Test coronavirus : PCR, sérologique, antigénique, où se faire dépister ? – Le Journal des Femmes

De nouveaux tests de dépistage du coronavirus, rapides, sont autorisés en France : les tests antigéniques. Ils s’ajoutent aux tests PCR (nez), sérologiques (dans le sang) et TROD. Pour qui sont-ils destinés ? Que montrent-ils ? Où se faire dépister du coronavirus ? En pharmacie ? Sans rendez-vous ? A quand les tests salivaires ? Marche à suivre.

[Mise à jour le jeudi 17 septembre à 12h58] Les tests de dépistage du coronavirus se multiplient en France depuis la rentrée et les délais s’allongent dans les laboratoires qui peinent à répondre à cette hausse de la demande, sans parler du manque de réactifs. Afin de “décharger les laboratoires et d’améliorer les délais de transmission des résultats des tests” indique l’arrêté publié le mercredi 17 septembre au Journal Officiel, de nouveaux tests rapides “antigéniques” sont autorisés en France, comme l’avait annoncé le ministre de la Santé Olivier Véran le 8 septembre. Ils ne sont pas destinés aux “cas contacts” ou aux personnes présentant des symptômes du Covid-19. Parallèlement, des tests salivaires pourraient être disponibles en octobre. De quoi s’agit-il ? Qui peut en bénéficier ? Où se faire tester ? Quel formulaire faut-il remplir avant de venir au laboratoire ? Est-ce gratuit ? Où trouver un centre de dépistage près de chez soi ? Quel est le prix ? Comment se passe le test ? Faut-il toujours une ordonnance ? Guide.

La France réalise actuellement 1 million de test par semaine soit un peu plus de 140 000 tests par jour. Entre le 30 août et le 5 septembre, 5% des tests Covid-19 réalisés en France étaient positifs. Le 25 juillet, le ministre de la Santé Olivier Véran a pris la décision de rendre ces tests possibles sans avoir d’ordonnance ni de symptômes. En Île-de-France, région la plus touchée par l’épidémie, une plateforme téléphonique de prise de rendez-vous a été lancée le lundi 17 août pour accélérer les délais de dépistage, annonce l’Agence régionale de Santé (ARS). Ouvert 7j/7 de 9h à 20h, ce dispositif permet à tout patient qui “ne peut obtenir de rendez-vous pour un dépistage dans les 24 heures” d’être orienté “immédiatement vers un laboratoire qui le prendra en charge dans des délais garantis“. Elle fonctionne uniquement sur appel d’un médecin. Un arrêté autorise désormais les aides-soignants, secouristes et étudiants santé à réaliser ces tests afin d’augmenter la capacité de dépistage.

Entre le 30 août et le 5 septembre, 5% des tests Covid-19 réalisés en France étaient positifs.

►”Les premiers tests ont été distribués fin janvier-début février 2020 aux hôpitaux” rappelait le Pr Arnaud Fontanet, membre du Comité scientifique Covid-19 le 20 avril 2020. Au début, il avait été décidé de tester les personnes qui présentaient des symptômes d’atteintes respiratoires (toux, fièvre, essoufflement, syndrome de détresse respiratoire aigue) et s’il y avait eu un contact avec la Chine ou avec une personne revenant de Chine. Mais face à l’augmentation des cas et en pleine épidémie de grippe, tester toutes les personnes présentant de tels symptômes devenait impossible par manque de capacités de tests. Ce manque de tests aurait coûté à la France une flambée épidémique plus importante qu’en Allemagne selon le Pr Jean-François Delfraissy, président du Conseil Scientifique Covid-19 : “L’Allemagne a largement utilisé les tests de diagnostic bien avant nous et dès le mois de janvier, dès début février, l’Allemagne utilisait, en gros, autour de 60 000 tests par jour, alors que début mars, il y avait une utilisation de 3 000 tests par jour [en France]”, a-t-il expliqué sur France Inter le 5 juin.

► Le 14 mars quand la France est passée au stade 3 de l’épidémie, seules les personnes à risque étaient testées (soignants…). Le dépistage a été priorisé et étendu aux résidents des Ehpad et aux personnels qui les accompagnent le 6 avril.

►Le 11 mai, lors du déconfinement, tous les Français qui présentaient des symptômes évocateurs du Covid-19 pouvaient se faire tester. 

