TEST Oculus Quest 2 : la VR HD pour tous et partout, même sur PC ! – GAMERGEN.COM


L’Oculus Quest 2 est disponible en précommande sur le site officiel d’Oculus et chez les partenaires officiels de la marque qui sont la FnacDarty et Amazon, mais ne sera commercialisé qu’à partir du 13 octobre. Successeur de l’Oculus Quest, ce nouveau casque de réalité virtuelle a de quoi faire craquer avec ses performances hors normes (voir sa fiche technique ici), son catalogue autonome conséquent (qui fonctionne sans PC ni console) et sa compatibilité avec les jeux PC en VR (Oculus, Steam VR et Viveport) grâce à son câble Oculus Link (en option). Nous avons testé la bête sous toutes les coutures depuis plus de trois semaines et nous vous invitons à lire ce qui suit pour savoir si nous l’avons appréciée, ou pas ! Nouveau modèle oblige, notre test se base en partie sur la comparaison avec le précédent dont vous pouvez encore lire ce que nous en avions pensé ici.

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L’Oculus Quest 2 est un casque VR tout en un.

La première chose qui saute aux yeux, avant même de toucher au produit, c’est la couleur « blanc cassé » habillant le Quest 2, qui contraste avec le noir qui était de mise avec tous les modèles de la marque jusqu’à présent. Seules les deux parties en contact direct avec la peau, soit le masque facial (qui boit toujours un peu trop la transpiration au passage) et le plateau où sont placés les boutons et le joystick des manettes Touch, sont restés de couleur noire. Si ce choix est plutôt réussi en termes de design, il est clair qu’avec le temps, à moins de précautionneusement se laver les mains et les cheveux à chaque utilisation, la saleté risque de s’accumuler et de noircir les sangles et les dragonnes, qui sont moins faciles à nettoyer que le casque et les manettes.

Le Quest 2 est vraiment agréable à porter.

Dans un second temps, c’est la taille et le poids qui se font positivement remarquer puisque le Quest 2 est plus petit et ne pèse que 503 g contre 571 g pour son grand frère (12 % de moins quand même). Une bonne nouvelle pour ceux qui sont sensibles à ce paramètre et nous en faisons partie. Bien que nous aurions préféré un serre-tête rigide, il faut bien reconnaître que la nouvelle sangle est bien pensée en termes de réglages, car elle permet de serrer parfaitement le casque sur la tête via deux petites glissières à l’arrière du crâne. Simple et efficace. Si jamais vous préférez quand même avoir serre-tête rigide avec un bouton de serrage, Oculus en propose une version simple et une avec une batterie supplémentaire sur son site, mais nous n’avons pas encore pu les toucher. Cette cure d’amincissement est passée par un design avec des formes plus arrondies et des dimensions globales qui ont été réduites.

Moins large, moins haut, moins profond, nous avons trouvé que le Quest 2 est vraiment agréable à porter et les progrès réalisés, sur le confort entre les deux modèles, nous ont vraiment satisfaits. En revanche, malgré l’écarteur fourni, ce casque risque de ne pas être le meilleur copain des porteurs de lunettes un peu grosses. Pour essayer de pallier ce problème, il existe trois solutions. Il faut se tourner soit vers le Quest 2 Fit Pack avec deux interfaces faciales, dont une avec des mousses plus fines pour les visages plus larges, soit vers des lentilles correctives adaptables sur celles de l’Oculus Quest 2 si vous êtes le seul à utiliser votre casque ou bien vous offrir de vraies lentilles. Dans les trois cas, cela oblige à un achat supplémentaire.

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Une sangle qui tient bien sur la tête et facile à ajuster.

Le FOV (Field of View ou champ de vision en français) n’a pas été élargi et reste calé à 110°. L’écartement interpupillaire (espacement entre les yeux ou IPD) a perdu sa tirette de réglage libre qui allait de 59 mm à 71 mm pour se limiter à trois espacements prédéfinis : 58, 63 et 68 mm. Pour ajuster à sa vue, il suffit de déplacer physiquement les blocs avec les lentilles sur l’un des trois emplacements. Là aussi, c’est simple, efficace et finalement pas vraiment gênant pour ceux dont l’écartement des yeux se trouve malencontreusement entre deux points de réglages. Une fois bien en place, le Quest 2 offre une image lumineuse, nette et surtout sans aucun effet de grille (Screen Door Effect). Ceci est dû à la puissance de sa nouvelle puce et à son nouvel écran LED à la définition de 1832 x 1920 pixels pour chaque œil qui dépasse, de loin, ce que proposent HTC (1400 x 1770 ou 1440 x 1600) et Valve (1440 x 1600) dans leurs productions à ce jour.

