilité, il existe des cas où il se déclenche sans qu’on le désire. Par exemple, ne comptez pas fredonner la chanson que vous avez dans les oreilles avec cette fonctionnalité activée car, à coup sûr, votre casque passera automatiquement en mode conversation. Sans compter que cela reste quand même plus sympathique de converser sans garder son casque sur les oreilles.

Des nouveautés… et des disparitions

L’autre nouveauté fonctionnelle est, quant à elle, héritée des écouteurs intra-auriculaires de la marque. Sony a intégré un capteur dans l’écouteur gauche pour savoir quand on porte ou pas son casque. Ainsi lorsqu’on le retire, la musique peut se mettre en pause automatiquement, avec une désactivation du pavé tactile pour éviter toute manipulation non désirée.

Toujours au sein de l’application, on remarque également un léger changement : le remplacement du système DSEE HX par un nouveau DSEE Extreme. Ce système permet d’upscaler un fichier MP3 ou AAC vers une qualité de son supérieure selon le constructeur. Dans les faits, une différence se fait effectivement entendre — notamment grâce à un élargissement de la scène sonore —, mais cela reste toutefois anecdotique. Sachez qu’il est possible de la désactiver pour économiser un peu de batterie.

On remarque également l’étrange disparition du support du codec aptx HD de Qualcomm. Subsistent seulement les classiques SBC et AAC (supportés par tous les smartphones iOS et Android) et le LDAC, le codec haute définition de Sony qui ne fonctionnera, pour sa part, seulement avec les appareils de la marque. Dommage pour ceux qui disposent d’un smartphone équipé d’un SoC Qualcomm compatible avec l’aptx HD, Sony préférant mettre en avant sa propre technologie équivalente… et ainsi éviter de reverser des royalties à la société de San Diego. Si la logique peut se comprendre, il paraît toutefois étonnant de supprimer des fonctionnalités d’une génération à l’autre d’un même casque. Dommage.

Dynamique, puissant, précis

Heureusement, le WH-100XM4 est absolument convaincant dans la qualité audio qu’il offre ; à l’image du… WH-1000XM3. Le même matériel produisant les mêmes effets, vous ne serez absolument pas dépaysé si vous passez d’un modèle à l’autre. Tout d’abord, ce casque est clairement à ranger dans la catégorie des « basseux ». Les fréquences graves sont bel et bien là, très présentes, mais aussi très maîtrisées. Leur dynamique est précise et aucun ronronnement ne viendra perturber le reste des fréquences.

C’est là que Sony fait la démonstration de son savoir-faire : malgré ces basses, les médiums sont bien distincts et permettent aux instruments situés dans ces fréquences (piano, guitare) de bien se détacher de l’ensemble. Le tout est souligné par des aigus là aussi très précis qui soulignent le tout de détails précieux, aucune sibilance ne se faisant sentir à aucun moment. Et on peut monter le volume tant qu’on veut, ce Mark IV en a clairement sous le capot. Attention les tympans, car il sera difficile de le prendre en défaut, même à très fort volume.

Enfin, terminons par un dernier très bon point de cette génération du WH-1000X : son autonomie. Nous avons mesuré plus de 36 heures d’utilisation non-stop, annulation de bruit activée. Il se paye même le luxe de gagner presque 10 heures par rapport au Mark III que nous avions mesuré à 27 h 49. Autant dire qu’il se place parmi les meilleurs modèles du marché et met tout simplement à terre le NC700 de Bose qui ne tient que 18 h 58 d’après les mesures de notre labo. Et sans réduction de bruit activée, Sony brise tous les records avec un fonctionnement de 59 h 05. Impressionnant.

Le verdict du test

Sony WH-1000XM4

Son de qualité, autonomie exceptionnelle, annulation de bruit efficace, application complète : ce WH-1000XM4 regorge de qualité et s’impose encore une fois comme l’un des meilleurs modèles du marché. Reste qu’on a toutefois un petit goût d’inachevé par rapport à son prédécesseur dont les performances se montrent extrêmement proches. Un modèle à conseiller à ceux qui n’ont encore aucun casque de ce type. Les propriétaires du Mark III peuvent, quant à eux, continuer de dormir sur leurs deux oreilles. 

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