► Depuis le 25 juillet, les tests peuvent être réalisés sans présenter de symptômes et sans ordonnance.

► Début septembre, face à l’afflux de patients, une priorisation des publics est instaurée pour la réalisation des tests.

Tous les tests de dépistage du coronavirus validés par le Centre national de référence (CNR) en France sont indiqués sur le site du ministère de la Santé. Parmi eux, la liste des 68 tests sérologiques “rapides” validés en France est disponible depuis le 25 mai. Ces tests sont remboursés par la Sécurité sociale et ne sont réalisables à date qu’en laboratoire. Sur le site du ministère de la Santé figurent aussi les 54 tests RT-PCR validés par le CNR en France.

Face à la sévérité de la pandémie de coronavirus, les laboratoires et les instituts de recherches ont développé des solutions de diagnostique permettant de détecter le virus SARS-Cov-2, responsable de l’épidémie Covid-19. Parmi les solutions proposées :

Test virologique ou PCR : dans le nez

Le test diagnostique dit “virologique” ou “PCR” (“polymerase chain reaction“) est le test de référence en France pour dépister le coronavirus, depuis le début de l’épidémie. Il permet de faire le diagnostic précoce de l’infection via un prélèvement naso-pharyngé (gorge, nez, nasopharynx) qui se fait à l’aide d’un petit écouvillon (goupillon) inséré dans le nez. Il s’agit d’un test facile à effectuer, non invasif mais désagréable pour le patient car un peu douloureux. Il est effectué par un médecin, biologiste ou une infirmière. L’échantillon est analysé par un laboratoire spécialisé afin de rechercher la présence du matériel génétique du coronavirus et ainsi confirmer le diagnostic de l’infection. En trois heures environ, le laboratoire a connaissance du résultat. 

Test sérologique à la recherche des anticorps

La sérologie peut être réalisée au moyen de tests automatisables (de type enzyme-linked immunosorbent assay (ELISA) par exemple) ou de tests rapides. Les tests sérologiques automatisés de type ELISA et les tests sérologiques unitaires rapides recherchent des anticorps liés au coronavirus dans le sang qui peuvent déterminer si une personne a déjà été infectée par le coronavirus. Par la détection des anticorps (IgG notamment), ces tests permettent de confirmer une infection passée, ces anticorps apparaissant au cours de l’infection (détection possible dès le 6e jour de la maladie, mais parfois qu’après le 28e jour chez les patients ayant des formes cliniques frustres) et se renforçant au cours de la convalescence.

“Un test sérologique positif ne doit pas changer votre comportement, vous pouvez encore contaminer une personne. “

Que disent-ils ? “Ils disent : vous avez été en contact avec le virus mais aujourd’hui on n’est pas en mesure de dire si ce contact avec le virus s’accompagne d’une protection donc si vous pouvez vous considérer protégé d’une réinfection. On ne sait pas si les anticorps que vous avez sont protecteurs. L’autre problème c’est qu’avec les tests disponibles, ils ont encore un taux important de faux-positifs de l’ordre de 5% donc on ne peut pas s’y fier ” explique le Pr Arnaud Fontanet de l’Institut Pasteur. Ce que confirme Olivier Véran le 28 mai : ” Un test sérologique positif ne doit pas changer votre comportement, vous pouvez encore contaminer une personne, la distanciation sociale s’applique à tous, que le test sérologique soit positif ou négatif. La sérologie ne remplace pas le test PCR”.  

Qui est concerné ? Pour les tests sérologiques, la HAS recommande qu’il soit fait pour un(e) :

  • Diagnostic initial de patients symptomatiques sans signes de gravité suivis en ville, et de patients symptomatiques graves hospitalisés, en cas de discordance entre le tableau clinique et le résultat du test virologique (par RT-PCR) ;
  • Diagnostic de rattrapage de patients symptomatiques – graves et hospitalisés ou sans signe de gravité et suivis en ville – n’ayant pas pu faire l’objet d’un test virologique dans le délai de sept jours durant lequel il est sensible ;
  • Diagnostic étiologique à distance chez des patients symptomatiques sans signe de gravité diagnostiqués cliniquement mais n’ayant pas fait l’objet d’un test virologique ;
  • Détection d’anticorps chez les professionnels soignants et personnels d’hébergement collectif (EHPAD, prisons etc.) non symptomatiques, lors de dépistage et détection de personnes contact par amplification génique selon les recommandations en vigueur après un test virologique négatif et uniquement à titre individuel.