Certes, les noirs sont un peu moins profonds qu’avec un écran OLED, mais sincèrement, le gain en résolution et en clarté fait largement oublier ce point de détail. Même avec les jeux actuels, non optimisés pour le Quest 2, l’amélioration est visible. Tout est fluide, il y a beaucoup moins d’aliasing et même lire du texte devient un plaisir tant l’image est nette. À noter, si le taux de rafraîchissement est actuellement de 72 Hz, il devrait assez rapidement passer à 90 Hz lors d’une prochaine mise à jour. Cela augmentera la fluidité, mais cela risque aussi de tirer un peu plus sur la batterie. À voir comment cela sera géré. 

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Les trois emplacements prédéfinis de l’IPD.

Côté audio, le Quest 2 reprend les bases de ses prédécesseurs en étant équipé d’un micro et de deux haut-parleurs directionnels incrustés dans le serre-tête. Cette technologie, qui équipait déjà le Quest, l’Oculus Go et le Rift S, envoie le son directement dans les oreilles, sans pour autant couper totalement l’utilisateur de l’extérieur. C’est efficace, même avec un environnement bruyant, même si cela manque un poil de finesse et de basses. Revers de la médaille, jouer dans son salon pendant que son conjoint fait autre chose, n’est pas envisageable tant le son est audible de l’extérieur. Pour pallier cela, il suffit de brancher son casque audio préféré. En effet, il n’y a plus de double Jack mono pour la sortie audio, mais bel et bien un Jack standard qui permet de profiter d’un bon son qui a, en plus, été amélioré en offrant une spatialisation à 360°. Franchement, il n’y a rien à jeter sur ce point dans le Quest 2. Enfin, histoire de chipoter, un meilleur micro aurait été une bonne chose.

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Les écouteurs sont incrustés dans les supports des sangles. 

Côté tracking, l’Oculus Quest 2 s’autogère via quatre caméras ultra grand-angles pilotées par la technologie Oculus Insight, qui offre un suivi en temps réel des mains, des déplacements et du corps sans aucun support externe. Franchement, c’est d’une fiabilité sans faille et la sensation de liberté donnée par l’absence de fil est un pur bonheur. À noter, il y a quand même deux cas particuliers où le suivi ne peut pas fonctionner correctement. Dans le noir complet et lorsqu’il y a des rayons de soleil ou un chauffage à infrarouge à proximité. Dans le premier cas, c’est parce que les caméras ne trouvent pas de quoi se repérer et dans le second c’est parce que les IR les aveuglent. Dans ces cas là, le casque reste utilisable avec des applications supportant la désactivation du suivi comme Netflix et Amazon Prime, les lecteurs multimédias, le navigateur Internet… Bref, L’Oculus Quest 2 sait s’adapter pour être utilisé vraiment partout. 

Voir ses « vraies » mains et interagir directement dans le monde virtuel grâce à elles est un bonus particulièrement magique !

Petit bonus, il est même possible de jouer sans les manettes Touch, car les caméras arrivent à suivre les mouvements réels de nos mains. Ainsi, toute la partie menu et quelques jeux le permettant, comme l’excellent The Curious Tale of The Stolen Pets, peuvent se gérer de la façon la plus naturelle qui soit. Certes, c’est limité et perfectible, mais voir ses « vraies » mains et interagir avec le monde virtuel de cette façon est un bonus particulièrement magique. Sinon, l’espace minimum conseillé pour pouvoir jouer en se déplaçant est de 2×2 m et peut monter jusqu’à pas loin d’un 8 x 8 m, voire plus en bidouillant un peu. Le système de traçage des guardians (lignes virtuelles délimitant notre aire de jeu) est intuitif et se crée en quelques secondes en réalité augmentée via les caméras. Plus simple, tu meurs. Une fois l’espace défini, afin d’éviter un accident, le moindre effleurement ou franchissement de ces limites nous prévient avec une grille filaire virtuelle, voire l’arrêt du jeu avec l’affichage de la vision des caméras en cas de dépassement excessif. Cette vision « réelle » peut d’ailleurs être activée et désactivée manuellement en tapotant deux fois sur l’un ou l’autre des côtés du casque. Là aussi, les mots simplicité et efficacité nous viennent à l’esprit.

