Tests, bars, mariages… à Bordeaux, la préfète détaille son plan daction contre le Covid-19 – Le Monde

Quai des Chartrons à Bordeaux, le 13 septembre.

Très attendue, la préfète de Nouvelle-Aquitaine a détaillé, lundi 14 septembre, son « plan d’actions pour répondre à l’évolution de la situation sanitaire dans la métropole bordelaise ». Fabienne Buccio était entourée de ceux qui ont participé à son élaboration : Denis Malvy, responsable de l’unité des maladies tropicales au CHU de Bordeaux et membre du comité scientifique, Yann Bubien, directeur général du CHU de Bordeaux, Hélène Junqua, directrice générale adjointe de l’Agence régionale de santé Nouvelle-Aquitaine, Alain Anziani, président de Bordeaux métropole, et Pierre Hurmic, maire de Bordeaux.

« Agir sur les causes de l’épidémie, réduire les risques, affronter les conséquences » ont été les premiers mots de la préfète, qui a ensuite déroulé les décisions prises « dans le dialogue et la concertation ». En préambule, Hélène Junqua a rappelé la situation épidémique, avec un taux d’incidence en Gironde de 158,8 cas pour 100 000 habitants, « tandis que le taux d’alerte a été fixé à 50 pour 100 000 habitants ».

La Gironde et plus particulièrement Bordeaux font l’objet d’une surveillance particulière. Hausse des appels au SAMU, des admissions aux urgences pour suspicion de Covid-19, taux de dépistage positif qui a évolué de 1 % à 8 % en trois semaines, et nombre de patients en réanimation passé de 9 à 24 en une semaine… « Tous les signaux sont au rouge au CHU », a admis Yann Bubien. Avec une capacité de 180 lits de réanimation – « qui pourra monter à 300 lits supplémentaires » –, le service du CHU de Bordeaux est actuellement presque plein, avec des patients non Covid-19.

Les Journées du patrimoine annulées

Pour « renforcer et réguler l’offre de tests et mettre en œuvre plus effectivement la doctrine tester, tracer, isoler », Fabienne Buccio a indiqué que de nouveaux centres de dépistage seraient prochainement installés à Bordeaux, afin de réserver un accès immédiat aux malades, aux cas suspects symptomatiques et aux cas contacts, ainsi qu’aux publics prioritaires comme les soignants. Dans les Ehpad, le protocole de crise sera poursuivi et les visites seront limitées à deux personnes par semaine et par résident.

Très attendue sur le sujet des bars et restaurants, la préfète n’a pas souhaité avancer l’heure de fermeture, mais plutôt interdire la consommation debout ainsi que la diffusion de musique et la consommation d’alcool sur la voie publique. « Je préfère que les gens restent à l’intérieur du bar où ils seront bien gérés plutôt que dans la rue », a-t-elle expliqué. Les contrôles des mesures barrières dans ces établissements et dans la métropole seront accrus, avec l’appui de gendarmes mobiles et d’une unité de CRS détachée à Bordeaux pour les faire respecter.

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