Transmission du Covid-19 : risques de contaminations, durée de contagion… Le point – Linternaute.com


Transmission du Covid-19 : risques de contaminations, durée de contagion... Le point

Le Covid-19 continue de se propager en France, mais aussi dans le monde entier. Avec les fortes chaleurs en ce mois de septembre, la transmission du virus peut être accélérée, selon certains spécialistes. D’autres éléments accentuent aussi la propagation de cette maladie. Voici le point complet sur la contagion du coronavirus.

[Mis à jour le 14 septembre 2020 à 14h10] Cela fait des mois que les scientifiques se questionnent sur la propagation de la pandémie de coronavirus. Si certaines pistes semblent se dessiner ou se confirmer, comme la contamination par l’air, d’autres sont toujours source d’interrogation, notamment lorsqu’il fait chaud. Les fortes températures en France à cette période de l’année ne sont pas habituelles. Elles sont 9°C à 14°C degrés au dessus des normales de saison. Lorsqu’il fait 30°C, il est logique que les gens transpirent, ce qui mène à des interrogations. Est-ce que les vagues de chaleur contribuent à la propagation du Covid-19 ? La sudation ne semble pas être un facteur de transmission du virus selon le porte-parole inter-fédéral Yves Van Laethem. “Pour la sueur, je ne sais pas si l’étude a été faite mais on ne voit pas comment ce serait possible, car le virus se transmet par voie respiratoire” a t-il précisé. “À ma connaissance, pour aucun virus, même Ebola, la dengue ou encore la grippe, la transpiration n’a été vectrice”, souligne t-il au micro de RTL Luxembourg.

Cependant, les vagues de chaleur ne font pas qu’accentuer la transpiration, mais aussi la respiration, ce qui peut profiter au virus. Avec ou sans masque, si une personne respire plus fort qu’à l’accoutumée, elle projette plus de gouttelettes par la bouche ainsi que par le nez. Il peut aussi résulter une perte d’efficacité pour le masque. En augmentant sa respiration de l’humidité est créée dans ce dernier, ce qui réduit considérablement ses capacités filtrantes. Il est donc préférable de le changer soit avant les quatre heures maximum, soit d’uniquement respirer avec son nez. Autre élément provoqué par une respiration intense, la tentation de retirer son accessoire hygiénique facial. L’infectiologue et praticien hygiéniste Stéphane Gayet, du CHU de Strasbourg, a indiqué au Parisien que “quand vous inspirez fort, vous vous rendez compte que le masque rentre dans votre bouche et vous ressentez une gêne.” Il ajoute que “le risque de manquer d’oxygène augmente et avec lui la tentation de retirer son masque ou de le soulever pour respirer plus facilement”.

Mardi 8 septembre sur France Inter, le ministre de la Santé Olivier Véran a fait le point sur la durée de contagiosité. “On est davantage contagieux dans les cinq premiers jours qui suivent les symptômes ou la positivité d’un test. Ensuite, cette contagiosité diminue de façon très importante, et au-delà d’une semaine, elle est très faible. Le principe de réalité fait qu’on constate qu’un grand nombre de Français ne respectent pas la quatorzaine. Quatorze jours chez vous, quand vous vous êtes tapé le confinement, on sait que c’est très compliqué. Donc il y aura une meilleure adhésion des Français à une période raccourcie, mais qui doit être absolument respectée pour limiter la contagiosité.”

Pour l’épidémiologiste du CHU de Bordeaux et membre du Conseil scientifique, Denis Malvy, la réduction de la durée d’isolement pour les “cas contacts” est donc justifiée. “On dispose de davantage de connaissances sur la durée de transmission du virus, donc il est possible de réduire la quatorzaine d’isolement strict concernant les patients ayant une forme initiale modérée et devenus rapidement asymptomatiques”.

