VIDÉO. Visite guidée dans la collection de voitures légendaires vendues par André Trigano dimanche – LaDepeche.fr

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L’ancien maire de Pamiers et ancien pilote, André Trigano, vend aux enchères ce dimanche une partie de sa collection de 170 voitures légendaires. Les visiteurs étaient nombreux ce vendredi lors d’une visite publique.

“Wow, dire que j’ai 400.000 € au bout du doigt”, plaisante une femme, en effleurant la carrosserie d’une Lamborghini 400 GT de 1963. Comme de nombreux visiteurs, elle est venue admirer la collection de 170 voitures d’André Trigano, l’ancien maire de Pamiers, en Ariège. Cette belle cylindrée d’un rouge profond est la pièce maîtresse de la vente aux enchères exceptionnelle qui se tiendra ce dimanche, dans le petit village de Gibel, à la frontière de la Haute-Garonne et de l’Ariège. “C’était la principale concurrente de Ferrari à l’époque, c’est une pièce introuvable aujourd’hui, d’autant qu’elle est de première main et n’a que 28 000 kilomètres au compteur”, précise Matthieu Lamoure, directeur général d’Artcurial, la société chargée de cette vente.

André Trigano, ancien pilote et figure politique ariégeoise, l’a achetée neuve et 1967 et a roulé à des vitesses très élevées (250 km/h) avec. L’autre bijou parmi ces innombrables voitures, c’est une 4L qui a été décorée par l’artiste Arman. “M. Trigano avait eu un coup de foudre et l’avait achetée aux enchères, peut-être un peu poussé par son fils galeriste à Paris”, ajoute le directeur général. Spitfire, Aston Martin, Rolls-Royce, Delage : l’ensemble de la collection était visible au public ce vendredi et le sera aussi ce samedi, avant la vente dimanche. Les visiteurs étaient déjà nombreux vendredi midi.

Plaisir des yeux et repérages

“Une collection de ce genre est rarement ouverte aux quatre vents, c’est une chance de pouvoir voir tout ça ici”, estime Bernard, 57 ans et ingénieur chez Airbus. Beaucoup sont venus pour le plaisir des yeux, mais certains font des repérages pour la grande vente. “Mon père a acheté une Coccinnelle, on l’a retapée ensemble et il me laisse la conduire, mais j’aimerais m’acheter ma voiture de collection à moi”, confie Guillaume, trentenaire, ingénieur automobile à Toulouse. D’autant que dans cette collection d’une remarquable diversité, on peut trouver la perle rare pour (quasi) toutes les bourses.

Accompagné d’un ami, Guillaume lorgne sur quelques modèles, notamment une Simca de 1952 vert bouteille estimée entre 3 000 et 5 000 € seulement. “J’adore rouler avec une voiture ancienne, pour le côté vintage et comme il n’y a pas d’électronique à l’intérieur, c’est plus simple à réparer, c’est de la mécanique de base, même s’il faut chercher des pièces”, ajoute-t-il. C’est sûr qu’être ingénieur automobile, ça aide. “Moi, j’ai un projet immobilier en ce moment, donc ce n’est pas le moment d’acheter une belle voiture, embraye son ami Thibault.  Mais je trouve ça ultra-enrichissant de se balader ici, les voitures d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir.”

Ventes aux enchères dimanche 13 septembre à 14 h , lieu-dit Auriol, à Gibel (Haute-Garonne), dans le Lauragais. Visites publiques ce samedi 11 h – 18 h et ce dimanche 10 h – 14 h.

Un cour d’histoire automobile

L’incroyable diversité de marques, de modèles et d’état de conservation font tout l’intérêt de cette collection. Parmi les plus anciennes, on retrouve la Ford T de 1919, un modèle légendaire. On remarque aussi la 4L R25 Limousine de Renault. Le président François Mitterrand se faisait d’ailleurs conduire dans une voiture blindée identique à celle-ci, de modèle Baccara puis Safrane.

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