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Il y a quatre caméras de suivi.

Même si nous avons vu plus haut qu’il est possible de jouer avec ses mains, c’est avec la troisième génération de manettes Touch, livrées avec, que nous interagissons avec les expériences et les jeux en réalité virtuelle. Elles sont un mix entre les bonnes choses des manettes des deux modèles précédents, l’Oculus CV1 et l’Oculus Quest. Un poil plus lourdes et plus grosses que celles de ce dernier (tant mieux), leur manche est un peu plus incurvé pour une meilleure prise en main, la plaque accueillant les boutons et le joystick est redevenue ronde, comme sur le CV1, mais elle est plus grande. Les deux boutons système ont été décalés pour qu’ils ne tombent plus directement sous le pouce et le cache pile n’est plus magnétique pour qu’il ne s’ouvre plus en pleine partie comme cela arrivait souvent. En revanche, point de grip, cette fois, et la manette est en pur plastique bien lisse. C’est agréable, mais cela peut facilement glisser lors d’une action vive. Alors, un conseil, pensez bien à mettre les dragonnes de sécurité. Sinon, côté ergonomie, que ce soit pour les petites ou les grandes mains, tous les boutons sont au bon endroit et ces Touch sont presque parfaits.

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Les Touch de l’Oculus Quest 2.


Le bouton d’allumage se trouve sur le côté droit du casque, juste sous le support de la sangle. C’est une excellente nouvelle, car à cet endroit, il ne peut pas être touché par erreur par nos gros doigts lors d’un ajustement du casque sur les yeux, ce qui était souvent le cas avec l’Oculus Go ou l’Oculus QuestLe port USB Type C est de l’autre côté et, contrairement aux précédents modèles, il est implanté à l’horizontale. Ce petit détail change tout en ce qui concerne l’utilisation du câble Oculus Link qui permet de jouer avec ses jeux PC. En effet, en le positionnant de cette manière, le fil part directement et naturellement le long de la branche de la sangle de serrage au lieu de partir avec une boucle. Ainsi, il peut y être attaché (velcro, serflex…) sans générer le moindre inconfort ou une quelconque pression sur le port. Bien vu de la part d’Oculus là aussi.

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Le bouton d’allumage et le port USB sont maintenant bien placés.

Le Quest 2 est équipé d’une batterie interne non amovible qui lui permet de tenir entre 2h30 et 3h. Lors de nos tests, cela s’est confirmé avec un peu plus de trois heures en regardant Netflix (lecture vidéo + Wi-Fi en streaming) et autour de deux heures trente avec des jeux. C’est d’ailleurs le temps qu’il met pour être rechargé à bloc. Cela dit, si cela vous paraît un peu court, il y a plusieurs solutions pour augmenter son temps de jeu. La première passe par l’achat d’un câble USB Type-C/USB Type-C de 3 m pour pouvoir jouer en étant branché au chargeur (celui livré avec mesure un seul petit mètre). Vous pouvez aussi, si vous l’avez acheté, utiliser l’Oculus Link, cela marche très bien pour recharger aussi. Si l’astuce du fil ne vous plaît pas, il va falloir passer par une batterie externe. Facebook propose un pack comprenant l’Elite Strap pour Quest 2 avec une batterie et un étui de transport à 139 €, mais ne la vend pas séparément.

Cela dit, il suffit d’en commander une (nous vous conseillons celles d’Anker qui, en plus de nous donner satisfaction sur nos animations depuis trois ans, sont maintenant couvertes par une garantie de 24 mois), de la glisser dans sa poche et de la relier au casque par un câble USB/USB Type-C. À partir de là, selon la capacité choisie, vous pourrez jouer des heures et des heures non-stop. Autre astuce, il est possible d’attacher la batterie à la sangle via des bandes de velcro (ou des clips en impression 3D si vous êtes équipé et bricoleur) et de la relier via un câble court au casque. C’est même la solution idéale, car le fil qui pend jusqu’à la poche, c’est un poil gênant. 