“Plus contaminants après 7 jours”

Pourtant, cette mesure soulève des interrogations dans le milieu médical. “Sept jours, ce ne serait pas prudent” affirme l’ancien directeur de la santé William Dab dans les colonnes du Journal du Dimanche. Pour Patrick Vogt, médecin généraliste à Mulhouse, l’une des villes les plus touchées par le Covid-19, “le virus circule et il est très contagieux”. Il souligne au quotidien Ouest-France que “pour toutes ces questions de durée, cela reste le grand flou”. La période d’incubation, autrement dit le laps de temps entre la contamination et l’apparition de premiers symptômes, serait de trois à cinq jours selon le médecin. “En mars et en avril, on constatait déjà que la période d’incubation était courte : quand il y avait un malade dans une famille, le reste de la fratrie le devenait aussi au bout de trois à cinq jours, et les malades n’étaient plus contaminants environ sept jours plus tard. C’est ce qu’on voit aujourd’hui, avec les tests en plus”.

Cette potentielle réduction de la quatorzaine n’est pas applicable pour les patients positifs avec des signes de la maladie. “Dans ce cas, ce n’est pas la durée qui compte mais l’aspect clinique : tant que la personne a des symptômes (toux, diarrhée), elle est contagieuse” a déclaré Patrick Vogt.

Une étude de modélisation réalisée en Chine — publiée le 15 avril 2020 dans la revue Nature Medicine  — a conclu que l’infectiosité commence 2-3 jours avant les premiers symptômes du Covid-19. Le pic de contagiosité est 0,7 jour avant les premières manifestations du virus. De plus, 44% des cas secondaires sont infectés pendant la période pré-symptomatique.

Le Pr Antoine Flahault, Université de Genève, a assuré que plus les prodromes sont sévères plus le malade est contagieux. Dans les faits, les individus qui présentent peu ou pas de manifestations sont contagieux pendant 14 jours, ceux avec des symptômes modérés trois semaines et pour les plus gravement atteints 25 jours.

Les malades du Covid-19 ne sont pas tous contagieux selon des médecins américains

Le virus est très contagieux depuis son apparition en décembre 2019 à Wuhan, en Chine. Il se pourrait pourtant qu’il se transmette moins que ce que l’on pourrait penser. Le 29 août, le New York Times a révélé dans l’un de ses articles que les tests positifs au coronavirus ne devraient peut-être pas forcément l’être aux États-Unis. Le quotidien américain explique que “les tests standards diagnostiquent un grand nombre de personnes qui peuvent être porteuses de quantités relativement insignifiantes du virus”. Ces individus ne sont donc pas susceptibles d’être contagieux. Le mauvais point est que l’identification de ces derniers peut empêcher la recherche de patients malades, qui sont de potentiels “foyers” de contamination. Les chercheurs n’encouragent pas pour autant de faire moins de tests. Une donnée a, à la place, retenu leur attention. Des tests PCR similaires pour d’autres virus “indiquent une estimation approximative de la quantité de virus dans le corps du patient”, ajoute le New York Times. En fonction de cette information, il serait possible de déterminer si une personne infectée est contagieuse ou non.

“Le test PCR amplifie la matière génétique du virus par cycles ; moins il faut de cycles, plus la quantité de virus, ou charge virale, dans l’échantillon est élevée. Plus la charge virale est élevée, plus le patient est susceptible d’être contagieux. Ce nombre de cycles d’amplification nécessaires pour trouver le virus, appelé seuil de cycle, n’est jamais inclus dans les résultats envoyés aux médecins et aux patients atteints de coronavirus, même s’il pourrait leur dire à quel point les patients sont infectieux” a précisé le journal. Il a été dévoilé que trois ensembles de données de test, qui incluaient des seuils de cycle, ont été rassemblés par des responsables de New York, du Massachusetts, et du Nevada. Ils ont démontré que 90% des personnes testées positives au Covid-19 ne portaient en elles pratiquement pas de virus selon une revue du Times.

Pourtant, les laboratoires ne prennent pas en compte les quantités de virus chez les personnes testées. “Ce serait une information utile de savoir si quelqu’un est positif, s’il a une charge virale élevée ou une charge virale faible”, a déclaré Angela Rasmussen, virologue à l’Université Columbia à New York. Le nombre de personnes contagieuses et positives est donc plus faible que le nombre de positifs tout court.