Test antigénique

Un nouveau type de test appelé “antigénique” est autorisé en France par arrêté paru au Journal Officiel le mercredi 16 septembre. Il s’agit de test rapide : “On a 15, 20 minutes à attendre et on a le résultat” avait expliqué le ministre de la Santé Olivier Véran sur France Inter le 8 septembre. Ces tests ont été autorisés plus tôt que prévu pour “décharger les laboratoires de biologie médicale de certaines patientèles et améliorer les délais de transmission des résultats des tests RT-PCR” indique le texte. 

C’est quoi ? Les tests antigéniques détectent la présence du virus ou de fragments de virus SARS-CoV-2, expliquait la HAS en mai 2020. Comme les tests par RT-PCR, ils permettent le diagnostic précoce des maladies dès la phase aiguë et répondent à la question “le patient est-il oui ou non atteint du COVID-19 ?”. Ces tests peuvent être réalisés sur des prélèvements nasopharyngés ou des prélèvements des voies respiratoires basses. 

► Le test antigénique n’a pas vocation à se substituer au diagnostic réalisé par un examen RT PCR.

►En cas de résultat positif le test antigénique doit être confirmé par la réalisation d’un test par PCR ;

►Les tests antigéniques ne peuvent pas concerner les personnes présentant des symptômes d’infection par le virus SARS-CoV-2 et les personnes identifiées comme des “cas contacts”.
 

De début mai à fin juillet, 31 000 patients ont été dépistés par tests diagnostiques et environ 110 000 contacts par le dispositif de traçage.

Test rapide : TDR, TROD

Quand on parle de dépistage rapide du Covid-19, il s’agit de tests sérologiques recherchant la présence d’anticorps au virus, dans le sang, en quelques minutes. Parmi ces tests : des tests TDR (Test de Diagnostic Rapide), TROD (Test Rapide d’Orientation Diagnostique) et des autotests. “Ces tests ne permettent pas de statuer si la personne est contagieuse ou pas” rappelle la Haute Autorité de Santé (HAS) dans un Rapport d’évaluation du 14 mai 2020. Selon un arrêté du 11 juillet, les pharmaciens sont désormais autorisés à réaliser des tests TROD. La HAS recommande leur utilisation pour orienter le diagnostic d’une infection Covid-19, pour les patients symptomatiques sans facteur de gravité, pour les populations ayant des difficultés d’accès à un laboratoire de biologie médicale ; pour les personnels soignants et les personnels d’hébergements collectifs symptomatiques sans signe de gravité.

Autotests de dépistage du Covid-19

Les autotests de dépistage du coronavirus font partie des tests rapides, en quelques minutes. Le prélèvement, la lecture et l’interprétation des résultats sont réalisés par l’individu lui-même. Ils sont interdits en France.

Test salivaire

test salive cnrs coronavirus
Test salivaire de diagnostic du SARS-CoV-2 EasyCov avec un tube fermé de 0,5 mL contenant l’ensemble des réactifs nécessaires à une révélation de la présence du virus. © SkillCell

De nombreuses équipes dans le monde ont essayé de remplacer le prélèvement naso-pharyngé, mal supporté par certaines personnes, par un prélèvement salivaire plus facile à réaliser. “La salive est un milieu particulier, avec de nombreux enzymes, mais peut être aussi une réaction directe du virus à partir des glandes salivaires” rappelle le Conseil scientifique Covid-19. On pourrait y détecter directement le virus plutôt que d’aller le rechercher dans le nez. Les premiers résultats de ces prélèvements salivaires, testés ensuite avec une RT-PCR sont hétérogènes selon les équipes et les pays. Pour l’instant, ces tests restent moins fiables que le test PCR pour dépister le virus Sars-CoV-2 (80% de fiabilité contre 90 à 95% pour les tests PCR) mais ils devraient être autorisés en France fin septembre-début octobre comme l’a annoncé le président du conseil scientifique, le Pr Jean-François Delfrassy, interrogé par la commission d’enquête du Sénat, mardi 15 septembre. Ils seraient suffisants pour détecter le coronavirus chez les personnes encore contagieuses (la charge virale étant encore importante chez ces personnes). EasyCov, le test salivaire de dépistage rapide (en 30 minutes) du Covid-19, à lecture simplifié, développé par le laboratoire Sys2Diag (CNRS-Alcediag et SkillCell) est le plus avancé. 

