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Tuscon : le best seller de Hyundai

C’est sûr, vous croisez moins de Hyundai Tucson sur les routes françaises que de Peugeot 3008. Mais, outre le fait qu’il représente chez nous une part non négligeable des ventes de la marque (il a terminé 2ème en 2019 derrière le Kona dans l’Hexagone), ce SUV compact est surtout son best seller dans le monde. C’est donc peu dire que pour concevoir cette quatrième génération (la première a été lancée il y a seize ans déjà !), Hyundai a mis les petits plats dans les grands et a décidé de partir d’une feuille blanche avec notamment l’adoption d’une toute nouvelle plateforme “modulaire” récemment étrennée par le Santa Fe restylé. Du coup, le Tucson change vraiment du tout au tout…

Un style plus spectaculaire

Longtemps, Hyundai s’est cherché et a puisé ça et là son inspiration chez d’autres constructeurs. C’était notamment visible au niveau du design dont le premier objectif n’était pas de plaire mais plutôt de ne pas déplaire. Ce reproche, on ne peut plus le formuler à l’encontre des dernières créations de la marque, chose confirmé par ce nouveau Tucson. Avec son profil atypique, cette quatrième génération ne plaira certes pas à tous mais elle a le mérite d’interpeller. Cette volonté d’attirer les regards est aussi la mission à l’avant du spectaculaire éclairage diurne donnant l’impression que calandre et phares ne font qu’un. Enfin, le bandeau rouge à l’arrière (une marotte de style que l’on retrouve de Porsche à Seat) confirme que ce SUV n’est pas fait pour les timides. Notez que Hyundai annonce que ce nouveau Tucson inaugure le visage des futurs modèles maison.

Avec son profil atypique, cette quatrième génération du Hyundai Tucson ne plaira certes pas à tous mais elle a le mérite d'interpeller.
Avec son profil atypique, cette quatrième génération du Hyundai Tucson ne plaira certes pas à tous mais elle a le mérite d’interpeller.© Hyundai

Si à bord les designers ont davantage fait preuve de retenu, le poste de conduite témoigne aussi de la volonté de ne pas donner une impression de déjà vu, chose que l’on pouvait reprocher à la précédente génération. Entre le double bandeau aluminium ceinturant depuis les portières toute la planche de bord ou encore l’écran multimédia tactile (8 pouces en série, 10,25 en haut de gamme) intégré à la console centrale et non posé dessus comme cela se fait partout ces derniers temps, le coréen présente un univers qui lui est propre. Espérons toutefois que l’ergonomie n’ait pas été sacrifiée sur l’autel du tout tactile puisque même le bloc clim’ se passe de vrais boutons. A vérifier lors de notre futur essai…

Le poste de conduite du Hyundai Tucson (2020) témoigne aussi de la volonté de ne pas donner une impression de déjà vu.
Le poste de conduite du Hyundai Tucson (2020) témoigne aussi de la volonté de ne pas donner une impression de déjà vu.© Hyundai

Une nouvelle plateforme, plein de possibilités

Au delà du design, ce nouveau Tucson innove aussi côté technique grâce à sa plateforme inédite. Si Hyundai commercialisera une version longue notamment aux Etats-Unis, le modèle européen n’affiche heureusement pas un gabarit à l’américaine. Le faible accroissement de l’empattement (+1 cm soit 2,60 m) tout comme les cotes extérieures quasi inchangées (+ 2 cm en longueur et +1,5 cm en largeur soit respectivement 4,50 m sur 1,86 m hors rétros) font que ce SUV, produit en République Tchèque, reste adapté à nos contrées. L’adoption de ce nouveau châssis s’accompagne de la possibilité de choisir un amortissement piloté en option et surtout d’avoir l’embarras du choix côté moteurs. En effet, aux côtés des 1.6 essence (150 ch) et diesel (136 ch) d’office associés à de la micro-hybridation avec un réseau électrique en 48V, le second étant aussi disponible en quatre roues motrices et associé en série à une boîte à double embrayage DCT à set rapports, le Tucson va aussi être décliné en “vrai” hybride. La première version non rechargeable et disponible dès le lancement associe le 1.6 turbo essence à un moteur électrique (puissance cumulée 230 ch) pour donner le change au Toyota Rav4 (218 ch).

Une petite hausse de tarif ?

L’an prochain, avec l’adoption d’une plus grosse batterie (à priori d’une capacité de 13,9 kWh, comme le Santa Fe “plug-in”) logée sous la banquette arrière et d’un moteur électrique sur le train arrière permettant de bénéficier de quatre roues motrices, le Tucson passera à la version “plug-in” hybrid (265 ch) histoire de ratisser encore plus large. Commercialisé en fin d’année, le coréen n’a pas encore levé le voile sur ses tarifs. Toutefois, on peut parier que comme les modèles récents de la marque, ils soient en légère hausse d’autant que l’équipement sera à la page avec outre une connectivité permanente laissant la possibilité d’interagir avec sa voiture à distance ((de)verrouillage, niveau carburant), l’adoption comme dans la récentes Honda Jazz d’un septième airbag intégré sur le côté du dossier du siège conducteur censé limiter les risques de blessure avec le passager de droite en cas de choc latéral.

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