L’expérience du car en Chine en dit long sur la contagion

Un autre élément a été découvert en Chine. Sur la base d’une expérience qui n’en était pas une initialement, difficile d’affirmer qu’il est impossible que le coronavirus ne se transmette pas par l’air. L’AFP rapporte ce mercredi qu’une étude sur un car chinois conforte cette thèse de transmission aérienne du virus. Nous sommes en janvier, le Covid-19 inquiète mais n’effraie alors pas encore la planète entière et surtout, les connaissances sur le sujet sont très limitées. Ce fameux car transporte 68 personnes à un événement bouddhiste dans la ville de Ningbo et parmi elles, un sexagénaire contaminé, que l’on appellera “cas index”, considéré comme tel après avoir été en contact, en amont du trajet, avec des habitants de Wuhan, berceau de l’épidémie.

Grâce à un article publié dans la revue médicale américaine JAMA Internal Medicine, qui a retrouvé la trace et interrogé les passagers du car, on apprend qu’un tiers de ces personnes ont été contaminées pendant le voyage, qui n’a duré qu’une petite heure et lors duquel le masque n’était pas de rigueur. Là où l’expérience devient vraiment intéressante, c’est lorsqu’est révélé la distance sur laquelle l’air contaminé par le cas index peut voyager dans l’habitacle. Alors que les gouttelettes, vectrices du Covid-19, ne retombent généralement pas plus loin d’un mètre de celui ou celle qui les expulse, les cas de contaminations du car chinois se sont avérées avoir été assis à des distances plus lointaines qu’un simple mètre du cas index.

Autrement dit, le virus a circulé de manière considérable dans le véhicule, dont la climatisation a pu favoriser les infections puisque l’air n’était pas renouvelé. “Cette enquête suggère que, dans des environnements clos où l’air est recirculé, le SARS-CoV-2 est un pathogène hautement transmissible”, écrivent les auteurs de l’étude. Voilà une démonstration de plus qui confirme que le port du masque, au minimum dans les endroits publics clos, paraît indispensable. 

D’après les informations disponibles sur le site du gouvernement, le Covid-19 “se transmet par les gouttelettes (sécrétions projetées invisibles lors d’une discussion, d’éternuements ou de la toux.” Un contact étroit avec un malade est nécessaire pour transmettre la maladie, il est notamment évoqué “le même lieu de vie, un contact direct à moins d’un mètre lors d’une discussion, une toux, un éternuement ou l’absence de mesures de protection.” 

Une équipe de l’Université du Nebraska (États-Unis) a réussi à faire se répliquer des particules de SARS-CoV-2 prélevées dans l’air. Cette première tend à prouver que le Covid-19 se transmet par des aérosols. Le compte-rendu de l’étude a été prépublié — sans relecture pas un comité scientifique — sur le site medrxiv.org, le lundi 20 juillet 2020. Pour arriver à ces résultats, les chercheurs ont prélevé l’air dans les chambres de cinq malades du Covid-19, alités, 30 cm au-dessus de leurs pieds environ. L’équipe de recherche a colleté des microgouttelettes de moins de cinq microns (1 micron équivaut à 0,001 mm) de diamètre contenant du virus. Les scientifiques ont isolé le SARS-CoV-2 et ont placé ce dernier dans un milieu spécial pour le faire se répliquer. Sur les 18 échantillons récoltés trois ont pu être répliqués avec certitude. Joshua Santarpia, professeur au centre médical de l’université du Nebraska, a expliqué à l’AFP que le virus “se réplique en culture cellulaire et est par conséquent infectieux.” La professeure Linsey Marr, spécialiste de la transmission aérienne des virus, a estimé sur Twitter que l’étude présentait “des preuves solides” de la transmission aéroportée. “Il y a du virus infectieux dans l’air. Reste à savoir quelle quantité il faut respirer pour être infecté”, a-t-elle ajouté. 