En attendant le résultat, le médecin vous demandera de rester chez vous pour ne prendre aucun risque pour vous et votre entourage.

A partir du 25 juillet, tous les Français qu’ils présentent ou non des symptômes évocateurs d’une infection Covid-19 peuvent se faire tester par PCR. 

Priorisation des personnes pour les tests. Pour limiter les files d’attente, une priorisation des publics est désormais prévu pour se faire dépister du coronavirus. Sont prioritaires : 

  1. Les personnes présentant des symptômes compatibles avec la COVID-19 ; les personnes qui ont eu un contact à risque avec un cas confirmé ; les personnes identifiées par l’autorité sanitaire dans le cadre d’un dépistage organisé autour d’un cluster. Ces personnes bénéficient d’un test et des résultats dans les 24 h.
  2. Les personnes exposées à une situation à risque et qui nécessitent des examens à visée de dépistage (lieux de travail ou de vie à risques, transit dans une zone de circulation active, professionnels exerçant dans les ESMS, etc.).
  3. Les personnes devant effectuer un test pour voyager ; les personnes incitées par leurs employeurs ; les personnes ayant participé à de grands rassemblements sans cas signalé.

Cas contact

Une personne est désignée “cas contact” lorsqu’elle a été en contact étroit avec un “cas confirmé” positif à l’infection Covid-19. Un contact étroit est une personne qui, à partir de 24h précédant l’apparition des symptômes d’un cas confirmé, a partagé le même lieu de vie (famille, chambre) ou a eu un contact direct avec lui, en face à face, à moins d’1 mètre et/ou pendant plus de 15 minutes, lors d’une discussion ; flirt ; amis intimes ; voisins de classe ou de bureau ; voisins du cas dans un moyen de transport de manière prolongée ; personne prodiguant des soins à un cas confirmé ou personnel de laboratoire manipulant des prélèvements biologiques d’un cas confirmé, en l’absence de moyens de protection adéquats.

 Si vous êtes “cas contact” d’une personne contaminée (qu’elle présente ou non des symptômes) : vous devez réaliser un test de dépistage (PCR) 7 jours après le dernier contact avec la personne malade si vous ne vivez pas avec elle (contact en entreprise, à l’école) ou 24 heures après si vous vivez dans le même foyer que la personne contaminée. Vous restez isolé en attendant les résultats. Si le test revient négatif, le médecin peut alléger votre isolement mais il devrait normalement persister 7 jours supplémentaires. 

Test chez les enfants

Le dépistage du coronavirus chez l’enfant revêt les mêmes conditions que chez l’adulte. Il peut être réalisé lors de symptômes évocateurs du Covid-19 ou si l’enfant est “cas contact” d’une personne récemment diagnostiquée positive. Les parents doivent prendre rendez-vous dans un laboratoire pour faire réaliser le test à l’enfant. Le prélèvement doit être réalisé par une personne compétente pour ce type de prélèvement chez les enfants. Il s’agira comme pour les adultes d’un test PCR réalisé sous la forme d’un prélèvement nasal en quelques secondes. Un échantillon de mucus est prélevé dans le nez grâce à un long coton-tige, appelé écouvillon. Une fois récupéré, l’échantillon est analysé par le laboratoire. Les résultats sont généralement disponibles sous 48 heures. “Très peu de laboratoires acceptent de pratiquer le test sur les bébés, précise le Dr Sylvie Hubinois, médecin pédiatre, mais il est indispensable en cas de symptômes de maladie. Les tests salivaires instantanés se développent, nous espérons une disponibilité d’ici quelques mois“. Ces tests seront plus faciles à réaliser sur les très jeunes enfants.

→ En attendant les résultats, l’enfant doit rester à la maison, il faut limiter ses contacts extérieurs et continuer d’appliquer les gestes barrières. 

→ En cas de positivité du test, “il faut s’isoler en quatorzaine à la maison (1 à 2 semaines). Une enquête de cas contact sera lancée sur l’entourage familial, le personnel de la crèche, de l’école” explique la pédiatre. L’enfant ne peut plus aller à l’école avant le délai défini par son médecin (au plus tôt 10 jours après le test). L’ensemble des membres du foyer sont testés pour évaluer l’étendue des transmissions intra-foyer. Les parents doivent prévenir sans délai l’école de leur enfant.

