Tour de France 2020 : Miguel Angel « Superman » Lopez se sent « comme à la maison » dans les Alpes – 20 Minutes

« Superman » ne tremble même pas face à un tyrannosaure. — Christophe Ena/AP/SIPA
  • Miguel Angel Lopez a été le grand bonhomme de la mémorable 17e étape du Tour de France, mercredi au sommet du col de la Loze.
  • Le coureur colombien, qui découvre la Grande Boucle à 26 ans, se montre épatant et a bien mérité d’intégrer le podium.
  • Celui-ci pourrait encore être le grand dynamiteur de la dernière étape alpestre, qui se conclura ce jeudi à La Roche-sur-Foron (Haute-Savoie).

De notre envoyé spécial au col de la Loze,

« C’est la plus belle victoire de toute ma carrière. » Miguel Angel Lopez est un homme de goût. Pour sa première participation au 
Tour de France, à 26 ans, le grimpeur colombien a choisi l’écrin le plus prestigieux pour y signer son premier succès mercredi. Dans 20 ans, son nom sera ainsi toujours accolé à l’entrée du déjà légendaire
col de la Loze dans l’histoire du Tour. Il fallait bien basculer en mode « Superman » pour se lancer dans un tel numéro jusqu’à ce sommet, à 2.304 m d’altitude, où la plupart des coureurs ont vécu « l’enfer » après cinq heures de course.

Ce surnom pas désagréable, Miguel Angel Lopez ne l’a pas glané grâce à une chevauchée folle sur son vélo, mais en repoussant en 2013 deux assaillants voulant lui voler son précieux biclou à Bogota. Le Colombien de poche (1,64 m) s’en est sorti avec une jambe droite touchée par deux coups de couteau, mais un vélo intact. Sept ans plus tard, le coureur Astana compte à son palmarès un podium sur le Giro et la Vuelta en 2018. Cette distinction lui tend aussi les bras sur la Grande Boucle depuis cette 17e étape, durant laquelle il a repris entre une et deux minutes à ses principaux rivaux (Porte, Landa, Yates et Uran) pour la troisième place.

« J’ai senti que la course changeait en arrivant dans les Alpes »

« Au départ, mon grand objectif pour mon premier Tour de France, c’était d’arriver à Paris et de me faire plaisir », indique-t-il timidement. Mais avec désormais près de deux minutes d’avance sur Richie Porte, il a clairement modifié son braquet dans cette troisième semaine. « J’ai senti que la course changeait en arrivant dans les Alpes, estime le Colombien. Je me sens mieux ici dans ce genre d’ascension, j’ai pu trouver de l’espace pour placer des attaques. »

Tourné vers l’offensive, Miguel Angel Lopez pourrait remettre ça ce jeudi lors du dernier défi alpestre, avec notamment au menu le plateau des Glières (sommet à 1.390 m, dont 6 km à 11,2 %), situé à 30 km de l’arrivée à La Roche-sur-Foron (Haute-Savoie). « Lorsque les cols sont à plus de 2.000 m, je me sens comme à la maison, quand je m’entraîne à 2.500 m d’altitude en Colombie », décrypte celui qui ne manque pas de donner « une mention spéciale » à son coéquipier Omar Fraile mercredi. Car côtoyer un super-héros semble inspirer toute l’équipe Astana dans les Alpes.

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