Récemment l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a reconnu que des preuves émergeaient sur la transmission par l’air du coronavirus. “Nous reconnaissons que des preuves émergent dans ce domaine et par conséquent nous devons être ouverts à cette possibilité et comprendre ses implications”, a déclaré Benedetta Allegranzi, une responsable de l’OMS, lors d’une conférence de presse virtuelle mardi 7 juillet. “La possibilité d’une transmission par voie aérienne dans les lieux publics, particulièrement bondés, ne peut pas être exclue. Les preuves doivent toutefois être rassemblées et interprétées”, a-t-elle poursuivi, recommandant le respect des distanciations et une ventilation efficace dans les lieux fermés. “Lorsque ce n’est pas possible, nous recommandons le port du masque”, a-t-elle ajouté. Ces déclarations font suite à l’alerte lancée dans la revue Clinical Infectious Diseases d’Oxford par 239 scientifiques.

La visière ne se substitue pas au masque

Une chose est sûre : il est primordial de respecter les gestes barrières afin de limiter la propagation du coronavirus. Le masque, désormais obligatoire dans de nombreuses grandes villes, ainsi qu’en entreprise ou encore dans les lieux publics tels que les magasins, accompagne désormais les Français au quotidien. Au-delà des masques, le port de la visière est également pratiqué. Mais il convient de faire attention : si cet objet en plastique permet peut-être de mieux respirer qu’un masque chirurgical ou en tissu, sa protection est limitée. Le gouvernement a d’ailleurs indiqué que l’usage de ces “écrans faciaux” pouvait être fait uniquement “en complément du port d’un masque”. Quant à elle, l’experte en risque biologique à l’INRS Myriam Bouslama précise qu'”il faut savoir que des études sur les visières montrent une efficacité uniquement lors de contacts très rapprochés”. Retrouvez ci-dessous les réponses détaillées à vos questions.

Dans le New England Journal of medecine, des chercheurs ont démontré que le Covid-19 perdurait quatre heures sur le cuivre et le métal, 24 heures sur du carton, trois jours sur du plastique, quatre jours sur le bois et l’acier, cinq jours sur du verre. De facto, les poignées de portes, les plans de travail et autres livres peuvent présenter des traces du virus. “Ces surfaces, ce sont les ‘fomites’ : tous les objets potentiellement porteurs de germes et qui peuvent poser des problèmes en matière d’hygiène dans la gestion du coronavirus”, expliquait dernièrement à 20Minutes Jocelyn Raude, enseignant-chercheur en psychologie sociale de la santé et des maladies infectieuses à l’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP).

Cependant, ces conclusions sont à nuancer. D’une part, la majorité de ces études se basent sur la projection de gouttelettes d’eau, fortement chargées de virus SARS-CoV-2, sur différentes surfaces avec l’aide d’un aérosol. De fait, la charge virale est bien inférieure hors expérience en laboratoire. Selon un article publié dans le Journal of Hospital Infection “en dessous de 10 000 particules, le virus résiste moins de 5 minutes, quelle que soit la surface.” D’autre part, la survie du virus n’induit pas nécessairement une contamination. La charge virale du virus “se réduit considérablement, jusqu’à 1000 fois “, a expliqué sur Twitter Angela Rasmussen, docteur en virologie au sein de l’Université de Columbia à New York.

Selon l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), ” la contamination d’un animal étant peu probable, la possibilité de transmission directe du virus par un aliment issu d’un animal contaminé a été exclue par les experts. ” En revanche, “une personne infectée peut contaminer les aliments en les préparant ou en les manipulant. ” Aussi, l’agence conseille de cuire la nourriture, a minima, pendant quatre minutes à 63°C.

Concernant une contamination par l’eau, le Centre d’information sur l’eau a certifié que “les différentes étapes de traitement protègent l’eau des virus, dont le coronavirus.” Plusieurs méthodes de désinfection “comme la chloration, l’ozonation, ou encore la désinfection par ultraviolets permettent d’éliminer tous les virus, dont le coronavirus.” Il est précisé que le “risque lié au Covid-19 en lui-même ne justifie pas de surchlorer.” Une étude espagnole a également rassuré les plus inquiets à ce sujet. Le CISC (Consejo Superior de Investigaciones Científicas), principal conseil de recherches du pays, a écarté la possibilité que le virus se développe dans l’eau de mer, mais également dans celle des piscine grâce à la présence de produits désinfectants comme le chlore. L’étude attire malgré tout l’attention sur le fait que la baignade dans des eaux douces naturelles comme des lacs ou rivières s’avère plus à risque. 

