Test Ultraportable Lenovo Yoga Slim 7 : du premium avec processeur AMD Ryzen 4000 – Les Numériques

Le gris métallisé du châssis joue la carte de la sobriété.

Dès la prise en main on est agréablement surpris par la qualité de fabrication et l’utilisation d’aluminium participe à cet aspect résolument premium. Ce matériau à le bon goût de ne pas retenir les traces de doigts, s’avère en outre très facile à nettoyer.

À l’ouverture de l’écran, on note tout de suite que si ce portable est un Yoga, il n’appartient pas à la famille des convertibles pour autant. Son écran ne peut donc pas s’ouvrir à 360 degrés et se limite à 180 degrés, ce qui permet déjà de le mettre l’écran à plat.

L’écran, au format 16:9, occupe 82 % de la façade — la moyenne des portables étant autour de 80 %. On aurait préféré un écran 16:10 ou 3:2, comme sur le Dell XPS 13 ou le Huawei MateBook 14 pour des bords plus fins et une meilleure intégration.

Le clavier est pour sa part tout simplement excellent. On retrouve l’expertise de Lenovo dans ces touches de forme caractéristique, avec un bord inférieur arrondi. Leur course est très bonne et facilite l’usage pendant de longues sessions.

Pas de lecteur d’empreintes sur notre modèle de test ; il est cependant disponible en option. On peut toutefois s’authentifier rapidement avec la caméra infrarouge compatible Windows Hello présente dans l’encoche supérieure de l’écran.

La connectique est plutôt diversifiée pour un ultraportable. On retrouve deux USB-C, deux USB-A, un HDMI, une sortie casque et un lecteur de cartes microSD. Comme d’habitude, on aurait préféré un lecteur de cartes SD, puisqu’il est lui-mêm compatible avec le microSD via un adaptateur.

La charge s’effectue via USB-C à l’aide d’un adaptateur 65 watts.

À l’intérieur de notre modèle de test, on trouve un processeur AMD Ryzen 5 4500U ainsi que 8 Go de mémoire LPDDR4-4266, malheureusement soudés à la carte mère ; un mauvais point pour l’évolutivité.

Ce Yoga Slim 7 offre a toutefois un argument rare sur les ultraportables : deux emplacements M.2 pour augmenter la capacité de stockage. Attention cependant, si le slot occupé est au format habituel 2280, le slot libre est au format plus court 2242. Il s’agit d’un format moins courant et donc compatible avec un nombre plus faible de SSD.

La chaleur est bien gérée par le Yoga Slim 7. Comme nous l’expliquions dans une actualité dédiée, l’application Lenovo Vantage propose plusieurs modes qui jouent différemment sur l’enveloppe thermique du processeur. En résumé, quel que soit le mode choisi, la température n’excède pas 42 °C.
Et les émissions sont aussi bien gérées puisqu’elles sont la plupart du temps inaudibles. Même à plein régime, les ventilateurs ne dépassent pas 41 dB —  avec une signature sonore audible, mais très uniforme et pas dérangeante.

Notre Lenovo Yoga Slim 7 de test est équipé d’un processeur AMD Ryzen 5 4500 U (6 cœurs / 6 threads, fréquence de base 2,3 GHz, turbo jusqu’à 4 GHz). Cela lui permet de se placer au-dessus de l’Intel Core i7-10510U présent au sein du Huawei MateBook 14. En revanche, il s’incline devant le Ryzen 7 4700U de l’Acer Swift 3 SF314-42.

Ces résultats ne donnent qu’un aperçu des capacités du Lenovo Yoga Slim 7. À l’aide de l’application Lenovo Vantage, il est possible de forcer une enveloppe énergétique plus faible sur le processeur. Nous avons en effet consacré une actualité dédiée à ce mode et à l’efficience du Ryzen 5 4500U :

Pour résumer : si les performances sont forcément un peu dégradées avec une enveloppe thermique de moins de 30 W, elles rivalisent avec celles des processeurs Intel et Ryzen de série H, disposant eux d’une limite fixée à 45 watts.

Ce processeur est donc capable de faire face tranquillement à une utilisation multimédia, navigation web, et même de la retouche photo ou un peu de vidéo.

La partie graphique (AMD Radeon Vega 6) ne déçoit pas non plus en jeu et permet de tutoyer les 55 i/s dans Overwatch, même dans les passages les plus chargés. Avec Diablo 3, la moyenne est de 32 i/s (détails réglés sur “élevés”). Elle ne fait cependant pas le poids face à des cartes dédiées, même d’entrée de gamme, comme la Nvidia GeForce MX350 que l’on retrouve dans le Huawei MateBook 14.

L’écran du Lenovo Yoga Slim 7 est une dalle IPS de 14 pouces à la définition de 1920 x 1080 pixels. Ses bordures sont un peu larges à notre goût sur le haut et le bas de l’écran.

Cela étant dit, la dalle fournit une bonne prestation colorimétrique. Nous relevons un delta E de 1,6, signe d’une parfaite reproduction des couleurs — on estime que les couleurs sont fidèles quand le delta E est inférieur à 3. La température des couleurs a été mesurée à 6938 K, soit un peu au-dessus du standard vidéo (6500 K), mais cela ne l’empêche pas d’en faire un écran adapté à tous types de travaux de graphisme.

Nos mesures indiquent également un très bon contraste (1971:1), malheureusement gâché par le revêtement brillant peut transformer l’écran en véritable miroir dans les environnements les plus lumineux (réflectance moyenne de 48 %). Et la luminosité maximale de la dalle, relativement faible (376 cd/m²), ne permet malheureusement pas de contrer cet effet.

Enfin, la rémanence de la dalle est mesurée à 20 ms, ce qui est évite les effets de flou autour des objets en mouvement à l’écran. Pas de souci pour regarder un film donc.

Points forts

  • Excellente autonomie.

  • Excellente construction du châssis.

  • Très bon clavier.

  • Gestion thermique maîtrisée.

  • Bonne connectivité pour un ultraportable.

  • Deux slots M.2 disponibles pour augmenter le stockage (M.2 2280 + M.2 2242).

  • Bonnes performances grâce au processeur Ryzen 5 4500U.

Points faibles

  • Un dalle brillante à effet miroir.

  • Impossibilité de rajouter de la mémoire vive.

Conclusion

5 étoiles par LesNumériques.com

On pourrait dresser la longue liste des qualités du Lenovo Yoga Slim 7. Il n’a pas à rougir face à des ultraportables premium comme le Dell XPS 13 et le Huawei MateBook 14. Il propose une meilleure autonomie, de meilleures performances, plus de ports, et un deuxième connecteur M2 pour SSD. Cet ultraportable n’est bien sûr pas exempt de défauts, comme sa mémoire soudée ou son revêtement d’écran trop brillant, mais globalement, il s’agit d’une très bonne surprise de la part de Lenovo. On ne peut que le recommander.

Sous-Notes

  • Construction

  • Performances

  • Écran

  • Mobilité / Autonomie

  • Audio

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