Le dépistage du coronavirus peut se faire dans différents lieux, avec ou sans rendez-vous, selon les lieux de dépistages (laboratoire, drive…). 

Il ne faut en aucun cas se rendre directement dans les laboratoires de biologie, mais les appeler au préalable.

  • Pour les patients diagnostiqués à l’hôpital ou hospitalisés avec signes de gravité, ces tests sont réalisés dans les hôpitaux. Depuis le 22 juillet, les aides-soignants, les secouristes et tous les étudiants en santé peuvent réaliser des tests Covid-19. 
  • Pour les patients ayant des symptômes du Covid-19 et une ordonnance médicale, il est possible d’être testé dans les laboratoires en ville. Il est aussi possible de se faire tester à domicile par des équipes médicales qui se déplaceront si le médecin le juge nécessaire. Des drive de dépistage sont aussi mis en place par les laboratoires.
  • Pour les personnes qui n’ont pas de symptômes et pas d’ordonnance, il est aussi possible d’être testé par PCR dans les laboratoires en ville ou dans les centres de dépistages répartis un peu partout en France (mais elles ne sont pas prioritaires).
  • Depuis le 11 juillet, il est possible de réaliser un test sérologique rapide dit “TROD” en pharmacie. 
  • Pour les personnes identifiées comme ayant été en contact, avec un risque élevé de transmission, avec une personne testée positivement. Vous serez alors contacté par les services de l’Assurance Maladie qui vous demanderont de rester en “quatorzaine préventive” et vous indiqueront quand réaliser votre test (immédiatement si vous vivez dans le même foyer que la personne contaminée, ou en observant un délai de 7 jours après votre dernier contact avec cette personne, si vous ne vivez pas avec elle). Vous devrez alors prendre rendez-vous dans un lieu d’examen médical. Aucune prescription médicale ne vous sera demandée.
  • A certains publics dans le cadre de campagnes spécifiques de dépistage : les personnes vulnérables, résidents de structures d’hébergement collectif et personnels exerçant dans ces structures en cas de premier cas confirmé au sein de la structure.

Une fois que le lieu de dépistage est identifié (le plus proche du domicile du patient), il faut les contacter pour prendre rendez-vous. Si le laboratoire réalise le test sur place, il faut venir avec sa carte d’identité, Carte Vitale et l’ordonnance. Sans oublier de porter un  masque. Il faut aussi remplir un formulaire avant la venue en laboratoire afin de gagner du temps et faciliter votre passage. De retour à la maison, il faut rester confiné en attendant les résultats qui seront communiqués dans les 24 heures. 

→ Trouver un centre de dépistage sur Sante.fr ou sur le site du ministère de la Santé.

Le prélèvement par PCR, dans les narines, ne prend que quelques secondes. La durée pour avoir un résultat de test PCR est entre trois et cinq heures au laboratoire. Le résultat de cet examen est normalement rendu au patient dans les 24 heures,

Plusieurs régions ou villes de France organisent des dépistages massifs et gratuits à leur population pour en savoir plus sur la circulation du virus parmi les habitants afin de mieux appréhender une possible deuxième vague épidémique cet automne. Dans le cadre d’un dépistage massif, les conditions de réalisation du test diffèrent un peu. Ainsi :

  • Les tests ne sont pas obligatoires mais proposés aux habitants qui le souhaitent sur la base du volontariat.
  • Des bons sont envoyés directement aux assurés selon leur régime général.
  • Les porteurs de ces bons même s’ils n’ont pas de symptômes, peuvent se faire dépister gratuitement, sans ordonnance et sans avance de frais dans le laboratoire de leur choix après avoir au préalable pris rendez-vous par téléphone ou internet.
  • Chaque bon de dépistage donne droit à deux tests différents : Un test virologique (test RT-PCR), par prélèvement nasopharyngé, qui permet de savoir si l’on est porteur du Covid-19 au moment du test. Un test sérologique, par prise de sang, qui permet d’identifier la présence d’anticorps et ainsi de savoir si l’on a été porteur du Covid-19 par le passé et si cette infection est récente ou ancienne.
  • Toutes les personnes ayant un test virologique positif – donc porteuses du virus au moment du test – doivent contacter leur médecin et respecter une période d’isolement pour ne pas transmettre le virus, se protéger et protéger les autres.