Selon une étude publiée ce jeudi 10 septembre par les autorités sanitaires américaines, les traçages de contacts dans quelques États américains ont mis en évidence que les bars et les restaurants étaient à l’origine de nombreuses contaminations au Covid. Pour arriver à cette conclusion, les autorités ont fait remplir des questionnaires à environ 300 personnes venues se faire tester en juillet dans 11 hôpitaux américains, et dont la moitié a reçu un test positif, et l’autre moitié un test négatif. Selon les résultats, les cas positifs étaient deux fois plus nombreux à être allés au restaurant que les cas négatifs, dans les deux semaines précédant les premiers symptômes. Si l’étude doit être confirmée, cela confirme que la contagion dans les restaurants est beaucoup plus importante notamment à cause du non port du masque.

Des doutes ont été émis sur une possible transmission par voie sexuelle et plus précisément par le sperme. Une étude chinoise, parue début mai dans le Journal of American Medical Association, évoque cette possibilité. L’expérimentation a été réalisée sur 38 sujets Covid+. Chez 16% des patients le sperme s’est révélé positif au virus. L’équipe de recherche a admis que  “s’il pouvait être prouvé que le SRAS-CoV-2 peut être sexuellement transmissible, ça pourrait être un élément essentiel dans la prévention du virus.” Les chercheurs ont estimé que “l’abstinence ou l’utilisation du préservatif peuvent être des moyens préventifs” pour les patients positifs. Les auteurs ont recommandé la tenue d’autres études cliniques.

Une étude française, publiée dans la revue scientifique Nature Communications, a confirmé la contamination intra-utérine au Covid-19. Pour ce faire, l’équipe de recherche a analysé le cas d’un bébé, de sexe masculin, né en France en mars et souffrant de symptômes neurologiques associés à la maladie. “Nous avons montré que la transmission de la mère au fœtus est possible via le placenta dans les dernières semaines de grossesse”, a expliqué à l’AFP le docteur Daniele De Luca, de l’hôpital Antoine-Béclère de Clamart (Hauts-de-Seine), auteur principal de l’étude. Après une batterie d’examens, il s’est avéré que la charge virale la plus importante a été trouvée dans le placenta. “Il est passé de là, à travers le cordon ombilical, vers le bébé, où il s’est développé”, a développé le docteur De Luca. La spécialiste a rappelé : “Le principal message pour les femmes enceintes reste d’éviter l’infection, par le lavage des mains et la distanciation sociale.”

Afin de pallier de possibles contagions, il faut respecter les gestes barrières et les règles d’hygiène traditionnelles. Du côté du Gouvernement français, on conseille également de désinfecter les surfaces. “En plus du nettoyage régulier, les surfaces qui sont fréquemment touchées avec les mains doivent être nettoyées et désinfectées deux fois par jour, notamment lorsqu’elles sont visiblement souillées. Il s’agit par exemple des poignées de porte, des boutons d’ascenseur, des interrupteurs d’éclairage, des poignées de toilettes, des comptoirs, des mains courantes, des surfaces d’écran tactile et des claviers”, est-il précisé sur le site dédié au coronavirus. Les objets digitaux et en particulier les smartphones sont particulièrement visés. Apple a d’ores et déjà conseillé de les nettoyer avec des désinfectants ou des lingettes à 70% d’alcool isopropylique. 

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) indique également que “si vous pensez qu’une surface peut être infectée, nettoyez-la avec un désinfectant ordinaire pour tuer le virus”. Le dosage de solvant recommandé est de quatre cuillères à café pour un litre d’eau. Il est conseillé de laver les draps et vêtements souillés à 60°C. Dans une page consacrée à la lutte contre les idées reçues sur le Covid-19, l’OMS indique par ailleurs que les “désinfectants à base d’eau de Javel ou de chlore, de solvants, d’éthanol à 75%, d’acide peracétique et de chloroforme” sont efficaces contre le virus. 

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