Voitures électriques : le boum des immatriculations en France – Les Numériques

VIDEO // 198 % ! C’est le taux de croissance sur un an des immatriculations de voitures électriques en France en juillet et en août, selon les derniers chiffres de L’Avere-France. Depuis janvier 2020, 98 000 modèles électrifiés ont été mis à la route.

Les immatriculations de véhicules électriques et hybrides rechargeables ont bondi en juillet et août en France de 219 % par rapport à la même période un an auparavant, selon le baromètre de la mobilité électrique dressé par l’Avere-France. Si l’on prend les véhicules électriques uniquement, ce taux de croissance est de 198 %. Cela représente 15 572 voitures particulières en plus sur les deux mois. Ce bond est à mettre en perspective avec les chiffres globaux des immatriculations de véhicules en France, fournis par le CCFA. Sur le seul mois d’août, le marché a enregistré un recul de près de 20 %.

Depuis janvier 2020, il y a eu 98 000 immatriculations de voitures électriques particulières, soit près de 30 000 de plus que sur toute l’année 2019, ainsi que le précise l’association nationale pour le développement de la mobilité électrique. Et si on entre dans le détail, c’est la Zoe de Renault qui est la grande gagnante, avec 5452 immatriculations en juillet et août, devant la Peugeot E-208 (1962 exemplaires) et la Hyundai Kona (1300 exemplaires). Si la plupart des modèles du top 10 affichent des taux de croissance à deux ou trois chiffres, un seul est en recul, la Tesla Model 3, qui recule sur les deux mois de 27 %, avec 380 immatriculations. Selon le CCFA, le modèle de la marque américaine enregistre 3942 immatriculations de janvier à août 2020 quand la Renault Zoe est à 23 102 exemplaires.

La France arrive enfin en tête des pays européens, devant l’Allemagne et le Royaume-Uni, si l’on comptabilise les immatriculations de voitures électriques de janvier à juin.

Tesla face à la concurrence

L’Avere-France livre ses chiffres sans une once d’explication et de contextualisation. Il est bon de rappeler que ces bons chiffres sont à mettre au crédit de la politique d’aide à l’industrie automobile du gouvernement qui a revu à la hausse le bonus écologique et la prime à la conversion au printemps dernier, permettant au primo-accédant d’une voiture 100 % électrique de bénéficier d’une aide pouvant atteindre jusqu’à 12 000 €, pour un véhicule dont le tarif ne doit pas dépasser les 45 000 €. Ce qui peut expliquer en partie la contre-performance de Tesla (prix moyen d’une Model 3 de 64 000 €) qui a dû également faire face à des retards de livraison en raison de la crise liée à la Covid-19.

Mais la crise sanitaire n’explique pas tout. En effet, entre juillet 2019 et juillet 2020, les ventes de Tesla Model 3 se seraient effondrées de 94 % selon un rapport de SeekingAlpha, principalement en Europe du Nord (Norvège, Suède et Pays-Bas). Ces trois pays sont en quelque sorte le baromètre du véhicule électrique en Europe “où les parts de marché de ces derniers sont les plus élevées au monde, et où la concurrence est très forte”. (source Presse Citron)

Aujourd’hui, Tesla doit notamment composer avec une concurrence plus forte représentée par les Porsche Taycan, Audi e-tron, Polestar, Mercedes EQC, Kia e-Niro et autre Hyundai Kona. Et si Volkswagen a livré en priorité quelques 700 ID.3 en Norvège, ce n’est sans doute pas le fruit du hasard…

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