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Exemple avec batterie clippée sur la sangle à l’arrière. 

La bonne nouvelle absolue, c’est que L’Oculus Quest 2 est compatible avec la totalité du catalogue natif de son grand frère. À ce jour, il y a plus de 200 applications (jeux, expériences, utilitaires…) jouables de façon autonome qui sont disponibles sur l’Oculus Store et ce ne sont pas moins de vingt nouveautés qui sont annoncées entre le lancement du casque et la fin d’année. La mauvaise, dans un certain sens, c’est qu’il n’y en a pas qui soient conçues pour exploiter toute la puissance de la bête. Certes, les jeux actuels sont naturellement plus jolis grâce au nouvel écran (et au processeur qui le gère) et semblent même plus fluides pour certains, ce qui est déjà un très bon point, mais nous aurions quand même bien aimé pouvoir toucher un titre exploitant la puissance du XR2. Cela dit, seul l’avenir dira si l’Oculus Quest 2 héritera d’exclusivités ou, au moins, de patchs pour optimiser des titres existants ou à venir.

À cela, il faut ajouter la compatibilité PCVR, via l’Oculus Link, qui lui permet d’accéder aux applications disponibles sur l’Oculus Store PC, SteamVR et même à l’abonnement Viveport de HTC. Bref, cela donne accès à plusieurs centaines de titres et autres plaisirs en réalité virtuelle, dont certains jeux incontournables comme Half Life: Alyx ou Asgard’s Wrath. De fait, grâce à cette bivalence, l’Oculus Quest 2 ne peut pas rester dans un placard, tant il y a d’applications à découvrir. Au passage, tout ce que nous venons de décrire n’est pas neuf, puisque le premier Quest offrait déjà toutes ces possibilités. Ce qui change ici, c’est que le Quest 2 le fait mieux, pour moins cher. En parlant de prix, pour acheter des applications sur l’Oculus Store Quest, rien de plus simple, il suffit de le faire directement depuis le casque ou via l’application installée sur votre mobile. Pour les habitués des différentes boutiques de consoles, téléphones ou Steam, c’est du déjà-vu agréable. À noter, l’Oculus Quest 2 n’est plus rétrocompatible avec les applications du Gear VR et de l’Oculus Go comme son prédécesseur

Pas de compatibilité GearVR et GO sur le Quest 2
Le menu du Quest 2 (à gauche) et le menu du Quest (à droite). 

L’Oculus Quest 2 est, pour nous à ce jour, la meilleure solution et la plus abordable qui soit pour profiter de la réalité virtuelle. Utilisable de façon autonome ou avec un PC bien équipé pour ceux qui en ont un, il couvre tous les besoins et le fait de façon qualitative sur tous les points. Équipé d’un très bon écran LED généreux en pixels (plus que tous les casques HTC, Valve et Oculus existants à ce jour), il offre une image nette et lumineuse sans aucun effet de grille visible. Les manettes Touch de troisième génération qui l’accompagnent ont été repensées avec succès et leur prise en main (parfois glissante) est vraiment excellente.

Grâce à sa nouvelle puce Qualcomm Snapdragon XR2 et le surplus de puissance qu’elle apporte, le tracking via les caméras a été amélioré et l’interaction avec la réalité virtuelle n’a jamais été aussi précise sans capteurs externes. Même si le câble d’alimentation avec son pauvre mètre de longueur (contre trois avec le Quest original) ne permet plus de jouer branché à la prise de courant, que les personnes portant de grosses lunettes seront sans doute obligées de passer par la case achat pour jouer à l’aise, que la puce XR2 est clairement sous exploitée, et que certains se refusent d’avoir un compte Facebook et vont bêtement le boycotter à cause de cela, ce sera, nous le croyons, LE casque VR qui va démocratiser la réalité virtuelle auprès du grand public

Les plus

  • LE PRIX !
  • La réalité virtuelle sans fil et en haute résolution
  • La possibilité de le connecter avec un PC
  • La simplicité d’installation et d’utilisation
  • Qualité du tracking du casque et des Touch
  • Qualité visuelle
  • Poids
  • Sangle efficace

Les moins

  • Câble de chargement trop court
  • Un poil salissant (sangle et dragonnes)
  • L’autonomie (sans batterie externe)

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