Faut-il avoir une ordonnance ?

A partir du 25 juillet, les tests PCR peuvent être réalisés sans ordonnance, que vous présentiez des symptômes ou non, y compris pour les personnes dites “cas contacts”. Un test sérologique peut aussi être effectué sans ordonnance, explique le ministère de la Santé mais “ne répondra alors à aucune indication médicale et sa signification ne sera pas explicitée par un médecin”. Et il ne sera pas remboursé par la Sécurité sociale.

Le délai pour avoir un résultat de test PCR est entre trois et cinq heures au laboratoire. Le résultat de cet examen est normalement rendu au patient dans les 24 heures, et au médecin prescripteur, avec information à la cellule d’intervention de Santé Publique France en région, à l’Agence régionale de santé et au centre de crise de la Direction Générale de la Santé. Les délais sont parfois un peu plus long avec l’afflux de patients dans certains laboratoires, notamment en Ile-de-France.

test covid-19 positif ou négatif
Procédure de dépistage envisagée par le gouvernement à partir du 11 mai 2020. © Twitter Ministère de la Santé

Dès lors que la personne a été testée positive, tous les cas contacts sont testés et invités à s’isoler. L’objectif étant d’isoler au plus vite les porteurs pour casser la chaîne de transmission du virus. “Si le test est positif, le médecin vous suivra et alertera l’Assurance maladie pour réaliser une enquête et appeler les cas contacts” a poursuivi le ministre de la Santé. Un isolement à domicile sera mis en place pour une durée de 8 à 10 jours. Si les symptômes s’aggravent, n’attendez pas, appelez le médecin ou le 15.

Si un test TROD est positif, il est nécessaire de réaliser ensuite un prélèvement sanguin dans une laboratoire.

En cas de test positif au coronavirus, vous devez vous isoler. “Si vous partagez votre logement, restez dans une pièce spécifique en évitant les contacts avec les autres personnes du domicile, a détaillé le ministre de la Santé, il ne faut pas toucher les objets touchés par les autres personnes, aérer votre domicile, porter en permanence un masque, les visites sont déconseillées, vous pourrez aller chercher des masques en pharmacie sans ordonnance.” Le médecin pourra vous proposer d’effectuer un isolement hors du domicile si besoin, par exemple dans des hôtels prévus pour ce cas de figure. 

Même si le résultat du test est négatif, le patient ne doit avoir aucun contact avec des personnes fragiles pendant une semaine (personnes âgées de 65 ans et plus, porteuses d’une maladie chronique, avec obésité importante ou femme enceintes au 3e trimestre de grossesse). Il y aurait 20 à 30% de tests faussement négatifs c’est-à-dire une infection au COVID avec test nasopharyngé (PCR) négatif, quand le test est réalisé trop tôt ou trop tard. Il sort du domicile en portant systématiquement un masque. Il ne faut normalement pas reprendre le travail sauf en télétravail et ne pas reprendre les transports en commun avant une semaine. L’Assurance Maladie pourra le cas échéant lui adresser un arrêt de travail pour couvrir la période où il doit rester isoler.

Le coût du test de dépistage du coronavirus par PCR est de 54 euros. A partir du 25 juillet, il est remboursé à 100% par l’Assurance Maladie, même sans avoir d’ordonnance. 

Pour les tests sérologiques et rapides, les prix de référence fixés pour le remboursement de l’acte sont de 12,15 euros pour un test ELISA et de 9,45 euros pour un test de diagnostic rapide.

Sources :

• Avis n°8 du Conseil scientifique COVID-19 27 juillet 2020 Se préparer maintenant pour anticiper un retour du virus à l’automne. 27 juillet 2020.

Sérologie : les réponses à vos questions, 29 mai 2020.

Place des tests sérologiques rapides (TDR, TROD, autotests) dans la stratégie de prise en charge de la maladie COVID19. HAS. 14 mai 2020.

Avis du Conseil scientifique COVID-19 2 avril 2020 Etat des lieux du confinement et critères de sortie.

Publication de l’Institut Pasteur, résultats de tests sérologiques, 23 avril 2020.

Information du Gouvernement, Tests et dépistage, 10 mai 2020.

Merci à Marie-Françoise Gros, Directrice des Affaires Médicales chez bioMérieux, spécialiste français du diagnostic médical. 

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